Prouver son sérieux

Vendredi, Edward Godin et le Rouge et Or... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Vendredi, Edward Godin et le Rouge et Or prendront la route du Nouveau-Brunswick, où ils affronteront les Mounties de Mount Allison samedi.

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) À part une victoire, dur de voir ce que le Rouge et Or retirera sur le plan sportif de ce périple au Nouveau-Brunswick, dont le départ sonne jeudi midi.

«On passe deux soirées à l'hôtel. C'est une bonne chance de prouver aux coachs qu'on est sérieux dans nos démarches», soulève l'ailier défensif Edward Godin.

Joueurs et entraîneurs du club de football de l'Université Laval s'embarquent pour 800 km d'autocar jusqu'à Sackville, où ils affrontent samedi (13h, heure du Québec) les Mounties à l'Université Mount Allison.

Plus long voyage pour l'équipe depuis trois ans et d'ici à une éventuelle participation à la grande finale canadienne de la Coupe Vanier, le 26 novembre, à Hamilton, où ils iraient sans doute en avion.

Le Rouge et Or n'a pas perdu dans les Maritimes depuis 2007. Les matchs interconférences Québec-Maritimes tournent presque toujours à l'avantage des équipes de la Belle Province, ici ou là-bas. L'an dernier, les équipes du Québec ont encore balayé la fin de semaine 4-0.

«Les équipes comme Bishop's, McGill et même Concordia, c'est bien qu'elles continuent à jouer contre les équipes des Maritimes», affirme le secondeur Daniel Tshiamala, joueur de l'UL qui évoluait l'an dernier dans la conférence Atlantique, avec Saint Francis Xavier.

«Quant à Laval et Montréal, ça donne de l'expérience aux équipes des Maritimes de les affronter, ça leur donne confiance de joueur contre d'aussi bons joueurs. D'avoir joué contre Laval l'an passé [avec St FX], ça m'a aidé de savoir que je pouvais jouer à ce niveau et que je pouvais m'améliorer. C'est bon pour la croissance des équipes des Maritimes», croit Tshiamala.

Esprit de corps

Les visiteurs iront toutefois chercher plus que de bons sentiments. La création d'un esprit de corps passe souvent par ce genre d'expérience de groupe. Godin se souvient du dernier passage du Rouge et Or à Mount Allison, en 2013.

Le frère de sa mère habite dans la région. Son oncle et sa tante l'avaient accueilli en roi, il y a trois ans, lui qui était à l'époque une recrue universitaire. Ils seront encore là samedi, fiers de leur neveu.

«C'est un voyage d'affaires», insiste néanmoins Godin, avouant que deux soirs à l'hôtel constituent une bonne façon d'évaluer le niveau d'implication de chaque joueur. «Disons que c'est plus difficile de rester focalisé», laisse-t-il tomber, sourire en coin.

Le convoi s'ébranle ce midi à partir du PEPS et mettra pied à terre à Moncton, lieu officiel de campement. Sackville est à une trentaine de minutes au sud-est de Moncton, à 10 minutes de la Nouvelle-Écosse.

Léger entraînement de révision à Mount Allison vendredi après-midi, longtemps après que leurs rivaux du lendemain eurent foulé le terrain, dès 6h30 le matin. Méthode instaurée par le nouvel entraîneur-chef Scott Brady la veille des matchs disputés en après-midi.

«C'est exactement ce dont nous avons besoin»

À 29 ans, l'entraîneur-chef de Mount Allison, Scott... (Paul Lynch, fournie par l’Université Mount Allison) - image 3.0

Agrandir

À 29 ans, l'entraîneur-chef de Mount Allison, Scott Brady, est le plus jeune au Canada à occuper ce poste.

Paul Lynch, fournie par l’Université Mount Allison

Difficile de croire qu'après un désappointant début de saison de deux défaites, les Mounties de Mount Allison soient enchantés d'accueillir le Rouge et Or, samedi. «C'est génial! C'est exactement ce dont nous avons besoin en ce moment», assure pourtant l'entraîneur-chef Scott Brady, au téléphone.

«Nos gars ont besoin de voir de quoi a l'air une équipe qui exécute et joue au maximum durant quatre quarts», poursuit-il. Ce que ses hommes n'ont pas fait jusqu'ici cette saison. Surtout dans le revers de vendredi dernier à l'Université Saint Mary's, où ils ont gâché une avance de 27-2 acquise au deuxième quart pour finir par s'incliner 32-27.

«Ç'a été une dure leçon», soupire Brady. «Mais ç'a permis aux gars d'apprendre qu'il faut jouer 60 minutes au complet, jouer à notre maximum du début à la fin. Le bon côté, c'est qu'on a eu une chance de gagner nos deux matchs. Mais à ce niveau, il faut exécuter chaque jeu à son mieux, du premier au dernier.

«Ça fait partie de la courbe d'apprentissage», estime le coach, qui compte sur une jeune équipe et plusieurs nouveaux partants, dont le quart-arrière recrue Jakob Loucks. Même s'il est à Mount Allison depuis 2006, d'abord comme joueur puis comme entraîneur à compter de 2010, Brady est lui-même une recrue au poste d'entraîneur-chef universitaire. À 29 ans, il est aussi le plus jeune au Canada à occuper ce poste.

Il garde frais en mémoire le revers de 48-21 lors de la dernière visite du Rouge et Or à Sackville (N.-B.), en demi-finale canadienne de 2013. Défaite, certes, mais qui avait donné un élan victorieux à la campagne suivante des Mounties, invaincus durant la saison régulière et champions de conférence en 2014. «On n'avait pas exécuté comme on voulait en début de match [c'était 21-0 Laval après un quart], mais une fois calmés, les gars ont fait des belles choses. Ils ont réalisé : ''O.K., c'est ça, la meilleure équipe au pays. On a encore du travail à faire, mais on n'est pas si loin.''»

Constantin content pour Chapdelaine

Sans se dire surpris, Glen Constantin ne s'attendait pas à voir son prédécesseur et ancien patron Jacques Chapdelaine accéder au poste d'entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, en début de semaine. «L'an passé, ils avaient nommé deux entraîneurs adjoints en Kavis Reed et Noel Thorpe, alors j'aurais pensé que la logique serait allée dans ce sens-là. Mais je ne suis pas assez ça pour dire si je suis surpris ou pas», a commenté l'entraîneur-chef du Rouge et Or, mercredi soir, au sortir de l'entraînement quotidien au PEPS.

Constantin en est à sa 16e campagne à la tête du club de football de l'Université Laval. Il a remplacé Chapdelaine en décembre 2000, après quatre ans sous sa gouverne comme coordonnateur défensif. «Je suis content pour lui, c'est un bon coach. C'est un gars qui a les connaissances nécessaires, un gars ordonné, structuré et discipliné. De ce qu'on lit dans les journaux et entend à la télé, c'est de ça que les Alouettes ont besoin. Alors c'est un bon choix pour terminer la saison.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer