Sébastien Serré, la troisième tête du «monstre»

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Sébastien Serré est un des trois porteurs de ballon du Rouge et Or.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Souvent perçu comme le troisième porteur de ballon du Rouge et Or derrière Christopher Amoah et Vincent Alarie-Tardif, Sébastien Serré a été autant utilisé que ses deux compères réunis, samedi dernier, dans la victoire de 49-4 contre Mount Allison.

Serré n'avait pourtant effectué aucune portée lors des deux premiers matchs de la saison. «On n'avait pas été en mesure de l'utiliser comme on le voulait», a indiqué le coordonnateur offensif de l'Université Laval, Justin Ethier, après l'entraînement de l'équipe mercredi soir.

«C'était important pour nous d'avoir une bonne rotation des trois porteurs», a ajouté Ethier. «Sébastien est possiblement le meilleur receveur de passes des trois. C'était important de l'impliquer là-dedans. Dans les deux dernières semaines, on l'a plus vu. On va essayer d'utiliser les trois le mieux possible.»

Après cinq courses lors du match numéro 3, Serré a porté le ballon à 13 reprises pour des gains de 55 verges dans le quatrième et dernier en date, au Nouveau-Brunswick. Ses statistiques auraient été plus impressionnantes si une poussée de 44 verges n'avait pas été annulée en raison d'une pénalité au quatrième quart. 

Force est de constater, toutefois, que la majorité de ses courses ont été effectuées en deuxième demie, alors que le match était déjà dans la poche pour la troupe de Glen Constantin.

Serré ne s'en cache pas, il a hâte d'obtenir pareille utilisation dans une situation plus corsée, contre une équipe de premier plan. «C'est sûr, dit le Lévisien. Mais on a vraiment de bons porteurs ici avec Chris Amoah et Vince Alarie. Ça dépend tout le temps du plan de match de Justin. Mais lorsqu'il va appeler mon numéro, je vais être bien content. J'ai hâte à ce moment-là.»

Il n'y a toutefois aucune jalousie entre les trois porteurs de ballon, assure Serré, une petite bombe de 5'9'' et de 185 livres. Seulement une saine rivalité doublée d'une amitié sincère, née lors de leur année recrue avec le Rouge et Or, en 2014.

«On a vraiment une bonne chimie. On est toujours contents quand un des trois fait un bon coup. C'est une belle compétition. On se challenge tout le temps. On reste tout le temps des amis», dit-il.

Mieux préparé

Ils sont désormais des vétérans. En plus de former le «monstre à trois têtes» de l'attaque au sol du Rouge et Or, ils ont un rôle de mentor pour les jeunots qui un jour prendront leur place. Pour Serré, il s'agit d'une excellente façon d'améliorer son propre jeu.

«Je m'implique plus avec les jeunes», a confirmé l'étudiant en finances. «C'est rendu moi, un peu, qui leur montre les jeux et les ajustements. Ça fait en sorte que je suis encore plus à jour sur mon playbook. Je suis vraiment mieux préparé que les dernières années.»

Et même s'il n'y pense pas, ses prochains adversaires ont été ses plus grandes victimes. La saison dernière, Serré a connu le match de sa carrière contre les Redmen de l'Université McGill, une performance de 109 verges en 14 courses, ponctuée de deux touchés.

Redmen: un début de saison au goût de Hilaire

Malgré l'absence de leur quart partant, Nicolas English, depuis la mi-chemin du premier match, les Redmen connaissent un début de saison au goût de leur entraîneur-chef, Ronald Hilaire. Avec deux victoires en quatre sorties, McGill peut toujours aspirer à une place en séries, son principal objectif de la campagne.

Mais les Redmen se relèvent d'une défaite au «goût amer» face au Vert & Or de Sherbrooke. Revers de 20-11 subi alors que le formation menait 11-4 après le troisième quart. Même s'il a un impressionnant total de 20 recrues en uniforme cette saison, Hilaire refuse de blâmer l'inexpérience de ses joueurs pour ce retour de l'adversaire.

«C'est notre inhabileté à prendre le contrôle du match dans les trois premiers quarts qui explique notre défaite», et non un effondrement dans le dernier droit, analyse l'entraîneur de deuxième année, qui a ramené les Redmen dans la course l'an dernier (3-5), après leur saison sans victoire en 2014.

«Sans complexe»

La troupe du coach de 30 ans se pointera au PEPS «sans complexe», dimanche, pour sa rencontre face au puissant Rouge et Or. «À tous les matchs, c'est réaliste de viser une victoire», lance Hilaire, aucunement frustré par la présence des deux meilleures équipes au Canada - Montréal et Laval - dans sa division. «J'adore ça», dit-il, convaincant. «En tant que compétiteur, c'est toujours ce que tu veux : te mesurer aux meilleurs.»

Après Laval dimanche, McGill affrontera Bishop's, Concordia et Montréal d'ici la fin de la saison. L'an dernier, il a fallu une fiche de 4-4 pour atteindre les séries. Les Redmen devront logiquement remporter au moins deux de leurs quatre derniers matchs. Avec English blessé à l'épaule, le quart recrue Frédéric Paquette-Perreault se charge du gros de l'attaque des Redmen. Il devrait amorcer la rencontre contre le Rouge et Or.

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