Deux vieux ennemis à la Coupe Vanier

Le 123e et dernier match de la saison oppose de vieux ennemis que le... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le 123e et dernier match de la saison oppose de vieux ennemis que le Canada sépare et que le football universitaire réunit. Samedi, dès 13h, le Rouge et Or et les Dinos de Calgary s'affrontent dans un troisième match de la Coupe Vanier, cinquième duel de novembre et septième face-à-face en moins d'une décennie. Les gars de Québec ont toujours eu le dessus. Mais c'est leur premier rendez-vous en terrain neutre, la grise Hamilton qui s'illuminera le temps d'un après-midi.

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Hugo Richard et Jimmy Underdahl, respectivement les quarts-arrière du Rouge et Or et des Dinos

Infographie Le Soleil

«Voir ce qu'ils ont dans le ventre»

Glen Constantin doute de l'avantage que confère la présence de plusieurs joueurs actuels des Dinos au dernier choc entre les deux équipes, à la Coupe Vanier d'il y a trois ans. «Ces joueurs-là n'étaient pas sur le terrain, en 2013, alors on va voir ce qu'ils ont dans le ventre», a lancé le patron du Rouge et Or, vendredi, au terme du dernier entraînement des siens avant le grand jour.

Pas moyen de vraiment évaluer l'adversaire avant de le voir en action, en vrai. Ça se passe samedi dès 13h, sur le terrain du Tim Hortons Field. Constantin concède néanmoins que sur les trois grandes finales jouées l'un contre l'autre, c'est cette année que les Dinos risquent d'être le plus menaçant dû au manque d'expérience dans le camp lavallois.

Après Montréal et Laurier, les récentes victimes du Rouge et Or, voilà qu'on n'en a que pour la défensive de Calgary. Le pilote de l'UL identifie l'ailier défensif Connor McGough comme principal danger pour le quart-arrière Hugo Richard.

Dans les dernières semaines, celui-ci a ajouté dans son carquois une flèche qu'il possédait déjà : la possibilité de courir. Mais avec des jeux dessinés pour ce faire, ce qui était rarement le cas avant. «J'adore courir, que ce soit planifié ou pas. Mais Justin [Ethier le coordonnateur offensif] ne veut pas appeler ce genre de jeux à outrance et je suis d'accord avec ça», affirme Richard.

«Juste le fait qu'on ne rencontre pas une équipe de l'Ontario, ça va nous aider pour l'appui de la foule», a indiqué Constantin, dans les derniers jours. En plus des dévoués partisans venus de Québec, il compte sur l'appui des amateurs de Hamilton qui voudront encourager l'alma mater de certains anciens, actuels et futurs joueurs des Tiger-Cats de l'endroit.

Depuis que Constantin occupe la chaise d'entraîneur-chef, en 2001, ses hommes n'ont pas passé plus de deux ans sans gagner la Coupe Vanier, ce qui en fait le programme le plus décoré de l'histoire avec huit titres. Mais champions ou pas, ils rentreront à la maison en avion, samedi en milieu de soirée, à l'aéroport Jean-Lesage.

Profiter des rares ouvertures

Wayne Harris ne se conte pas d'histoires. Des chances, ses Dinos n'en auront pas à la pelle contre le Rouge et Or. «Il faut profiter des ouvertures, parce qu'ils ne t'en donneront pas beaucoup», constate le pilote de Calgary et deuxième du nom, feu son père ayant été un secondeur étoile des Stampeders dans la LCF durant les années 60.

Le fils de Wayne Harris fils, James Harris, fait aussi partie du personnel d'entraîneurs des Dinos comme responsable des secondeurs. «Ils peuvent t'attaquer de tellement de façon!» poursuit Harris le chef, à propos de ses rivaux de samedi.

«Si tu laisses leur front offensif contrôler la ligne de mêlée, tu te mets dans le trouble parce qu'ils ont des bons porteurs et un super quart-arrière qui peut passer long, court et courir. On n'a pas la plus grosse défensive, mais notre vitesse constitue notre principale force», analyse-t-il, soulignant que quatre de ses cinq demis défensifs étaient là en 2013 lors du dernier match entre les deux équipes.

En attaque, le retour au jeu du quart-arrière Jimmy Underdahl fournit une bonne dose de leadership à ses troupes, estime Harris. Underdahl l'a démontré la semaine passée en venant en relève pour une deuxième demie du tonnerre. Pas impossible de revoir les deux pivots en action, selon l'allure du match, alors que le Montréalais Adam Sinagra, plus inexpérimenté, a été loin de mal faire en remplacement.

Au total des trois rencontres éliminatoires des Dinos, deux et demie sous la gouverne de Sinagra, l'attaque a explosé avec près de 1497 verges et 143 points pour écarter Saskatchewan, UBC et St. FX, des formations toutefois classées aux 9e, 11e et 10e rangs canadiens au 1er novembre. De son côté, Laval a récolté exactement le même nombre de verges offensives dans les trois dernières semaines pour une production de 95 points, mais aux dépens Concordia (13e), Montréal (2e) et Laurier (5e).

Soulignons finalement que depuis le début de la présente campagne, les Dinos accordent en moyenne 100 verges de plus par la passe par rencontre que le Rouge et Or.

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