Ultime combat de confiance

Glen Constantin et Danny Maciocia... (Infographie Le Soleil)

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Glen Constantin et Danny Maciocia

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(Québec) Match épique Québec-Montréal en perspective, samedi. Le Rouge et Or rend visite à son Némésis. Les Carabins peuvent obtenir le privilège de tenir la finale de conférence à domicile pour la première fois en 12 ans. Cinq fois à l'avantage des Bleus, les six derniers duels se sont soldés par un écart moyen de 3,5 points, alors que les Rouges ont besoin de gagner par quatre. Donc pour une rare occasion en saison, chaque jeu peut vraiment faire la différence.

«Prouver qu'on peut gagner à Montréal»

Oui, la victoire pour le classement. Oui, l'avance de quatre points ou plus pour avoir la finale provinciale à Québec. Mais encore plus crucial pour le Rouge et Or, le besoin de gagner à Montréal samedi devient viscéral. Il y a une tendance négative à briser.

«Dans un monde parfait, on veut gagner par quatre points ou plus», accorde d'abord Glen Constantin, entraîneur-chef du club de l'Université Laval. «Mais dans un premier temps, il faut gagner. Gagner pour se prouver en équipe et prouver au monde qu'on peut gagner à Montréal.» Une fois en séries, «c'est bon de l'avoir fait dans la dernière année et pas seulement il y a trois ans», indique-t-il.

La bande à Constantin n'a pas levé les bras au ciel à la fin d'un match au CEPSUM depuis 2013, deux défaites de saison. Mais elle dispute toujours les matchs éliminatoires de conférence dans le confort du PEPS, un état de fait qui pourrait changer pour la première fois depuis 2004. 

«Ce n'est pas ce qu'on souhaite. Mais s'il faut aller gagner une Coupe Dunsmore à Montréal [le 12 novembre], ce sera encore plus valorisant», constate Constantin, insistant pour dire que la victoire par quatre points, samedi, «n'est pas le but final de notre saison».

«Tout le monde comprend l'importance du match, mais il ne faut pas placer tous nos oeufs dans ce panier-là pour mettre trop de pression sur les joueurs», selon l'entraîneur-chef.

Le stade de l'Université de Montréal a «tout le temps été une place où il nous est difficile de jouer», admet le patron. Mais au fil des dernières années, ses hommes ont gagné en confiance sur la route et offrent de meilleures prestations au repère des Carabins, dit-il, malgré ce que laissent paraître les revers récents.

C'est que de l'autre côté, les Bleus s'avèrent de plus en plus à l'aise à la maison et dorénavant, «ils croient tout le temps en leurs chances» de triompher, même en déficit au pointage.

La recette des visiteurs ira comme suit : connaître un très bon départ, éviter les punitions, encore plus probables à l'attaque à cause du bruit de la foule, et limiter les revirements.

Un cadeau aux partisans

«À un moment donné, je pense qu'il y a avait toujours un petit complexe qui existait. Probablement qu'il n'est plus là. Je pense qu'on ne savait pas comment gagner non plus, avant. Là, on connaît ça un peu mieux», analyse Danny Maciocia, à propos du processus qui a mené ses Carabins sur le trône québécois depuis deux ans, battant au passage le Rouge et Or cinq fois sur six.

La défaite de 14-11 à la Coupe Dunsmore 2013, dernier titre du Rouge et Or, a constitué le point tournant. «C'est bizarre de dire qu'une défaite nous a aidés. Mais c'est là qu'on a réalisé que, oui, on peut compétitionner, oui, on mérite d'être sur le même terrain qu'eux.

«Et un avantage que Québec avait durant toute cette période de temps, c'est d'être une équipe toujours très, très confiante en ses moyens. Ça fait toute la différence au monde!» poursuit celui qui dirige les Carabins pour une sixième année. «Ça ne veut pas dire que cette confiance n'existe plus chez eux, loin de là, mais elle existe plus qu'avant chez nous. On a réduit l'écart.»

Maciocia voit bien sûr d'un bon oeil l'occasion de tenir un premier match de la Coupe Dunsmore à Montréal en 12 ans, mais reste prudent. «Si on peut se permettre de faire ce cadeau-là à nos partisans qui ne l'ont pas vécu depuis 2004, c'est sûr qu'on va essayer de faire ça pour le monde qui nous appuie. Mais s'il faut aller sur la route [le 12 novembre], ce ne sera pas la fin du monde», commente le coach.

La semaine menant à un affrontement contre les grands rivaux de l'Université Laval s'avère toujours aussi spéciale pour Maciocia et ses protégés. «Tout le monde a hâte à ce match-là», conclut l'homme de football, qui souhaite voir son équipe rafler une 14e victoire consécutive à domicile.

Côté blessés, Maciocia s'en tient à sa ligne habituelle selon laquelle les décisions ne sont pas encore prises à savoir qui jouera ou pas. Le quart-arrière Samuel Caron semble remis, lui qui avait été sonné dans le match du 1er octobre contre Sherbrooke, tandis que le porteur de ballon Sean Thomas-Erlington pourrait avoir réanimé une blessure à la cheville.

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