Les Mounties démontés 49-4 par le Rouge et Or

Vincent Alarie-Tardif a récolté 90 verges de gains... (La Presse canadienne, Ron Ward)

Agrandir

Vincent Alarie-Tardif a récolté 90 verges de gains contre les Mounties, samedi à l'Université Mount Allison.

La Presse canadienne, Ron Ward

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sackville) «Je pense que le voyage en autobus a été plus dangereux que la game», a laissé tomber Glen Constantin, après l'écrasante victoire de son Rouge et Or 49-4.

Pas question de manquer de respect à l'endroit de ses hôtes de l'Université Mount Allison, avant de quitter le Nouveau-Brunswick, samedi en fin d'après-midi. Les Mounties ont offert un accueil chaleureux doublé d'un stade rénové grâce aux 1,8 million $ amassés en trois mois par les anciens du programme.

Une jeune et jolie spectatrice proposait même des baisers d'au revoir aux joueurs du Rouge et Or, à l'heure de remonter dans les deux autocars. Ça, si ce n'est pas de l'accueil...

Les autocars ont constitué la principale inquiétude de l'entraîneur-chef du club de foot de l'Université Laval durant ce séjour de moins de 72 heures dans les Maritimes. Ou plutôt ceux qui en tenaient le volant. Mauvais chemin jeudi, accident vendredi. «J'ai dit aux gars : "La partie la plus difficile s'en vient, le retour en bus"», rigolait Constantin, au sortir du terrain.

Car «on savait que ce n'était pas une équipe au niveau de notre conférence. C'était donc important de jouer à notre niveau quand même», a-t-il admis. «On a fait quelques erreurs ici et là, mais, en général, on est satisfaits de notre prestation.»

Vite et fort

Les hommes de Constantin ont frappé vite, fort et beaucoup contre des Mounties visiblement pas à la hauteur dès le départ. Le Rouge et Or détenait une avance de 16-0 après un quart et de 27-2 à la demie malgré quelques longues passes loupées et deux placements ratés de la part des meneurs.

Le quart Hugo Richard a joué un rôle important dans les quatre touchés. Deux sur des passes de 25 et 7 verges à Anthony Auclair et à Benoît Gagnon-Brousseau; deux autres par ses propres moyens, courses du quart de huit et cinq verges.

Comme la plupart des autres partants, Richard a été retiré du jeu après 45 minutes de jeu et un pointage de 41-2. Le pivot a complété l'après-midi avec 24 passes réussies en 37 (65 %), dont 30 tentées en première demie, pour des gains de 292 verges. Samuel Chénard (6 en 8, 115 verges) a complété la rencontre.

Trois receveurs de plus de 75 verges en Auclair (5 attrapés pour 81 verges), Alexandre Savard (3/77) et Félix Faubert-Lussier (5/76), ainsi qu'un porteur presque à la centaine, Vincent Alarie-Tardif (6 courses pour 90 verges).

«On aimerait marquer un touché à chaque possession, mais une chance que ça ne s'est pas produit en première demie parce que ç'aurait été 60-0 et ça n'aurait pas été l'fun», a constaté le coordonnateur à l'attaque Justin Ethier. Son unité a inscrit au moins un point au terme de 6 de ses 10 possessions de la première demie, deux fois pour un majeur.

«La bonne nouvelle, c'est qu'ils nous ont arrêtés, alors on a pu jouer pendant trois quarts», a poursuivi Ethier, dont les protégés ont dominé 594-180 au chapitre des verges gagnées et 31-9 pour les premiers essais. Point négatif, les longues remises de bottés de dégagement ont souvent été ardues.

«On va travailler là-dessus. On est rendu à notre quatrième gars pour ce travail, un quart-arrière qui faisait ça à l'école secondaire [Christian Dallaire]», a promis Constantin, déplorant la perte de l'ailier Marc-Antoine Ouellet, qui pourrait faire le boulot, victime de doigts tordus durant l'échauffement.

Perdre avec plus d'enthousiasme

Rarement a-t-on vu une équipe rester aussi enthousiaste dans la défaite, surtout une correction aussi sévère. Les Mounties ont au moins le mérite d'avoir mis toute la gomme qu'ils avaient contre le Rouge et Or. À la demande express de leur coach.

Chaque gros jeu des locaux sur le terrain était accueilli par une explosion de joie au banc. Chaque plaqué violent célébré, chaque attrapé spectaculaire appuyé. Ça criait, ça sautait. Même si, au tableau de pointage, ils n'ont jamais rien eu à fêter.

«Lors de nos deux premiers matchs, nos gars n'étaient pas tellement enthousiastes et on leur en a parlé», a expliqué l'entraîneur-chef de Mount Allison, Scott Brady. «La semaine passée, contre Saint Mary's, notre quart-arrière a réussi une course de 83 verges et les gars au banc ne semblaient pas plus contents qu'il le faut. Tandis qu'aujourd'hui, ils ont bien répondu. C'est une bonne amélioration. Ils étaient sincères dans leur excitation.»

Dès l'entrée sur le terrain, les joueurs des deux équipes se sont affrontés du regard à courte distance de la ligne médiane. Sans pouvoir entendre la teneur des propos lancés de part et d'autre, on ne parlait pas que des yeux. Ça jappait fort.

«Ç'avait été la même chose en 2013», lors de la dernière visite du Rouge et Or à Sackville, explique le centre-arrière de quatrième année Anthony Auclair. «C'est leur routine d'avant-match, je crois. Mais honnêtement, je trouvais ça juste drôle.»

Auclair affirme que ce n'est pas des insultes qui provoquaient les accrochages durant la rencontre, mais plutôt un jeu physique soutenu jusqu'au sifflet. «Ils n'ont pas parlé tant que ça. Ils ne sont pas très techniques, mais ils donnent l'effort maximum sur chaque jeu et j'ai du respect pour ça», a confirmé l'auteur de cinq attrapés pour des gains de 81 verges et un touché.

Une tactique «de bonne guerre»

L'entraîneur-chef Glen Constantin estimait la tactique adverse «de bonne guerre». «On ne fonctionne pas à talent égal, donc ils avaient besoin de ce côté émotif pour pouvoir donner leur meilleure prestation», évalue le patron du Rouge et Or.

Selon Brady, un revers aussi cinglant ne risque pas de saper le moral de ses troupes, en apparence si musclé durant l'affrontement. «C'est bien pour nos joueurs de voir c'est quoi, une équipe qui aspire à la Coupe Vanier, à quoi ressemble l'excellence au football universitaire canadien. Voilà ce que vous devez faire pour atteindre ce niveau!»

«Malgré le pointage, il y a une tonne de bonnes choses à tirer d'avoir disputé quatre quarts contre eux», est convaincu Brady. «Notre confiance ne baissera pas. Même qu'après ça, elle devrait augmenter», avance celui qui dit avoir décelé du progrès chez son quart-arrière recrue de 18 ans, l'Ontarien Jakob Loucks, malgré un faible taux de réussite de 44 % par la passe (14 en 32) dans le match. Les Mounties sont 0-3.

Autre balayage québécois

Autre balayage pour le Québec contre les Maritimes avec quatre victoires en quatre, samedi. Au contraire du Rouge et Or (3-1) et des Carabins de Montréal (4-0), victorieux 63-1 à Acadia (1-2), les Stingers de Concordia (2-2) ont trimé dur pour vaincre 17-11 les X-Men de St. FX (2-1) et les Gaiters de Bishop's (1-3) encore plus pour venir à bout 30-29 des Huskies de St. Mary's (1-2). Le quart-arrière recrue des Gaiters Jaeden Marwick a rejoint deux fois le receveur Zach Graveson pour le majeur au quatrième quart, effaçant un déficit de 29-17. La conférence Québec affiche un dossier de 68-23 depuis l'instauration de duels interconférences contre l'Atlantique, 25-3 depuis six ans. Pendant ce temps, à McGill, le Vert & Or de Sherbrooke (2-2) a inscrit 16 points sans réplique au quatrième quart pour se sauver avec une victoire de 20-11 aux dépens des Redmen (2-2) et peut-être sauver sa saison. Après avoir disputé la deuxième demie contre le Rouge et Or, la semaine passée, Jean-Christophe Bourque-St-Hilaire était de retour au poste de quart pour Sherbrooke.  

Pas de touché... bis

Mathieu Betts... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 5.0

Agrandir

Mathieu Betts

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pour un deuxième match consécutif, le Rouge et Or n'a pas accordé de touché. Même que la défensive n'a donné aucun point aux Mounties, les quatre points découlant de touchés de sûreté. «Il faut continuer, si c'est possible. Je ne dis pas que l'équipe dépend de nous et qu'à chaque rencontre, on ne donnera pas de touché. Mais on est prêts à le faire», a commenté l'ailier défensif étoile Mathieu Betts. Son homologue Edward Godin a réussi deux sacs au profit des vainqueurs. «Aux plans tactique et stratégique, on a bien exécuté ce qu'on avait à faire. On était super bien préparés. Dans l'autobus pendant 10 heures, on a parlé de foot. On était à l'hôtel, on parlait de foot. C'est plaisant de faire une grosse semaine de préparation et ç'a donné des résultats», a dit Betts, dont l'unité a limité Mount Allison à 52 verges de gains au sol.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer