«Un bon p'tit stress» pour le Rouge et Or

Étant donné que le Rouge et Or doit... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Étant donné que le Rouge et Or doit remporter ses deux derniers matchs, idéalement par jeu blanc, pour coiffer les Carabins au classement, l'entraîneur-chef Glen Constantin ne craint pas de relâchement de ses joueurs à la suite de leur victoire émotive, samedi dernier à Montréal.

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(Québec) Partisans du Rouge et Or, réjouissez-vous! Les deux derniers matchs réguliers ne seront pas joués pour la forme en attendant la vraie saison. «On comprend l'enjeu», assure Glen Constantin.

À commencer par le match de dimanche contre Bishop's, au stade de l'Université Laval. Même si les Gaiters sont déjà éliminés pour une troisième année de suite et qu'ils n'ont pas gagné sur le terrain du PEPS depuis 1997, l'heure n'est pas à la rigolade chez le Rouge et Or.

La bande à Constantin peut encore terminer au sommet du classement et accueillir une éventuelle finale provinciale à Québec. Mais pour ce faire, elle doit accorder 10 points de moins que les Carabins de Montréal d'ici la fin d'octobre. Tout un contrat, quand on considère que Montréal alloue jusqu'ici en moyenne 11,2 points par rencontre et Laval 12,8.

La visite de l'une des pires attaques au Canada tombe donc à point quand le but premier, après la victoire bien sûr, devient de te faire marquer le moins de points possible.

«On ne doit pas juste gagner», confirme l'entraîneur-chef Constantin. «On devra jouer du très bon football pour espérer être champions de conférence. Ça garde les joueurs focalisés et intéressés. Ça garde un bon p'tit stress pour le reste de la saison», indique-t-il, avouant qu'autrement, lui et son personnel d'entraîneurs auraient pu craindre un relâchement des joueurs après la victoire émotive chez les Carabins, samedi dernier.

Années difficiles pour les  Gaiters

Constantin n'est pas sans savoir que pour l'équipe de football de Bishop's, où il a amorcé sa carrière d'entraîneur au début des années 90, les victoires se font trop rares. Avec une seule participation éliminatoire en six ans (2013), les Gaiters sont en route pour boucler une troisième fiche consécutive de 1-7.

Leur dernière victoire contre une équipe du Québec remonte au 9 octobre 2014, soit plus de deux ans et 17 parties régulières au cours desquelles ils n'ont gagné que deux fois. Chaque fois contre Saint Mary's, 30-29 cette année et 23-17 l'an dernier, l'une des pires équipes de la pire conférence au Canada, l'Atlantique.

«Je ne mentirai pas en disant que ce sont les meilleures années de Bishop's, admet Constantin. Mais ils ont quand même de bons athlètes à certaines positions, particulièrement en offensive avec des bons receveurs et un bon quart-arrière. Et leur coordonnateur offensif donne toujours du fil à retordre à notre défensive dans la façon d'utiliser ses joueurs.»

Dans une course au sommet où chaque point inscrit par l'adversaire constitue un pas de recul, il devient donc impensable pour le Rouge et Or de remporter un festival offensif de 46-38 comme en 2013, match où il s'était gagné près de 1200 verges d'attaque au total des deux équipes dans une rencontre à Bishop's.

«On ne peut pas se le permettre», clame le patron, qui ne négligera aucun aspect stratégique pour tenter de coiffer Montréal au poteau.

***

NOTES : Plus de 9000 billets vendus jusqu'ici pour le seul des trois matchs de football universitaire cette fin de semaine au Québec à ne pas être télévisé... Journée retrouvailles des anciens de l'Université Laval et du Rouge et Or, dimanche, au PEPS, à l'occasion du match de foot. Seize anciens joueurs se verront remettre une plaque commémorative pour leur diplôme universitaire obtenu... Les étudiants actuels qui entrent en admission générale (debout) à 9 $ se verront pour la première fois assigner une section de places assises dans le coin nord-est du stade.

Betts a beaucoup d'attention

Mathieu Betts a beaucoup d'attention. À l'extérieur du terrain chez les journalistes et les observateurs, mais encore plus de la part de ses adversaires sur le terrain.

Auréolé d'une saison de 12 sacs en huit matchs réguliers qui lui a valu le titre de recrue par excellence au Canada l'an dernier, l'ailier défensif du Rouge et Or fait cette année l'objet d'une double couverture systématique de ses rivaux. Ce qui limite son champ d'action depuis le début de septembre, comme en témoignent ses quatre sacs en six rencontres jusqu'ici.

«J'aurais tendance à dire que les équipes mettent beaucoup de couvertures sur le côté fort de la ligne [contre nous]», avance-t-il avec modestie, partageant le mérite avec son voisin de ligne et bon ami, le plaqueur Vincent Desjardins. 

«La double couverture, ce n'est pas quelque chose auquel je ne suis pas habitué. J'en ai vu beaucoup au collégial et quasiment chaque partie cette saison», note celui qui vient de connaître son meilleur match samedi dernier avec trois sacs contre les Carabins, prestation qui en a fait le meilleur joueur défensif cette semaine au Canada.

«Ils ne peuvent pas avoir une couverture double sur tous les joueurs de notre ligne défensive, alors ça ouvre des gars ailleurs», continue Betts. «C'est tout aussi gratifiant quand d'autres joueurs ont du succès. Les autres équipes doivent choisir qui bloquer et vers où elles portent leur attention, ce qui nous ouvre des options à d'autres endroits.»

Nette amélioration

L'unité défensive dans son ensemble a connu une «amélioration flagrante» depuis le début de la campagne, atteste le brillant numéro 9. Surtout grâce à une meilleure cohésion entre ses joueurs.

Betts explique que les secondeurs Marc-Antoine Varin, Cédric Lussier-Roy et Gabriel Ouellet «s'affirment plus et n'hésitent pas à faire les appels sur la ligne», en plus de mieux lire leurs clés. Le Rouge et Or réfrène davantage les attaques terrestres adverses, pendant que les demis défensifs cumulent les revirements. Betts souligne entre autres le travail du demi de coin Marc-Olivier Simard, auteur de deux interceptions contre McGill et de deux passes rabattues contre Montréal.

Le SIC est mort, place à U Sports

Le Sport interuniversitaire canadien (SIC) est mort. L'organisme qui régit le sport universitaire pancanadien s'appelle dorénavant U Sports, dans les deux langues officielles. Sert de logo un immense U angulaire d'époque avec en son centre une petite feuille d'érable et traversé du mot Sports. Ce rafraîchissement de l'image de marque n'est pas étranger à l'arrivée du spécialiste du marketing du sport Graham Brown à la tête de l'organisme, il y a un an. U Sports regroupe 12 000 étudiants-athlètes et 500 entraîneurs de 56 universités au sein de 21 championnats et 12 sports. Chez le Rouge et Or, c'est 325 jeunes dans 10 équipes. En 2001, l'Union sportive interuniversitaire canadienne avait été rebaptisée Sport interuniversitaire canadien.

En bref

Recrutement et télé

Dur d'attirer les meilleurs joueurs à Bishop's. Kevin Mackey doit «parler à 10 gars pour en attirer deux». Le premier critère reste les succès de l'équipe sur le terrain, constate le coach des Gaiters (1-5). Mais un déficit de visibilité n'aide pas non plus. Dans les neuf matchs réguliers à TVA Sports cet automne, le Rouge et Or (5-1) est apparu cinq fois à l'écran, Sherbrooke (3-3), cinq fois aussi, Montréal (5-1), quatre et McGill (3-3) et Concordia (3-3), deux chacun. Sur une chaîne francophone qui paie pour diffuser ces matchs, les clubs francophones attirent de meilleures audiences. «Je comprends les deux côtés, mais si on veut représenter la ligue et pas juste certaines universités, je comprenais que toutes les équipes avaient un minimum d'un match», fait valoir Mackey, ajoutant que son équipe doit gagner avant tout. Quand le télédiffuseur ne payait pas les matchs, chaque équipe avait au moins un match télé par année.  

Richard «n'est pas tout seul»

Fallait limiter les revirements pour espérer battre les Carabins. Mais même dans la victoire, le quart-arrière du Rouge et Or Hugo Richard a connu son pire match à ce chapitre avec deux interceptions et deux échappées, dont une recouvrée par Montréal. «On rappelle à Hugo qu'il n'est pas tout seul, qu'il doit s'appuyer sur ses coéquipiers. On va continuer à marteler ce point-là avec lui», répond Glen Constantin, attribuant au caractère de féroce compétiteur de son pivot le besoin de trop en faire. L'entraîneur rejette l'autre partie du blâme sur les officiels. Sur la deuxième interception, deux receveurs ont été victimes d'un contact illégal, selon lui. Sans punition. «Le quart-arrière doit anticiper et l'interception lui est créditée, mais Hugo avait fait une bonne lecture! Il ne peut par contre pas contrôler la réaction des arbitres.»

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