Examen de mi-session pour le Rouge et Or

Le botteur du Rouge et Or Dominic Lévesque... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le botteur du Rouge et Or Dominic Lévesque sait très bien qu'il peut passer de héros à zéro en très peu de temps.

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(Québec) «Faut que j'aille étudier!» pouvait-on entendre à la sortie du vestiaire, mercredi soir, alors que les footballeurs du Rouge et Or se pressaient après l'entraînement. Examens de mi-session, cette semaine. Sur le terrain, le match de samedi à Sherbrooke a aussi tout d'une étape phare pour le reste de la saison.

D'abord, le zéro. La note qu'ils ne veulent pas avoir en classe. Cette épreuve peut valoir 40 % de la session. Mais surtout zéro point à donner. Réduire l'attaque du Vert & Or au silence pour se donner une dernière chance de devancer les Carabins au sommet du classement. Et ainsi jouer une éventuelle finale de conférence contre Mont­réal à Québec.

«Comme botteur, tu peux passer de héros à zéro. Ça vient avec la position, je vis avec ça. Je n'y pense pas quand j'embarque sur le terrain», affirme Dominic Lévesque, à la fois botteur de précision et de dégagement du Rouge et Or depuis deux ans.

Lévesque avait le ballon au bout du pied sur le dernier jeu de la défaite à la Coupe Dunsmore, l'an dernier. Il a aussi réussi le coup de pied victorieux il y a deux semaines, à l'Université de Montréal, tout comme lors de la dernière visite du Rouge et Or à Sherbrooke, l'an dernier, dans une victoire de 27-24 en prolongation.

Zéro comme le nombre de placements à manquer pour que Lévesque améliore sa marque de 16 en 21 du calendrier régulier de l'an dernier, sa saison recrue dans les rangs universitaires. Le costaud Beauceron en est à 10 en 14, jusqu'ici. Il compte les ratés.

Zéro comme le temps froid qu'il fera dans les prochaines semaines. Mais seul le vent peut l'influencer et l'inciter à abaisser la hauteur de vol du ballon. «Sinon, je botte toujours comme s'il faisait 40 °C», assure le numéro 25 de l'Université Laval.

Zéro comme la marge de manoeuvre du Vert & Or pour accéder aux éliminatoires. Puisque Concordia (3-4) devrait battre Bishop's (1-6), Sherbrooke (3-4) doit gagner pour continuer à jouer. «Faut jouer comme la semaine passée et essayer d'avoir un match parfait», résume Lévesque.

Toujours viser 100 %, donc. «On est obligés de ne laisser aucun point rentrer», indique pour sa part l'ailier défensif Edward Godin, avouant que l'exploit sera sans doute plus difficile à accomplir contre Sherbrooke que Bi­shop's, que le Rouge et Or a annihilé 44-0 dimanche dernier.

«Notre dernier match contre Sherbrooke a bien été, on les a battus 41-3 [le 18 septembre, à Québec]. Si on joue de la même manière, on est capables de sortir un gros match là-bas et atteindre l'objectif», selon Godin, qui reconnaît que les joueurs de l'équipe locale se sentent toujours «plus grands et plus forts» sur leur terrain.

Deux, c'est mieux!

Si les jeux blancs se font rares, seulement quatre en 100 matchs dans le football universitaire canadien cette saison, le Rouge et Or a quand même enregistré le 16e zéro de son histoire, dimanche dernier. Et comme il l'ambitionne maintenant, le club de l'Université Laval en a même déjà réussi deux de suite, en 2010. Sept sur 16 sont survenus sur un terrain rival, deux fois à l'Université de Sherbrooke. La dernière fois en 2013, une victoire de 20-0. Le Vert & Or demeure la seule équipe du Québec à n'avoir encore jamais vaincu le Rouge et Or, malgré 23 affrontements entre les deux clubs dorés. En 11 visites à Sherbrooke depuis la création du Vert & Or, en 2003, le Rouge et Or a alloué 10 points ou moins à sept reprises.

Un Beauceron aux commandes

Il n'a jamais été question pour le Beauceron Jean-Christophe... - image 4.0

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Il n'a jamais été question pour le Beauceron Jean-Christophe Bourque St-Hilaire de s'aligner avec le Rouge et Or. Les villes ne l'attiraient pas. «On a une ferme chez nous, je suis un gars de bois.

Depuis la mi-chemin du premier match de la saison entre le Rouge et Or et le Vert & Or, c'est un Beauceron qui dirige l'attaque de Sherbrooke. À sa dernière année d'éligibilité, le quart Jean-Christophe Bourque St-Hilaire goûte enfin aux joies d'être partant. Et le match de samedi pourrait déjà être son dernier...

L'après-Jérémi Roch n'a pas été de tout repos chez le Vert & Or. La recrue Alexandre Jacob-Michaud a d'abord été désignée, mais son règne en 2016 n'aura duré que deux matchs et demi. Bourque St-Hilaire a pris le relais. Il a connu trois bons départs (54 en 84, 782 verges), puis les choses se sont gâtées lors de la dernière rencontre, une défaite de 30-5 contre les Carabins au cours de laquelle il n'a complété que 12 de ses 28 passes et subi trois interceptions.

«Même s'il sort d'un match plus difficile, il a prouvé qu'il pouvait mener cette équipe-là», a dit l'entraîneur-chef David Lessard, mercredi, en confirmant Bourque St-Hilaire comme quart partant, samedi, lors de la visite du Rouge et Or à Sherbrooke pour le dernier match de la saison régulière.

Un style coloré

Le style du natif de Saint-Georges, un homme souriant et blagueur, tranche avec celui de Roch, a souligné Lessard au Soleil, mercredi. «C'est un Beauceron, et il correspond à l'image qu'on se fait des Beaucerons. Ça donne une couleur à l'équipe qui est un peu différente. Jérémi, c'était un gars hyper business sur le terrain. Jean-Christophe joue un peu comme sa personnalité. Son enthousiasme est contagieux.»

En cas d'élimination samedi, ce cinquième départ en carrière sera le dernier pour l'homme au bras puissant. «C'est un peu bizarre. C'est ma quatrième année, mais c'est la première fois que je joue vraiment. Je ne réalise pas encore [que la fin approche]», a indiqué l'ancien des Condors de Beauce-Appalaches, qui a raté toute la saison 2015 en raison d'une déchirure du ligament croisé antérieur (genou).

Il n'a jamais été question pour lui de s'aligner avec le Rouge et Or. Ni avec les Carabins. Les villes ne l'attiraient pas. «On a une ferme chez nous, je suis un gars de bois. Pour moi, Sherbrooke reflétait plus la Beauce.»  Jean-Nicolas Patoine

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