L'oeil sur l'attaque des autres

Mathieu Demers et Hugo Richard... (Infographie Le Soleil)

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Mathieu Demers et Hugo Richard

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(Québec) Avant la saison, personne n'aurait prédit que le match de dimanche au PEPS entre le Rouge et Or et les Gaiters, l'avant-dernière semaine du calendrier régulier, revêtirait autant d'importance. Mais la puissante équipe de l'Université Laval aura beau marquer 60 points, ce qui risque fort d'arriver, l'attention sera pourtant braquée sur la piètre attaque de l'Université Bishop's. Explication.

Un jeu à la fois

Les Gaiters voient «la lumière au bout du tunnel», affirme leur entraîneur-chef. Mais ce dimanche, c'est le train du Rouge et Or qui s'en vient. «J'espère juste qu'il ne neigera pas!» s'esclaffe Kevin Mackey, au téléphone. Non seulement Bishop's n'a pas inscrit plus de 15 points à l'Université Laval depuis 2002, mais ses Gaiters ont été déclassés par plus de 40 points à leurs trois derniers duels contre le R et O.

«Notre objectif est vraiment d'y aller un jeu à la fois et de ne pas penser au match au complet. La semaine passée en première demie, on a fait des erreurs à tous les jeux! On est revenus au troisième quart, mais il faut jouer 60 minutes pour se donner une chance», explique celui qui dirige la formation anglophone de l'Estrie pour une cinquième année.

Ne lui parlez pas de la course au championnat de saison entre Rouge et Or et Carabins. Mackey en a plein les bras avec son club, qui pourrait boucler une troisième saison consécutive de 1-7. «Pour le moral, faut commencer à avoir des victoires. Mais on voit de l'amélioration de semaine en semaine.»

En plus de compter sur l'une des pires attaques au Canada, les Gaiters sont les deuxièmes plus punis avec 130 verges par rencontre. Amélioration marquée la semaine dernière avec cinq pénalités, première fois sous la quinzaine cette saison. «Les meilleures équipes ont moins de punitions... parce qu'elles sont meilleures que l'autre équipe!» lance Mackey. «Et ça ne vient pas tout seul. Il faut augmenter la puissance et la vitesse durant la saison morte.»

Manque de profondeur

Si «toute l'équipe reste motivée», les blessures font mal. Bishop's utilise son cinquième joueur de centre, cette année. Le manque de profondeur à plusieurs positions a une influence directe sur les résultats. «Dans les grosses équipes comme Montréal et Laval, les gars qui sont derrière sont capables de jouer et sont prêts», résume Mackey.

Au poste de quart, Mathieu Demers, de Québec, et Jaeden Marwick, de la Saskatchewan, partagent le boulot. Marwick représente l'avenir, mais Demers profite encore d'une meilleure expérience.

Plus que des calculs

À égalité parfaite avec les Carabins pour la fiche (5-1) et leurs deux matchs l'un contre l'autre (une victoire, une défaite et 43 points à 43 points), le Rouge et Or se voit dans l'obligation d'accorder 10 points de moins que ses éternels rivaux de Montréal dans les deux derniers matchs réguliers pour espérer savourer un 12championnat de saison consécutif.

Advenant une égalité dans les points contre aussi, où Montréal mène présentement 67-77, le prochain bris d'égalité sera le différentiel de points sur l'ensemble de la saison. Donc les points pour, catégorie statistique où Laval tire de l'arrière par 22 pour l'instant, 253-231. Le tout bien sûr en assumant que Rouge et Or et Carabins gagnent leurs deux derniers matchs. Ouf!

Cela change en partie l'approche que devra adopter la troupe de Glen Constantin, dans cette dernière prestation au stade du PEPS avant les éliminatoires. Pas donner un touché de sûreté, faut dégager. Le quart Hugo Richard devra prendre moins de risque par la passe pour éviter l'interception, surtout après les deux de la semaine dernière.

«On se dit qu'il faut être plus concentrés, plus intenses, plus tout! Mais au fond, c'est ça qu'on essaie de faire chaque semaine», a constaté l'entraîneur-chef, dans les derniers jours. «Chaque jeu offensif est dessiné pour donner des points s'il est réalisé à la perfection. Et on tente toujours de donner le moins de points possible en défensive, si possible aucun.»

Gestion adaptée

La gestion des effectifs demandera aussi à être adaptée. En cas d'écart de pointage important, ce qui pourrait arriver contre Bishop's, les réservistes ne seront pas autant utilisés qu'à l'habitude.

«En saison, on essaie de faire jouer le plus de monde possible pour donner de l'expérience aux jeunes, de reposer les vétérans et de garder le vestiaire heureux. Mais il faudra gérer ça en conséquence de l'enjeu important», d'accorder le moins de points possible. Constantin ajoute toutefois que comme l'unité défensive accapare moins de joueurs dans l'alignement que l'attaque, la question se pose un peu moins ici.

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