Justin Chapdelaine retrouve le Rouge et Or pour une troisième fois

À 25 ans, Justin Chapdelaine amorce sa carrière... (Le Soleil, Yan Doublet)

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À 25 ans, Justin Chapdelaine amorce sa carrière d'entraîneur avec les Dinos de l'Université de Calgary.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Hamilton) «Je me souviens du match de championnat, d'être allé à Toronto, du Skydome. À l'hôtel, je jouais avec les enfants de Blake Nill, le coach adverse! Et en rentrant à Québec, je me rappelle avoir vu le visage de mon père sur un panneau d'affichage. C'était gros!»

Justin Chapdelaine voudrait renier ses origines qu'il n'y arriverait pas. Elles lui courent après. Le fils cadet de Jacques Chapdelaine, premier entraîneur-chef à mener le Rouge et Or à la conquête de la Coupe Vanier, en 1999, retrouve le club de l'Université Laval en grande finale du football universitaire canadien, 18 ans plus tard.

Il est l'entraîneur responsable des receveurs de passes chez les Dinos de l'Université de Calgary. Le monde est petit. Le jeune homme de 25 ans croise le Rouge et Or sur sa route à un autre moment charnière de sa vie, le début de sa carrière de coach. Déjà la troisième fois.

D'abord à l'âge de huit ans, comme fiston du pilote de la première équipe francophone à soulever la Coupe Vanier. «On habitait Lac-Beauport. J'étais jeune, tu ne portes pas tellement attention à la vie du football parce que tu es un peu dans ton monde», a confié Chapdelaine au Soleil, vendredi, après l'entraînement de veille de match des Dinos au stade de Hamilton.

«Mais je me souviens que le championnat, ç'avait été un moment important pour mon père et pour le programme de football de l'Université Laval, qui a éclos», a-t-il expliqué.

Après Québec, Chapdelaine père est parti pour l'Ouest et la Ligue canadienne, à Calgary, Vancouver, Edmonton et encore Vancouver. «Ma mère est une sainte d'avoir suivi mon père comme ça», dit-il. «C'était notre vie, on l'acceptait. Comme enfant, c'était plaisant d'arriver dans un nouvel endroit et de démarrer une nouvelle vie, même si on recherchait une certaine stabilité.»

D'abord versé dans le basketball, il a commencé à jouer au football à Calgary. Mais c'est en Colombie-Britannique, alors que la famille habitait Abbotsford, ville frontalière avec l'État de Washington, que junior a vraiment eu la piqûre.

La forte culture du sport universitaire américain l'a happé de plein fouet. «Je regardais les matchs de football de la NCAA et je voulais faire partie de cette culture, de cette atmosphère remarquable.» Sa soeur a joué au basket à l'Université de l'Oregon. Lui a dû se contenter de l'Ontario, l'Université Queen's, choix qui a ensuite tracé sa voie.

Année recrue comme réserviste au quart-arrière finissant étoile Danny Brannagan, match de demi-finale canadienne contre le Rouge et Or. Puis match de la Coupe Vanier gagné à Québec... contre Calgary. Tout est dans tout.

Faire ses classes

Aujourd'hui coordonnateur à l'attaque des Dinos, Ryan Sheehan travaillait à l'époque avec Queen's sous les ordres de son père, Pat Sheehan. Après deux ans aux côtés de son propre père à Simon Fraser (2014, NCAA) et en Sasktachewan (2015, LCF), Justin Chapdelaine a appelé Sheehan fils, l'hiver dernier.

«Ç'a fonctionné et me voilà entraîneur à temps complet avec les Dinos!» se réjouit Chapdelaine, convaincu de vouloir faire carrière dans le métier. «Je fais mes classes. J'ai acquis beaucoup de connaissances de mon père et des entraîneurs qui sont ici, surtout un gars comme Tom Higgins [ex-pilote des Alouettes de Montréal], qui a beaucoup d'expérience. Je coache et j'apprends en même temps. J'espère diriger ma propre attaque un jour, que ce soit à la Coupe Vanier, la Coupe Grey ou au Super Bowl!»

Avec le paternel comme patron? «J'adorerais retravailler avec mon père, on se fait confiance. Je suis fier de ce qu'il a réalisé, il a tellement fait pour le football canadien. Si je peux devenir la moitié de l'homme qu'il est, ça ferait mon bonheur», conclut-il à propos de celui qui est devenu cette année le premier francophone à remporter un match dans la LCF comme entraîneur-chef et pourrait continuer de tenir la barre des Alouettes en 2017.

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