Les contraires s'attirent

Michael Faulds, entraîneur-chef des Golden Hawks, et Glen... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Michael Faulds, entraîneur-chef des Golden Hawks, et Glen Constantin, du Rouge et Or

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) À première vue, le match de la Coupe Uteck oppose deux adversaires qui n'ont rien en commun, samedi (12h30) au PEPS. Grosse puissance contre petit programme : coach d'expérience contre nouveau venu. Mais le monde du football est petit. Les pilotes du Rouge et Or et des Golden Hawks de Wilfrid-Laurier se connaissent depuis une quinzaine d'années. Chaque camp s'inspire de l'autre. Mais ils se battent maintenant pour participer à la 52e Coupe Vanier. Et ne se feront pas de quartier.

À La Mecque

Non seulement les Golden Hawks en sont à leur première présence en 11 ans en demi-finale canadienne, mais les champions de l'Ontario affrontent en plus un rival qui n'a manqué le carré d'as que deux fois durant cet intervalle.

«Nous jouons dans La Mecque du football universitaire canadien, pas de doute», reconnaît l'entraîneur-chef Michael Faulds, qui a disputé trois rencontres présaison au stade du PEPS comme joueur en 2007, 2008 et 2009. C'était avant les agrandissements, qui rendent l'endroit encore plus impressionnant.

Ses hommes feront face à beaucoup d'adversité, samedi. Il le sait et eux aussi. Vendredi, 10 000 billets avaient déjà été vendus et la météo s'annonce clémente. «Avec 15 000 à 18 000 spectateurs qui soufflent dans tous les cloches, trompettes et sifflets imaginables, ce sera imposant pour nos joueurs, mais nous avons vraiment un groupe de joueurs très résilient.»

Faulds en a eu la meilleure preuve la semaine dernière. Sa troupe a échafaudé la plus importante remontée en 109 ans d'histoire de la Coupe Yates. Vingt-quatre points sans réplique dans les huit dernières minutes pour l'emporter 43-40, à Western. «C'est sûr qu'à 40-19, tu évalues tes chances de gagner de faibles à nulles. Mais il n'y a pas d'adversité plus dure qu'une saison de 1-7, ce que nos gars ont traversé il y a à peine trois ans. À partir de là, rien n'est insurmontable.»

Le jeune patron de 33 ans se réjouit de compter sur un alignement en santé. Les cinq membres de sa ligne offensive n'ont pas bougé depuis le match d'ouverture, il y a 12 semaines. Un front offensif essentiel à la bonne tenue du jeu au sol, principale arme offensive des Hawks. Qui a tendance à s'équilibrer davantage avec l'éclosion du quart-arrière Michael Knevel, pivot de quatrième année qui n'en sera pourtant qu'à son huitième départ universitaire.

La défensive constitue l'autre force de Laurier, qui a empilé 41 sacs et causé 36 revirements depuis septembre. Des chiffres à prendre avec un grain de sel, considérant que les Hawks ont affronté Waterloo, Windsor, York et Toronto en saison, les quatre pires équipes en Ontario.

Sous le radar

Dans l'oeil du cyclone pendant 11 ans de suite comme champion du Québec, le Rouge et Or profite d'une accalmie après deux ans de règne des Carabins. «On est restés sous le radar toute l'année ou presque», a commenté l'entraîneur-chef Glen Constantin, lors de la conférence de presse officielle de vendredi midi.

«Ç'a été bon que l'attention n'était pas sur nous, de ne pas devoir faire ci ou devoir faire ça. Quand c'était le temps de le faire, on l'a fait. Il y a quelques années, j'ai senti qu'on ne jouait pas pour gagner, mais plus pour ne pas perdre. Cette fois, on va être la meilleure équipe qu'on peut être dans le contexte. Et tant qu'à être là, on va gagner», indique le coach.

Constantin en est à sa 16e campagne à la barre de l'équipe, 12 de plus que son rival Michael Faulds à Laurier. Près d'une vingtaine d'années séparent les deux hommes de football.

Constantin a connu Faulds à l'école secondaire. Le jeune quart-arrière prenait part au camp estival de l'Université Michigan, où Constantin travaillait comme entraîneur invité. Encore réunis en 2003 au sein d'Équipe Canada, puis comme adversaires à la Coupe Vanier de 2008.

«Ça me vieillit un peu!» lance Constantin. «Mais je suis content de pouvoir inspirer un jeune coach comme lui. Je suis très fier de ce qu'il a accompli et en fais un grand allié dans le football de haut niveau. Il n'accepte pas la complaisance. Même s'ils sont petits, je n'entends jamais personne de Laurier se plaindre. Ils se roulent les manches et ils travaillent.» 

Petit programme, mais grosse équipe. Recrutement efficace sur le territoire très compétitif de la région torontoise. «Et c'est beau avoir le talent, mais après, c'est aussi comment tu le gères», poursuit Constantin, soulignant que sur le plan athlétique, les Hawks se comparent aux Carabins, ou même mieux.

Une solide unité défensive avec les cousins Godfrey et Nakas Onyeka aux postes clés de demi de coin et de secondeur du côté court, en plus de l'excellent ailier défensif Kwaku Boateng, sur la ligne.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer