La vraie saison commence pour le Rouge et Or

Samedi, le Rouge et Or et les Stingers de Concordia ont rendez-vous en première... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Samedi, le Rouge et Or et les Stingers de Concordia ont rendez-vous en première ronde éliminatoire pour une troisième année de suite. Les deux précédentes, l'affaire était dans le sac à la demie pour Québec. Mais tout se joue sur le terrain, celui de l'Université Laval. Et le Rouge et Or n'est pas champion de la saison régulière pour la première fois en 12 ans. Il y a une première à tout.

Sortir un lapin 14 ans plus tard

La dernière fois que le Rouge et Or a été éliminé dès la demi-finale québécoise, les Carabins de Montréal venaient de compléter leur toute première saison et Sherbrooke n'avait même pas d'équipe. Et Mickey Donovan jouait encore.

«Ça remonte à loin!» s'exclame l'entraîneur-chef des Stingers, au téléphone. Donovan dirige l'équipe anglophone de l'ouest de Montréal depuis trois ans, mais de 2002 à 2004, il en était la colonne vertébrale défensive au poste de secondeur.

«Quand on les a battus [en 2002, 29-21], on avait joué notre meilleur match. C'est la seule façon de venir à bout d'un aussi bon adversaire», constate celui qui avait été dominant dans ce match avec 9,5 plaqués. La défensive des Stingers avait entre autres arrêté trois essais du Rouge et Or à leur ligne de 10, au début du quatrième quart.

«C'est un match où on avait porté attention à chaque petite chose et pris soin du ballon pour éviter les revirements. C'est encore ce qu'il faut faire aujourd'hui.»

Autant les duels de saison ont été relativement serrés en 2014 (32-16) et en 2015 (42-27), comme cette année (37-18), autant les rencontres éliminatoires ont été des massacres (74-18 et 52-8). Donc, à part suivre le plan de match à la lettre et jouer quatre quarts, les Stingers auront ni plus ni moins besoin de sortir un lapin de leur chapeau s'ils veulent causer la surprise.

Le Piqueur en chef en est conscient. «On doit montrer quelque chose qu'on ne leur a pas montré ni à personne cette année», reconnaît Donovan. «On a travaillé fort là-dessus cette semaine et on espère bien l'exécuter samedi.»

Il se croise surtout les doigts pour que ses gars ne soient pas intimidés par «la foule très hostile» du PEPS dans l'«une des meilleures ambiances au Canada». Ce qui avait été le cas l'an dernier, alors que Concordia comptait pas moins de 24 éléments de première année avec l'équipe parmi ses 48 joueurs en équipement.

Cette fois, le ratio s'avère plus raisonnable avec de 8 à 10 nouveaux et une vingtaine de deuxièmes années forts de cette dure, mais formatrice expérience. Du lot, le quart-arrière étoile Trenton Miller, qui devrait effectuer un retour au jeu après une semaine d'absence pour cause de commotion cérébrale

Samedi, le Rouge et Or et les Stingers de Concordia... (Infographie Le Soleil) - image 4.0

Agrandir

Infographie Le Soleil

Ça va se passer dans les tranchées

Rare qu'on entend ce discours émanant du Rouge et Or à propos d'autres rivaux que les Carabins de Montréal. «C'est l'équipe la plus physique de notre conférence», affirme l'entraîneur-chef Glen Constantin, à propos des adversaires de samedi en demi-finale québécoise du football universitaire, les Stingers de Concordia.

Malgré une victoire de 37-18 où ils n'ont jamais été inquiétés au pointage, les gars de l'UL se sont «fait brasser pas mal» lors du dernier duel entre les deux factions. Total de 662 verges brutes accordées aux Stingers, autant par la passe et la course que les retours de bottés ou les revirements. Un sommet de générosité de la part du Rouge et Or en plus de trois ans.

À l'aube de cette «deuxième saison», Constantin se réjouit donc d'avoir pu maintenir l'attention de ses ouailles au plus haut niveau d'acuité dans les dernières semaines du calendrier régulier, avec la lutte (perdue) pour le premier rang.

S'il assure qu'«intensité et force physique» seront encore au rendez-vous sur les deux fronts, le patron lavallois ne croit pas en une conversion totale de l'attaque des Stingers de l'air au sol, comme le laissent croire leurs 55 portées de la semaine passée.

«On doit le considérer, mais si leur quart-arrière revient au jeu [Trenton Miller était blessé], on va revoir la vraie identité de Concordia. En même temps, on peut penser voir plus de jeux au sol qu'à l'habitude des deux équipes. Ils se doivent d'être plus qu'unidimensionnels. Faudra être impliqués dans les tranchées.»

Constantin a observé un renouveau chez les Stingers depuis l'arrivée des frères Mickey et Patrick Donovan comme entraîneurs, il y a trois ans. «Leur personnel de joueurs est beaucoup plus adéquat. Sur papier, ils ont un alignement complet avec des forces aux bonnes places et sont très physiques sur les deux lignes», analyse le coach.

Manque encore de maturité et viendra avec davantage de complexité sur le plan tactique. «Ils ne font rien de compliqué, mais le font bien. Maintenant, ils devront investir dans des stratégies plus élaborées pour briser certaines tendances. Mais ils ont des joueurs jeunes, ça va venir», conclut Constantin.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer