Varin rêve du match contre les Carabins

Le secondeur Marc-Antoine Varin et ses coéquipiers du... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le secondeur Marc-Antoine Varin et ses coéquipiers du Rouge et Or ont eu la tête au football toute la semaine en vue du match de samedi à Montréal contre les Carabins. L'étudiant en intervention sportive, lui, entend se rattraper dimanche pour faire ses devoirs...

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Ils disent tous jouer pour ce genre de match. Mais pour Marc-Antoine Varin, c'est en plus que ça. Lui, il en rêve. Littéralement.

«Les seules semaines de l'année où je fais des rêves sur le football, c'est les semaines de game contre Montréal. C'est arrivé avant le premier match de la saison et ça revient encore cette semaine», a révélé le secondeur central du Rouge et Or, en vue du match tant attendu de samedi (14h) contre les Carabins.

«C'est probablement parce que j'en fais plus dans ma préparation, je regarde plus de vidéos et tout», réfléchit le numéro 42, qui avoue avoir mis toute son énergie de la dernière semaine dans le football.

«Ce serait mentir de dire qu'on a pensé à autre chose dans les derniers jours. Tout le monde dans l'équipe voit l'importance de ce match-là. On est étudiants en premier et athlètes ensuite, mais une semaine comme celle-là, l'athlète passe en premier. Disons que dimanche, je prévois faire des devoirs», sourit l'étudiant de deuxième année en intervention sportive.

À son seul match à l'Université de Montréal dans l'uniforme du Rouge et Or, l'an passé, Varin s'était blessé. Mais l'ancien des Cheetahs du Collège Vanier se rappelle la rivalité féroce avec les Spartiates du Vieux Montréal, qui utilisaient alors le même terrain que les Carabins comme domicile. Ainsi devenu son endroit préféré comme équipe visiteuse.

«Mon coach au collégial disait toujours : ''Big players play big in big games''», poursuit Varin. Les grands joueurs jouent à leur mieux dans les matchs importants. Et c'est bien ce qui pourrait résumer cet autre affrontement épique entre les deux puissances du football universitaire canadien, justement classées aux premier et deuxième rangs du palmarès national, et grands rivaux géographiques.

Place à la défensive

Huit des 10 derniers duels Rouge et Or-Carabins se sont soldés par un écart de sept points ou moins. Une possession de ballon. Aussi bien dire pas grand-chose. Il s'est aussi marqué moins de 29 points en moyenne (28,9) dans ces huit matchs et les vainqueurs n'ont eu besoin que d'à peine 16 points pour l'emporter (16,4).

«On est presque assuré de voir Montréal trois fois par année», fait valoir l'entraîneur-chef Glen Constantin, lui-même un fanatique de stratégies défensives. «On s'étudie beaucoup, on se connaît très bien. Alors par la force des choses, ça devient des matchs défensifs. Les jeux qui vont contrer les tendances vont faire la différence», résume le patron du Rouge et Or.

Varin et ses copains ont donc du pain sur la planche après avoir alloué 496 verges d'attaque aux Carabins dans la défaite de 24-21 du 3 septembre dernier. Cette fois-ci, les Bleus pourraient courir plus que les 25 portées pour 136 verges du premier match. Sont troisièmes au Canada avec 233,6 verges terrestres par match et premiers pour la moyenne par course, soit 7,1 verges. 

L'état de santé de leur demi offensif partant Sean Thomas-Erlington est incertain, mais trois autres porteurs ont déjà amassé plus de 100 verges jusqu'ici cette saison, sans compter deux quarts-arrières mobiles en Samuel Caron et Pierre-Luc Varhegyi.

Luke, plus qu'une main d'or

À 6' 3'' et 288 livres, le plaqueur Junior... (Fournie par les Carabins) - image 3.0

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À 6' 3'' et 288 livres, le plaqueur Junior Luke est un des membres de la dominante ligne défensive des Carabins.

Fournie par les Carabins

Le nom de Junior Luke entrera dans les annales du Rouge et Or comme celui qui a éliminé le club chouchou de l'Université Laval d'une seule main, en 2015. Le plaqueur est toutefois beaucoup plus que ça et met plus qu'une main à la pâte des succès actuels des Carabins.

Le 14 novembre dernier, Luke avait bloqué de la main gauche l'ultime tentative de placement du Rouge et Or pour ébranler le stade du PEPS une deuxième année consécutive. Mais les champions québécois aimeraient faire changement cette saison et tenir la finale de conférence sur leur terrain, à l'Université de Montréal. Ce qui serait une première depuis 2004, les 11 dernières Coupes Dunsmore s'étant disputées à Québec.

«On vise de jouer la finale à la maison, ça nous aide beaucoup. C'est sûr que c'est un avantage», convient Luke, sachant que la victoire devient essentielle ce samedi ou encore une défaite par trois points ou moins.

«Nos adversaires ont toujours de la misère à jouer au CEPSUM. Les fans crient beaucoup et c'est un stade très compact, tout le monde est proche et c'est très bruyant. L'autre équipe utilise donc le compte silencieux et nous, on est capables de jouer avec ça, ça nous avantage», fait valoir le numéro 91, un sympathique colosse de 6' 3'' et de 288 livres. 

Avec l'ailier étoile Jonathan Boissonneault-Glaou, Luke mène une ligne défensive dominante. Mont-réal est l'équipe universitaire au Canada ayant accordé le moins de points cette année, en moyenne neuf par match.

La défensive des Carabins n'a de plus donné que 241,8 verges d'attaque en moyenne, autre sommet national, en grande partie à cause du succès contre la course. L'adversaire ne court que pour 58,2 verges par rencontre. Ils mènent aussi le Québec avec 17 sacs.

Nouvelle mentalité

À sa quatrième saison universitaire et membre des étoiles québécoises l'an dernier, Luke est à même de constater la progression de sa formation. Le je-ne-sais-quoi qui permettait toujours au Rouge et Or de gagner, ce petit plus réside dorénavant dans le camp des Carabins.

«Notre mentalité a changé», explique Luke. «Maintenant, on est capables de jouer quatre quarts, les 60 minutes au complet. Le petit problème qu'on avait ces dernières années, c'est qu'on n'arrivait pas à finir le quatrième quart.

«Quand ça n'allait pas bien, ça nous perturbait un peu, on n'était plus capables de jouer comme on était supposés. Notre philosophie de famille sert beaucoup dans les games serrées et ça prouve qu'on est forts mentalement dans les moments cruciaux.»

L'écurie Ghavami s'agrandit

Plusieurs des meilleurs joueurs universitaires au Canada se retrouveront sur le gazon synthétique du CEPSUM, samedi après-midi. Des gradins, l'agent de joueurs Sasha Ghavami verra plusieurs de ses protégés en action, dans les deux camps. L'avocat de 25 ans de Deux-Montagnes a fait ses débuts comme agent de son ami de cégep Laurent Duvernay-Tardif, aujourd'hui bloqueur dans la NFL avec Kansas City. Ghavami a aussi conseillé jusqu'au grand circuit Élie Bouka (Arizona). Trois des vingt meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LCF ont signé avec lui: Antony Auclair (Laval, 10e), Junior Luke (Montréal, 13e) et Qadr Spooner (McGill, 9e). Chez le Rouge et Or, Ghavami s'occupe aussi des affaires de Félix Faubert-Lussier, tout comme Sean Thomas-Erlington, Marc Glaude et Frédéric Chagnon avec les Carabins. Ghavami compte entre autres parmi ses clients Charles Vaillancourt (C.-B.) et Jason Lauzon-Séguin (Ottawa), deux ex de l'UL évoluant dans la LCF.

Effacer sans oublier

Antony Dufour... (Photohèque Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 6.0

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Antony Dufour

Photohèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Dans la défaite de 24-21 contre Montréal en début de saison, le ballon échappé par Antony Dufour a fait très mal au Rouge et Or. Les Carabins venaient de faire 21-21. Le retourneur a laissé tomber le botté d'envoi à sa ligne de 27, avec deux minutes à jouer, ouvrant la porte au placement victorieux des Bleus. «C'est sûr que je suis resté un peu amer d'un jeu comme ça», a reconnu Dufour, vendredi, à la veille de retrouver les Carabins. «Je ne peux pas dire que ça ne m'a pas fait chier, j'étais très fâché sur le coup et après la partie. Mais j'ai fait des belles choses dans les matchs suivants et c'est là-dessus qu'il faut construire. C'est vraiment plate de faire une erreur comme celle-là, surtout contre eux, mais si je ne veux pas faire d'erreur, je vais rester chez nous et ne rien faire», indique celui qui compte deux échappées cette saison, mais aussi l'un des deux seuls retours de bottés d'envoi bons pour le majeur au Canada. L'autre a été réussi par Concordia... contre le Rouge et Or. L'an passé, Dufour n'avait pas commis d'échappée avant de se blesser gravement au genou lors du septième match régulier.

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