Le quart Knevel ne devait jamais rejouer...

Le quart-arrière Michael Knevel a eu besoin de... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le quart-arrière Michael Knevel a eu besoin de deux ans et de deux opérations pour se remettre d'une blessure au poignet droit.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Michael Knevel ne devrait pas être à Québec, cette fin de semaine. L'hiver passé, les médecins lui ont dit qu'il ne rejouerait sans doute jamais au football. Le quart-arrière a non seulement déjoué les pronostics, mais il a mené les Golden Hawks de Wilfrid-Laurier à une improbable victoire dans le match de championnat de l'Ontario, samedi dernier.

«C'est surréel!» a admis Knevel, vendredi midi, à la veille du match de la Coupe Uteck contre le Rouge et Or. «J'étais juste content de rejouer. De gagner la Coupe Yates et d'être nommé joueur le plus utile du match, c'est un bonus. Comme être ici et jouer contre Laval.»

Le colosse de 6'5'' et 220 livres écoule sa quatrième année à Laurier, mais n'en sera qu'à son huitième départ. À sa deuxième saison, une blessure au poignet droit subie à l'entraînement a réduit le flux sanguin vers sa main. À Noël l'an dernier, il avait peine à tenir un ballon. Deux opérations et près de deux ans pour s'en remettre.

Ses sensations étaient pourtant revenues au printemps. L'entraîneur Michael Faulds l'a néanmoins relégué au rôle de réserviste à Julien Jones, en début de campagne. Puis Knevel a pris les commandes au troisième match et n'a jamais plus regardé en arrière.

«Sa plus grande qualité, c'est son calme. Il n'est jamais nerveux», assure Faulds. «Et la force de son bras, il peut faire n'importe quelle passe», indique le coach, qui le croit même meilleur qu'avant.

La Bénédiction et le mauvais sort de Boateng

En défensive, Laurier compte sur Kwaku Boateng, classé deuxième meilleur espoir en vue du prochain repêchage de la LCF. À la fois une bénédiction et un mauvais sort, croit le sympathique ailier défensif , qui n'est pas parent avec le sauteur en hauteur du même nom qui a participé aux JO de Sydney, en 2000.

«Durant la saison, les autres équipes m'ont couvert en double et même en triple, alors c'est plus dur de réussir de gros jeux. Sauf que pendant ce temps, mes coéquipiers vous font payer. Samedi, ça dépendra de ce que Laval veut faire. Je préfère être à un contre un ou ne pas être couvert du tout, mais on verra!» s'exclame-t-il en riant un bon coup, sachant qu'il ne peut qu'en rêver.

Un Rouge et Or plus soudé

«Depuis mes trois années ici, c'est la première équipe que je vois aussi soudée, aussi proche. Que ce soit de recrue à vétéran ou de cinquième à première année, il n'y a pas vraiment de différence dans les relations entre les joueurs. Tout le monde est vraiment une seule équipe», affirme le quart du Rouge et Or Hugo Richard. La participation aux demi-finales canadiennes s'avère d'ailleurs une nouvelle expérience pour la majorité des footballeurs de l'Université Laval.

«C'est un nouveau territoire, une nouvelle aventure pour moi, mais on est entourés de gens qui connaissent ce genre de situation», explique Richard, à propos du personnel d'entraîneurs expérimentés. Il s'agit d'une 14e participation (9-4) pour le Rouge et Or, qui n'a jamais perdu une demi-finale canadienne à domicile (6-0). Laurier est 4-4 dans son histoire, 3-4 à l'étranger.

Les placements à Faubert-Lussier

Félix Faubert-Lussier est le botteur de précision de confiance du Rouge et Or. Après cinq placements ratés la semaine passée, Dominic Lévesque cède sa place au receveur de passes.

Lévesque s'occupera des bottés d'envoi et de dégagement, samedi, dans la demi-finale canadienne qui oppose le Rouge et Or aux Golden Hawks de Wilfrid-Laurier. Les placements et les convertis d'après-touchés incomberont à Faubert-Lussier, jusqu'à nouvel ordre.

«Là-dedans, il faut protéger Dominic, mais aussi les 47 autres joueurs», a résumé l'entraîneur-chef Glen Constantin, vendredi midi, pour justifier la décision prise de concert avec le coordonnateur des unités spéciales, Mathieu Bertrand.

Dans la victoire in extremis à Montréal samedi dernier, Lévesque a peiné sur le terrain du CEPSUM, et pas qu'un peu. Cinq tentatives de placement de 16, 29, 35, 45 et 40 verges loupées les uns après les autres en deuxième demie. Il en avait réussi un de 18 verges, au deuxième quart. Gardez en tête qu'il en avait raté 4 sur 14 en saison régulière. Mais surtout que l'an passé, son éventuel placement victorieux a été bloqué en finale du Québec et qu'il y a deux ans, il avait échoué sur quatre placements en finale du Bol d'or de première division collégiale.

«Si mon numéro est appelé, je vais être heureux de livrer la marchandise», a commenté le vétéran Faubert-Lussier, avec son calme habituel. «Je ne suis pas trop inquiet», a poursuivi celui dont le principal rôle était jusque-là celui de demi inséré. En 10 matchs jusqu'ici cette saison, il a capté 41 ballons pour 582 verges de gains et 3 touchés.

Blessé en bottant

C'est en bottant que Faubert-Lussier s'est blessé à une hanche, en juin dernier, à son premier camp professionnel avec les Tiger-Cats de Hamilton (LCF). Donc la principale raison de son retour dans les rangs universitaires pour une cinquième et dernière campagne.

Sa dernière prestation en situation de match remonte à août 2014, en rencontre présaison. «On n'attend pas de moi que je sauve l'équipe. Il pourrait y avoir une certaine nervosité, mais il ne faut pas que ça influence l'autre volet de mon travail avec l'attaque», analyse celui dont le plus long essai à l'entraînement cette semaine a été de 37 verges.

Les ressemblances avec 2004 s'accumulent. Écarter Concordia en demi-finale, battre les Carabins à Montréal, Laurier en demi-finale canadienne et maintenant un receveur comme botteur. En 2004, Matthew Leblanc avait assuré le coup de pied durant le match de la Coupe Vanier gagné 7-1, à Hamilton, lieu de l'ultime affrontement du 26 novembre prochain.

NOTES : Le botteur issu du Campus Notre-Dame-de-Foy David Côté est dans la mire du R et O pour l'an prochain... Le receveur Étienne Moisan revient au jeu samedi et le joueur de ligne offensive Pierre-Karl Lanctot obtient le départ à la place de Francis Chabot, blessé.

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