Deux jeunes joyaux

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Jonathan Breton-Robert (87) et Marc-Antoine Pivin (10) ont récolté à eux deux près de la moitié des quelque 1000 verges offensives amassées en deux rencontres éliminatoires par le Rouge et Or.

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(Québec) Jonathan Breton-Robert a revu son attrapé miraculeux. Plus d'une fois. «J'essayais de comprendre comment j'avais fait!» s'esclaffe le receveur recrue du Rouge et Or, dont la célébrité a grimpé en flèche depuis samedi dernier.

Tellement qu'il songe maintenant à se couper des médias sociaux. «Tout le monde m'en parle! C'est vraiment l'fun. C'est bien de revoir ce qu'on a fait dans le passé, mais le plus important, c'est le prochain match où il faut essayer de performer autant», a affirmé Breton-Robert, jeudi, au terme du dernier entraînement complet avant la demi-finale du football universitaire canadien de samedi, au PEPS, contre Wilfrid-Laurier.

Dans la dernière minute du match de samedi dernier à Montréal, le petit 87 a d'abord saisi une passe de 47 verges du bout des doigts en plongeant vers l'arrière. Un mémorable attrapé de haute voltige qui passera à la postérité. D'autant plus que trois jeux plus tard, Breton-Robert se transformait en quart-arrière pour réussir un jeu truqué et le touché victorieux.

Rare de voir un joueur de première année occuper un rôle aussi crucial dans des moments aussi décisifs. La semaine précédente, en demi-finale de conférence, c'était au tour d'un autre receveur de passes recrue, Marc-Antoine Pivin, le numéro 10, de mener l'attaque aérienne de l'Université Laval.

Rôle plus important

À eux deux, Breton-Robert et Pivin ont récolté près de la moitié des quelque 1000 verges offensives amassées en deux rencontres éliminatoires par le Rouge et Or jusqu'ici. Deux recrues!

«C'est sûr qu'on n'aurait pas pu prédire ça en début de saison», admet d'emblée Pivin. «Notre rôle a grandi au fur et à mesure que la campagne avançait. Et en entrant dans un match, tu ne sais jamais si le ballon viendra vers toi. C'est une question de jeux appelés, mais aussi de situations.»

«Il y a du stress, mais tu ne penses pas à ce qui entoure le match», ajoute Breton-Robert. «Tu penses juste à exécuter, exécuter. Quand notre nom a été appelé, on a juste performé. C'est sûr qu'on est excités par les circonstances, mais ça n'empêche pas de faire des jeux comme celui-là.» Visiblement pas.

Le duo de receveurs recrues s'accapare jusqu'ici 51 % (25/49) des passes captées par le Rouge et Or en séries cet automne et 57 % (457/796) des verges aériennes gagnées. Mais le voyage n'est pas terminé, la destination pas encore atteinte.

«Le but ultime ici, à l'Université Laval, ce n'est pas une Coupe Dunsmore», insiste Pivin. «C'est plus haut que ça, c'est la Coupe Vanier. Alors c'est plus facile de revenir sur terre quand tu vises ton objectif. Les vétérans nous l'ont bien fait comprendre dès le début de la saison. Comme ils disent, les yeux sur la cible et on continue.»

Soulignons que le Rouge et Or a passé le ballon davantage en ronde éliminatoire qu'en saison, 63 % de jeux aériens au cours de leurs deux dernières sorties contre 53 % dans les huit matchs réguliers.

Devenu demi inséré partant en remplacement de Benoît Gagnon-Brousseau, Breton-Robert devient maintenant difficile à sortir du terrain malgré le retour au jeu de Gagnon-Brousseau après cinq matchs ratés pour blessure.

Foule de notes pour les Hawks

Levondre Gordon et ses coéquipiers de l'offensive des... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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Levondre Gordon et ses coéquipiers de l'offensive des Golden Hawks de Wilfrid-Laurier se sont entraînés au son de la musique jeudi pour reproduire, dans une certaine mesure, la bruyante foule du PEPS.

Le Soleil, Yan Doublet

De la grosse musique un jeudi soir au stade de l'Université Laval? Les Golden Hawks de Wilfrid-Laurier sont bel et bien arrivés!

Pas que les champions de l'Ontario voulaient transformer le PEPS en piste de danse, pour leur premier entraînement à Québec. Plutôt se délier les jambes après 10 heures d'autocar et se donner une petite idée de ce qui les attend samedi après-midi dans la bruyante enceinte qui accueillera le match de la Coupe Uteck, entre le Rouge et Or et les Hawks.

L'entraîneur-chef Michael Faulds admet que la foule n'est rien que l'on puisse reproduire avec des haut-parleurs, même si son attaque a répété le compte silencieux toute la semaine à Waterloo.

«Notre grosse victoire de la semaine passée nous permet d'arriver ici avec un bon élan. Ça va nous aider contre une bonne équipe comme Laval», a pour sa part indiqué le porteur de ballon Levondre Gordon, auteur de 164 verges de gains et un touché à son premier départ, samedi dernier. Il remplace le vétéran Eric Guiltinan, blessé.

Laurier a réussi la plus importante remontée dans les 109 ans d'histoire de la Coupe Yates pour effacer un déficit de 40-19 dans les huit dernières minutes de jeu et surprendre Western 43-40. Si le jeu aérien a été un facteur clé de cette remontée, la force des Hawks reste la course.

Et sa défensive. Car même après avoir accordé 40 points et 494 verges à Western, les visiteurs ne s'attendent pas à un nouveau festival offensif contre les champions québécois.

«On s'attend à ce que ce soit un match dur, physique et à bas pointage. Ça va être serré jusqu'à la fin», affirme le secondeur étoile Nakas Onyeka, le joueur défensif par excellence en Ontario cette saison.

«Si on prend ce match-là pour ce que c'est, c'est-à-dire juste un autre match, on devrait poursuivre notre route», continue Onyeka. «On peut jouer en Ontario contre Waterloo [la pire équipe au Canada] ou au Québec contre Laval, mais le football reste du football. Et notre mentalité ne change pas d'une semaine à l'autre.»

Premier au pays pour les sacs

Deuxième au Canada avec 51 plaqués en solo, Onyeka a aussi contribué de 5,5 sacs aux 36 réussis par son unité durant le calendrier régulier, un sommet dans football universitaire canadien cette saison. Dans ses 10 matchs de 2016, saison et séries réunies, la défensive de Laurier a causé pas moins de 36 revirements, dont 20 interceptions.

«Les deux équipes ont une bonne défensive et notre attaque nous voit chaque jour, alors elle n'aura pas de problème. Le Rouge et Or peut passer le ballon et ils sont gros sur le front offensif, mais on va surpasser ça par notre aspect physique et notre rugosité au jeu», croit le secondeur de quatrième saison universitaire considéré comme le 16e meilleur espoir en vue du prochain repêchage de la LCF.

Pour leur première participation aux demi-finales canadiennes en 11 ans, les Golden Hawks n'ont pas démérité en écartant deux équipes du top 10 national, Western (3e) et McMaster (7e). Laurier n'avait pas obtenu une fiche gagnante depuis 2009.

Uteck et Mitchell

Depuis près d'une quinzaine d'années, les Coupes Uteck (2003) et Mitchell (2002) ont remplacé les Coupes Atlantique et Churchill comme matchs de demi-finales du football universitaire canadien. Nommée en mémoire de l'ex-entraîneur de football et directeur des sports de l'Université St. Mary's Larry Uteck, la Coupe Uteck est toujours disputée à l'endroit le plus à l'est des deux demi-finales, cette année à Québec. La plus à l'Ouest, cette fois à Calgary contre St. FX, tient son nom de Douglas Harding Mitchell, qui a joué à UBC, a été commissaire de la LCF dans les années 80 et fondateur du prix BLG remis chaque année aux deux meilleurs athlètes du sport interuniversitaire canadien, homme et femme. Le jumelage des demi-finalistes s'effectue selon un système d'alternance entre les quatre conférences. L'an prochain, les champions du Québec visiteront les champions de l'Ouest pour la Coupe Mitchell, tandis que la meilleure équipe ontarienne se rendra en Atlantique pour la Coupe Uteck.

Sept de suite pour le Québec?

L'équipe championne de la conférence Québec a atteint la grande finale canadienne au cours des six dernières années, soit au terme de chaque saison depuis 2010 inclusivement. Et a soulevé la Coupe Vanier à quatre reprises : trois triomphes du Rouge et Or (2010, 2012, 2013) et un des Carabins (2014). Pendant ce temps, les champions de l'Ontario ont participé à l'ultime affrontement trois fois depuis six ans, toujours McMaster, qui l'a remporté en 2011 dans un match de fou contre Laval. L'Ouest a aussi été représenté trois fois sur six en grande finale, UBC étant championne en titre, contre aucune présence pour les quatre formations de l'Atlantique depuis St. Mary's en 2007. La seule équipe championne de conférence ayant conservé son titre de l'an dernier est néanmoins celle des Maritimes, alors que Laval, Laurier et Calgary n'y étaient pas il y a 12 mois.

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