Vengés à la dernière seconde!

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Gabriel Marcoux brandit la Coupe Dunsmore après la victoire de 20-17 du Rouge et Or contre les Carabins, grâce à un jeu surprise en fin de match, samedi à Montréal.

La Presse, Robert Skinner

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(Montréal) Le Rouge et Or a conjuré le mauvais sort! Dans un match complètement fou ponctué d'un jeu surprise dans les dernières secondes, l'Université Laval a remporté sa première Coupe Dunsmore depuis 2013 en venant à bout des Carabins 20-17 au terme d'une lutte essoufflante.

Avec moins de 30 secondes à faire et un pointage de 17-13 Carabins, le Rouge et Or a complètement surpris la défensive de ses rivaux sur un troisième essai à trois verges de la zone des buts. Le quart-arrière Hugo Richard s'est avancé pour parler à ses joueurs de ligne, puis le ballon a été mis en jeu dans les mains de Sébastien Serré. Celui-ci l'a refilé à Jonathan Breton-Robert sur une passe latérale. Le receveur l'a ensuite lancé dans les mains de son quart, laissé fin seul dans la zone des buts. La séquence a assommé la foule du CEPSUM et soulevé l'admiration des journalistes sur la galerie de presse.

Le coordonnateur à l'attaque Justin Ethier a «emprunté» ce jeu aux Blue Bombers de Winnipeg, qui l'ont utilisé plus tôt cette saison. Maintes fois pratiqué, il devait être utilisé pour une transformation de deux points, pas pour un touché.

«Quand on s'est retrouvés proche de la zone des buts, j'y ai pensé tout de suite», a raconté Ethier. «Les gars y croyaient. On l'avait encore révisé hier [vendredi] en pratique. Les gars ne croyaient même pas que j'allais l'appeler sur deux points. Là, je pense qu'ils ne m'ont vraiment pas vu venir», a-t-il rigolé.

L'entraîneur-chef Glen Constantin assure ne pas avoir été surpris, ni par le jeu commandé par Ethier ni par la fin de match abracadabrante. «Je m'attends à rien de moins que ça. Tu sais que ces matchs-là vont se finir comme ça. J'avais un drôle de feeling. On travaillait très fort, les gars ont montré beaucoup de résilience. Je suis hyper fier de la façon dont ils ont répondu aux erreurs qu'on a faites», a dit l'entraîneur-chef, dont la troupe avait subi des défaites du genre contre les Carabins lors des deux dernières Coupes Dunsmore.

Premier quart «cauchemar»

Cette fin de match spectaculaire a fait oublier les cinq placements ratés de Dominic Lévesque et les trois revirements - deux interceptions et un ballon échappé par Richard - du Rouge et Or dans un premier quart «cauchemar», selon Ethier. Heureusement pour les visiteurs, la défensive lavalloise a été impériale, limitant les locaux à deux placements alors qu'ils avaient le vent décoiffant dans le dos.

«La défensive a calmé Hugo, parce qu'il était un peu shaké», a indiqué Ethier.

Après le changement de côté, l'attaque de Laval a pris ses aises. Un peu. Breton-Robert a inscrit le premier majeur du match en captant une passe de Richard sur quatre verges. Lévesque a réussi son seul placement de la rencontre (18 verges) avant la fin de la première demie.

Le troisième quart a débuté sur un violent sac du quart d'Adam Auclair. Samuel Caron a perdu le ballon sur le jeu, et il est resté très longtemps étendu au sol. Même s'il s'est relevé par lui-même sous les applaudissements, le Lévisien n'est pas revenu au jeu. Lévesque a toutefois raté un placement de 16 verges sur la séquence suivante.

Après un simple des Carabins, Guillaume Paquet a effectué un attrapé spectaculaire sur une passe de Pierre-Luc Varhegyi, venu remplacer Caron. Couvert par deux Rouge et Or, Paquet est ressorti avec le ballon à la surprise d'un peu tout le monde. Un jeu de 56 verges bon pour un touché.

Les choses ont ensuite déraillé pour Lévesque, qui a raté quatre placements consécutifs, dont deux n'ont même pas valu un simple. Tout ça pendant que Ménard-Brière réussissait un trois points.

Heureusement pour Lévesque, le dernier jeu est venu mettre un baume sur la plaie. «Il faut leur donner crédit», a commenté l'entraîneur des Carabins, Danny Maciocia, admettant ne pas avoir vu venir le dernier jeu. «Ils ont exécuté quand ça comptait. [...] C'était un autre match classique. Cette fois-ci, Laval le mérite.»

Live Blog Le match de la Coupe Dunsmore

Le show Breton-Robert

Jonathan Breton-Robert, le joueur par excellence de la... (La Presse, Robert Skinner) - image 4.0

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Jonathan Breton-Robert, le joueur par excellence de la rencontre, célèbre son touché au deuxième quart en compagnie de Marc-Antoine Pivin.

La Presse, Robert Skinner

Même avant de se transformer en quart-arrière sur le dernier jeu de la rencontre, Jonathan Breton-Robert connaissait le match de sa carrière.

La recrue de Saint-Anselme a capté 10 ballons pour des gains de 161 verges. Deux de ses réceptions semblaient tout droit sorties d'un autre monde. L'une d'elles a d'ailleurs mené à ce fameux jeu surprise.

N'empêche, c'est aussi pour ses talents de passeur que les journalistes se l'arrachaient après la victoire contre les Carabins en finale de la Coupe Dunsmore. Breton-Robert assure ne pas avoir senti de nervosité lorsqu'il a connu les plans de son coordonnateur pour le dernier jeu.

«J'étais excité. Je savais que ça irait bien, on l'avait pratiqué et ça allait toujours bien», a souligné le joueur par excellence de la rencontre.

Après le match, ses entraîneurs et coéquipiers ont vanté le calme olympien du joueur de 20 ans. «C'est un p'tit gars qui n'est pas intimidé par ces moments-là. C'est de ça dont on a besoin dans ces matchs-là. Deux attrapés complètement incroyables. J'ai hâte de les revoir sur vidéo», a dit son coordonnateur à l'attaque, Justin Ethier.

«C'est malade», a lancé Glen Constantin, généralement plus prudent dans ses commentaires. «Ce kid-là ne connaît pas la pression. Il joue au football pour toutes les bonnes raisons. Il s'amuse. Il fait gros jeu après gros jeu», a ajouté l'entraîneur-chef, vantant l'humilité du receveur de passes.

«Je suis jamais trop haut ou trop bas, a expliqué le principal intéressé. C'est dans les gros moments comme ça qu'il ne faut pas se laisser emporter par nos émotions.»

Breton-Robert affiche aussi une forme physique exemplaire, selon Hugo Richard. À tel point que le quart se demande à la blague si c'est toujours lui qui est sous son casque. «Au camp d'entraînement, il était tout le temps frais, n'avait jamais mal nulle part. On faisait des jokes en disant qu'il faisait moitié-moitié avec son frère jumeau», a plaisanté Richard, en parlant de Vincent Breton-Robert, qui prend une pause du football cette saison.

Premier attrapé de Richard en carrière

Sur le dernier jeu du match, Richard a réalisé le premier attrapé de sa carrière, tous niveaux confondus. Il n'aurait changé les rôles pour rien au monde, a-t-il indiqué.

«Ça ne m'aurait pas dérangé de lancer, mais de l'attraper c'était mieux. Il y a beaucoup d'attention sur le quart-arrière, alors de mettre la balle dans les mains de quelqu'un d'autre, ça change le point de vue totalement.»

Richard a terminé le match avec 28 passes complétées en 44 tentatives pour des gains de 392 verges. Mais on se souviendra d'abord de son attrapé...

Un rendez-vous avec les Golden Hawks

Le Rouge et Or a rendez-vous avec les Golden Hawks de Wilfried Laurier (7-1 en saison régulière) lors de la demi-finale canadienne, la semaine prochaine au PEPS.

Les Hawks ont surpris les Mustangs de Western en finale ontarienne, samedi, dans un déluge offensif de 43-40. L'entraîneur-chef du Rouge et Or admet ne pas savoir à quoi s'attendre de ses rivaux pour l'obtention de la Coupe Uteck.

«Ce que je comprends, c'est qu'ils ont une super bonne défensive, a dit Glen Constantin (photo). On va voir ce qui en est, je n'ai aucune idée. J'avais la tête à la Dunsmore.» Il a une semaine pour préparer sa troupe. «Il faut revenir sur terre rapidement», a prévenu le joueur de ligne Mathieu Betts, qui prévoyait des célébrations «dosées» samedi soir.

Dans les autres finales de conférence, les X-Men de StFx ont battu les Mounties de Mount Allison 29-8, tandis que les Dinos de Calgary sont venus à bout des champions en titre, les Thunderbirds de UBC, par la marque de 46-43. Les gagnants s'affronteront samedi pour la Coupe Mitchell.

Le train Auclair

La recrue de l'année au Québec a tonné à sa façon au début du troisième quart, samedi. Adam Auclair s'est camouflé pour effectuer un blitz dévastateur qui a envoyé Samuel Caron au tapis. Le quart des Carabins n'a jamais vu venir le train Auclair. «J'ai comme pas été compté», a analysé le demi défensif. «Le jeu est conçu pour ça. Il faut que je me fasse un peu oublier et que j'arrive dans le dos du quart-arrière. C'est un peu hypocrite, mais c'est ça pareil!» a-t-il lancé en éclatant de rire. Quant au jeu truqué en fin de match, il ne croyait jamais qu'il serait un jour utilisé. «Honnêtement, je l'avais vu vite-vite en pratique et je me suis dit : "C'est impossible qu'on fasse ça". Finalement on l'a fait, et je pense que [les Carabins] se demandent encore ce qui s'est passé.»

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