Le Rouge et Or devra être patient... mais pas trop

Samedi à Montréal contre les Carabins, le quart... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Samedi à Montréal contre les Carabins, le quart Hugo Richard et le Rouge et Or devront être patients, attendre les occasions et, surtout, limiter les erreurs.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Devant la meilleure défensive au pays, l'attaque du Rouge et Or devra démontrer une patience contrôlée, garder son équilibre mental lorsque les choses ne fonctionneront pas. Car contre une telle équipe, il y aura des ratés, prévient le coordonnateur Justin Ethier.

«Tu ne peux pas t'attendre à ce que tout va fonctionner», a indiqué le grand manitou de l'offensive à l'Université Laval, mercredi, à moins de trois jours de la bataille pour la Coupe Dunsmore face aux Carabins, à l'Université de Montréal.

«Il faut être patients - il ne faut pas l'être trop non plus -, mais il faut attendre les opportunités. Et surtout limiter les erreurs. Je suis sûr que c'est leur mot d'ordre à eux aussi», a ajouté Ethier. Trente minutes plus tôt, le quart-arrière des Carabins, Samuel Caron, utilisait la même formule lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil.

Il y aura des erreurs des deux côtés, reconnaît Ethier du même souffle. Au-delà de les limiter, l'équipe qui se relèvera le plus rapidement d'une gaffe se donnera une bonne chance de l'emporter samedi.

Les défaites subies par le Rouge et Or lors des deux dernières Coupe Dunsmore ne jouent pas dans la tête de ses troupiers, selon Ethier. Même si l'adversaire de samedi est le bourreau de ces deux échecs crève-coeur, des revers de 12-9 (2014) et 18-16 (2015).

Le mot revanche n'est jamais employé dans le vestiaire du Rouge et Or, assure l'homme de football. En fait, le regard des joueurs semble plus tourné vers l'avenir que vers le passé. «Pour atteindre l'objectif qu'on veut, il faut gagner la Coupe Dunsmore», souligne Ethier, en parlant bien sûr de la Coupe Vanier, ultime récompense du football universitaire canadien.

Richard plus mature

Quart-arrière partant lors de ces deux défaites, Hugo Richard aura la chance de faire mentir le dicton «jamais deux sans trois», samedi. Victime de quatre sacs du quart et d'une interception en 2014, il avait subi trois autres plaqués derrière la ligne de mêlée l'an dernier, en plus de voir deux de ses passes aboutir entre les mains d'un bleu.

Ethier en est convaincu : son pivot est plus mature, plus prêt à faire face à ce genre de rencontre. On l'oublie presque, mais Richard n'en est qu'à sa troisième saison universitaire.

«On peut toujours comparer des chiffres, mais c'est sûr que Hugo, ce n'est pas le même quart-arrière qu'à sa première année, qu'à sa deuxième année. Il gagne en maturité à chaque année. Et je pense qu'il est définitivement prêt pour ce défi-là», dit Ethier.

Il devra toutefois éviter de trop en faire, de tout prendre sur ses épaules. Une tendance qui lui a jadis causé du tort. Son «succès fou» à sa première saison, il ne l'a pas réussi tout seul, dit Ethier. Comme il n'a pas été le seul responsable de sa deuxième campagne un peu plus difficile, pourrait-on ajouter.

NOTE : Absents à l'entraînement mardi, le spécialiste des retours de botté Antony Dufour, le joueur de ligne défensive Edward Godin et le receveur de passes Marc-Antoine Pivin étaient tous en uniforme pour celui de mercredi.

Gros enjeu, même préparation

Après une année de pause, Samuel Caron a... (La Presse, Édouard Plante-Fréchette) - image 3.0

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Après une année de pause, Samuel Caron a effectué un retour en force en 2016.

La Presse, Édouard Plante-Fréchette

C'est le match tant attendu, tant espéré. Un troisième rendez-vous de suite entre Carabins et Rouge et Or en finale de la Coupe Dunsmore. Mais du côté de l'Université de Montréal, on ne change rien de majeur dans la préparation malgré l'enjeu.

«On essaie de gérer ça de la même manière qu'un match ordinaire», a expliqué mercredi le quart-arrière Samuel Caron. «Mais c'est certain qu'il y a un peu plus d'intensité, peut-être pas parce que c'est le Rouge et Or, mais parce que c'est un match des séries, sans lendemain.»

Après une année de pause, Caron a effectué un retour en force en 2016. Quart numéro un pour la première fois de sa carrière universitaire, le Lévisien a conservé le troisième meilleur taux de complétion au pays (68,5 %), tout juste devant son rival de samedi, Hugo Richard (68,4 %). Il a aussi coiffé Richard dans la première équipe d'étoiles au Québec. «J'étais content», a reconnu Caron en parlant de cette nomination. «J'étais aussi content que trois de mes receveurs de passes soient élus avec moi», a-t-il ensuite ajouté en bon joueur d'équipe. Régis Cibasu, Louis-Mathieu Normandin et Guillaume Paquet ont brillé avec lui.

«Il a eu une année incroyable», a analysé le coordonnateur à l'attaque du Rouge et Or, Justin Ethier, bien placé pour reconnaître les mérites d'un joueur à l'offensive. Après le départ de Gabriel Cousineau, «c'était un peu de l'inconnu pour Montréal, mais il a été totalement à la hauteur».

Caron a poursuivi son bon travail contre McGill, en demi-finale. Il a réussi 17 de ses 24 passes, dont deux pour des touchés, en plus d'en inscrire deux autres par la course dans la victoire de 42-0 des Carabins. Mais ses adversaires de samedi à Montréal seront bien plus redoutables. «Ils ont d'excellents joueurs à toutes les positions. Il faut vraiment être balancé, les attaquer d'un peu partout» pour avoir du succès, prévient-il.

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