Rouge et Or: bilan mitigé de Hugo Richard

Mine de rien, Hugo Richard connaît une solide... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Mine de rien, Hugo Richard connaît une solide campagne. Le quart du Rouge et Or a complété 68,8 % de ses passes pour une moyenne de 281,8 verges par match.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Éternel insatisfait, le quart-arrière Hugo Richard a dressé un bilan personnel de mi-saison mitigé, vendredi soir, lors d'un entretien avec Le Soleil.

«Ça n'a pas mal été, mais ça n'a pas vraiment bien été non plus. Je suis un peu entre les deux, un peu ambigu. En général, je pense que ça va bien, mais il y a toujours place à amélioration», a affirmé le pivot de l'attaque du Rouge et Or (3-1) après l'entraînement.

D'un point de vue statistique, Richard aurait pourtant plusieurs raisons d'être comblé. Sans faire trop de bruit, il connaît une solide campagne, lui qui a complété 68,8 % de ses passes pour une moyenne de 281,8 verges par match. Des statistiques de loin supérieures à celles de l'an dernier (63,7 % et 202,7), saison au cours de laquelle il a raté deux matchs à cause d'une commotion cérébrale.

Des données qui se comparent aussi à celles de sa première saison (65,4 % et 322,3), où Richard a raflé le titre de recrue de l'année au Canada.

Pour lui, seul le premier chiffre compte. «Si j'ai complété 85 % de mes passes, mais pour 175 verges, je vais être content», a-t-il illustré. «Parce que ça veut dire que j'ai été précis dans mes passes, que j'ai pris de bonnes décisions. Pour le reste, que ce soit des passes de touché, des verges, tant que c'est pas dans les interceptions, je m'en balance», a lancé Richard, plus loquace que l'an dernier.

Sa demi-saison sans trop de hauts ni trop de bas l'a placé dans une situation inhabituelle : celle d'un athlète un peu dans l'ombre, du moins autant que peut l'être un quart du Rouge et Or de l'Université Laval. Il ne s'en plaint pas. «Personne pourrait parler de moi et ça ferait mon affaire, honnêtement», a-t-il argué. «Dans le fond, ça fait mon affaire d'être dans l'ombre, si on peut me qualifier d'y être.»

Pas de problèmes!

Richard a réservé de bons mots pour sa ligne offensive, principal point d'interrogation de l'équipe après le départ des excellents Philippe Gagnon, Charles Vaillancourt et Jason Lauzon-Séguin pour la Ligue canadienne. «Je savais que je n'allais pas avoir de problèmes, mais je ne savais pas jusqu'à quel niveau je n'aurais pas de problèmes», a dit Richard en riant. «Les gars ont répondu de façon incroyable.» Leurs erreurs dans un match se comptent sur les doigts de la main, selon lui.

Quant à son polyvalent groupe de receveurs, l'un des meilleurs au pays, il n'a pas encore montré son plein potentiel cette saison, croit le quart-arrière. Tout comme lui, comprend-on...

Face aux Redmen de McGill, dimanche au PEPS, Richard admet ne pas trop savoir à quoi s'attendre. Les adversaires changent souvent de visage contre le Rouge et Or. «J'ai appris à prendre tout ce que je vois avec un grain de sel. Chaque équipe universitaire est consciente de ses tendances. Et quand vient le temps d'un gros match, en général ça change», a expliqué l'athlète de 22 ans, vantant les qualités athlétiques des joueurs de McGill.

Gérer son caractère

Exigeant envers lui-même et les autres, Hugo Richard admet ne pas toujours avoir été un parfait coéquipier. Autant au collégial qu'à ses deux premières saisons avec le Rouge et Or, il a souvent montré des signes de frustration sur le terrain. Une facette psychologique de son jeu nettement améliorée en 2016.

«C'était une chose sur laquelle je devais travailler», a reconnu le quart-arrière, vendredi. «De ne pas m'emporter, que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises choses. De toujours rester un peu la référence émotionnelle pour tout le monde. De rester concentré quand ça va bien et quand ça va mal. Même si ça allait bien en 2014 [sa saison recrue], il y a beaucoup d'endroits où je perdais le contrôle. J'ai mis l'emphase là-dessus cet été», a expliqué Richard, ajoutant que l'un de ses trucs est d'avoir évité le stress pendant la saison morte. «Je voulais vraiment passer beaucoup de temps avec les gars. Travailler sur mon esprit d'équipe, mon implication dans l'équipe. [...] En fin de compte, je manque des passes, comme un receveur peut échapper un ballon...»

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