«Chapeau à Laval»

La route des Golden Hawks de Wilfrid-Laurier vers... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

La route des Golden Hawks de Wilfrid-Laurier vers la Coupe Vanier s'est arrêtée au PEPS de l'Université Laval, où ils ont été battus 36-6 par le Rouge et Or.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les Golden Hawks de l'Université Wilfrid-Laurier avaient fait leurs devoirs en analysant les précédents matchs du Rouge et Or. Mais à leur grande surprise, le quart-arrière  Hugo Richard a couru plus souvent qu'ils ne le pensaient.

«La capacité d'Hugo de courir avec le ballon en début de match a été un fait marquant. Ils ont montré ce à quoi on s'attendait, mais Hugo a été très efficace sur le jeu au sol», a avoué l'entraîneur-chef des visiteurs ontariens, Michael Faulds, après la défaite de 36-6, samedi au PEPS.

Il aurait aimé que son club dispute un meilleur match pour cette première participation à une demi-finale canadienne depuis 2005. «On aurait pu mieux jouer, on pensait que notre exécution serait plus à point, mais ça n'enlève rien à Laval qui a disputé un très fort match. Le Rouge et Or forme un très bon club de football, ils ont été efficaces sur les deux fronts, alors ça devient difficile de bloquer toute la journée», a résumé l'ancien quart-arrière.

Selon Faulds, aucune défensive au pays n'est aussi forte que celle de l'UL. «Nous n'avons pas obtenu assez de premiers essais pour sortir leur offensive du terrain, on devait faire mieux. Même si nous avons manqué un peu d'exécution, échappé quelques passes et lancé des ballons errants, il faut donner une tonne de crédit à Laval. Ce n'est pas comme si nous étions nerveux, mais nous n'avions aucune marge d'erreur.»

Il a constaté que le mandat était de taille dès le premier quart. «Ils ont réussi un touché, on n'a pas répliqué, ils sont revenus avec un autre, c'était 14-0. On aimerait tout apprendre du même coup, mais ce fut une expérience enrichissante qui nous servira, l'an prochain. Nous avons remporté le championnat de l'Ontario, on aurait aimé poursuivre notre route, mais on peut être fier de ce qu'on a fait...»

Pas de larmes

Sur le terrain, pas de larmes. De la déception, certes, mais surtout une satisfaction du chemin parcouru depuis quelques saisons.

«En 2013, lorsqu'on m'a recruté, nous avions terminé avec une fiche de 1-7. À l'extérieur de l'équipe, personne ne croyait en nous. Là, nous étions à la Coupe Uteck, ce n'est pas rien. Il ne nous reste qu'un pas à franchir», estimait le joueur de ligne défensive, Kwaku Boateng.

Pour cela, il leur faudra surmonter une montagne qui semble infranchissable : celle du Québec! «C'était la première fois qu'on jouait un vrai match contre Québec, on va conserver la vidéo. Dans notre livre, nous avons la meilleure défensive au pays, mais on ne l'a pas montré»,  a constaté le vétéran de quatre saisons.

«Le système offensif de Laval est simple, mais il est réglé comme une horloge», a ajouté Boateng. «La qualité de leur exécution m'a impressionné. Leur attaque a été phénoménale en première demie, on ne pouvait pas rivaliser avec eux. Leurs appels étaient parfaits, on aurait qu'ils savaient ce qu'on allait faire. On a réussi à la ralentir un peu en deuxième demie, mais il était trop tard. Chapeau à Laval.»

Faubert-Lussier comme guide

Félix Faubert-Lussier a disputé son dernier match au PEPS de sa carrière. Le numéro 21 a fait ses adieux aux partisans de façon admirable en produisant 16 des 36 points des locaux. Un touché, quatre transformations et deux placements pour le receveur et botteur de précision. «C'est moins émotif que la semaine passée quand on a battu Montréal dans une fin dramatique, mais c'est quand même spécial de finir ça avec une victoire sur notre terrain et s'en aller à la Coupe Vanier», a-t-il commenté. Faubert-Lussier a déjà deux bagues de la Coupe Vanier, souvenirs des triomphes de 2012 et de 2013. Il tentera d'en ajouter une troisième samedi prochain à Hamilton contre les Dinos de Calgary, victorieux  50-24 de X-Men de StFx. «C'est à mon tour de guider les plus jeunes et de leur montrer la façon de faire pour se rendre jusqu'au bout. S'ils font les choses de la bonne manière, ce sera des semaines dont ils se souviendront toute leur vie», insiste celui qui est revenu chez le Rouge et Or pour une cinquième et dernière campagne à la suite d'une blessure subie dans un camp de la LCF. Au printemps dernier, il a été repêché par les Tiger-Cats de Hamilton, ville où il retourne pour tenter d'encore soulever la Coupe Vanier. Olivier Bossé

«Félix est dans une zone»

L'entraîneur-chef Glen Constantin dit qu'il n'aurait «pas pu espérer mieux» de son receveur Felix Faubert-Lussier, devenu aussi botteur, dans la rencontre de samedi. De son côté, le coordonnateur offensif du Rouge et Or estime que «Félix est dans une zone, en ce moment». «Il est passé sous le radar la semaine passée à Montréal à cause des exploits de Jonathan [Breton-Robert], mais il avait joué un grand match. Il joue comme un gars de cinquième année, comme un vétéran qui comprend tout ce que ça prend pour aller au bout. Des gars de même, ça calme tout le monde autour», se réjouit Justin Ethier. À ses 440 verges en 30 attrapés durant la saison régulière s'ajoutent 228 verges sur 15 ballons captés en éliminatoires pour une moyenne avoisinant 15 verges de gains par passe saisie.  Olivier Bossé

Partager

À lire aussi

  • Comme Mathieu Bertrand en 1999...

    Football

    Comme Mathieu Bertrand en 1999...

    Dimanche, il visionnait des vidéos du prochain ennemi. Lundi matin, il a rappelé Le Soleil à 8h30, depuis son bureau, au PEPS. Contrairement... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer