Sus aux échappés

Le porteur de ballon du Rouge et Or,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le porteur de ballon du Rouge et Or, Christopher Amoah (20), qui a commis trois échappés en deux matchs, s'est exercé à bien protéger le ballon lors de l'entraînement de mercredi.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) À sa première saison comme principal porteur de ballon du Rouge et Or, Christopher Amoah est plongé dans le bain d'eau chaude avec trois échappés en deux matchs.

«Quand ça ne va pas comme on veut et qu'on commet des échappés, on espère limiter ça à zéro dans le futur», a reconnu le numéro 20, mercredi soir, au sortir de l'entraînement quotidien tenu au stade du PEPS de l'Université Laval. «Comme porteur, on se fait une fierté de tenir le ballon et les échappés, on ne veut jamais que ça se produise», explique-t-il, révélant mettre l'accent sur cet aspect du jeu à l'entraînement pour «s'assurer de protéger le ballon».

Une situation dont le coordonnateur offensif du Rouge et Or, Justin Ethier, s'est avoué inquiet, samedi, après la victoire à Concordia. En plus d'un échappé officielle dans ce match, Amoah avait jonglé avec un ballon au moins une fois et échappé une passe qu'il aurait dû capter. 

À sa troisième campagne dans les rangs universitaires, Amoah voit ses responsabilités s'accroître. Le voilà premier en ligne pour courir. En deux rencontres, il revendique déjà 26 portées pour 122 verges de gains nets. Une moyenne de 4,7 verges par course, importante baisse en comparaison de ses deux premières saisons où il avait maintenu des moyennes de 8,3 et 7,9 verges.

Trio de porteurs

Amoah est utilisé dans des situations souvent plus corsées que par le passé, toujours opposé aux partants défensifs de l'autre équipe. Et sollicité beaucoup plus en quantité de jeux, donc peut-être un peu plus prévisible pour le camp adverse. Sans compter la fatigue qui s'installe au cours d'un match.

«J'approche chaque rencontre comme je le faisais à mes deux premières années à Laval», assure le principal intéressé. «J'essaie de ne pas trop me stresser avec le fait d'être premier porteur et j'essaie de performer comme je sais que je peux le faire», indique celui qui se réclame de la grande tradition des porteurs de ballon du Rouge et Or.

«Les gars avant moi comme Maxime Boutin et Guillaume Bourassa nous ont montré ce que c'est que d'être un porteur de ballon à l'Université Laval et nous, on espère poursuivre la tradition.»

Ce «nous», c'est son trio de porteurs de troisième année avec Vincent Alarie-Tardif et Sébastien Serré. Tous recrutés en 2014. Amoah a depuis pris la pole à cette position. En deux saisons et deux matchs, il cumule 145 portées contre 59 pour Alarie-Tardif et 27 pour Serré.

Contre le Vert & Or de Sherbrooke, dimanche midi, Amoah et ses coéquipiers feront face à une défensive «très forte» offrant des schémas défensifs différents des autres formations, selon lui. Ce qui n'a pas empêché les porteurs du Rouge et Or d'empiler plus de 200 verges d'attaque au sol (223 et 244) lors des deux affrontements contre Sherbrooke, l'an passé. Voyons s'ils répéteront.

Trouver la faille

Marc-Antoine Varin explique son superbe bloc d'un botté de placement qui a mené au premier touché du Rouge et Or, samedi dernier, à Concordia. «En voyant le film du match précédent des Stingers, on savait que le jeu allait fonctionner. Mathieu Bertrand [entraîneur responsable des unités spéciales] a trouvé une faiblesse dans leur formation et il a dessiné le jeu parfait. J'ai été l'heureux élu, ç'aurait pu être n'importe qui d'autre. Je suis juste passé dans le trou, je ne me suis pas fait toucher. Tu rentres là, tu bloques le ballon. Pour ma part, ça ne pouvait pas être plus facile que ça! Je savais que je bloquais le botté sur ce jeu-là. Mais je n'aurais pas pu deviner que ça deviendrait un touché.

«J'ai bloqué le botté, essayé de trouver le ballon et dès que j'ai vu que Mathieu Betts l'avait dans les mains, là, je savais qu'on le ramenait pour le touché.» Auteur d'une cavalcade de 84 verges, Betts en a été quitte pour le souffle court et son premier touché dans les rangs universitaires. Seul hic, les Stingers ont aussitôt répliqué avec un majeur sur le botté d'envoi d'après-touché. Retour de 104 verges! Et tout était à recommencer.

Le V&O a «la ferme intention de courir le ballon»

L'entraîneur-chef du Vert & Or, David Lessard... (Photothèque Le Soleil) - image 4.0

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L'entraîneur-chef du Vert & Or, David Lessard

Photothèque Le Soleil

David Lessard ne fait pas de cachettes sur la stratégie offensive du Vert & Or en vue du match de dimanche midi, à Québec, contre le Rouge et Or. «Faut qu'on coure la balle si on veut espérer sortir du PEPS avec une victoire», constate l'entraîneur-chef du club de football de l'Université de Sherbrooke.

«C'est la thématique du Vert & Or en 2016 d'être plus physique et s'imposer au sol», explique-t-il. «Ce qui a fait défaut dans la défaite contre McGill [19-18, samedi dernier]. On va se présenter dimanche avec la ferme intention de courir le ballon et d'amasser des verges avec Isaac Lauzon ou Félix Marquis-Chevrier. Ces deux-là sont capables d'aller chercher des verges au sol.»

Sherbrooke amorce l'ère post-Jérémi Roch. Le super quart-arrière a fini sa carrière universitaire et Alexandre Jacob-Michaud tient dorénavant les rênes de l'attaque. Le pivot recrue possède des habiletés hors du commun, assure son patron. Mais fait aussi «partie de ce groupe de joueurs capables de mieux jouer». «Dans son cas, c'est deux ou trois jeux où il doit prendre de meilleures décisions. Mais on est en voiture. Alex a la maturité de gérer le match de dimanche et de bien jouer», croit Lessard.

«Même chose pour le botteur Pierre-Antoine D'Astous, autre joueur-clé de première année. Il a raté deux placements qui se seraient avérés victorieux dans les trois dernières minutes du revers surprise contre McGill. Mais ça ne change pas qu'il a toute ma confiance. Tant que les jeunes travaillent, qu'ils sont rigoureux, que tu les sens passionnés et déterminés, je vais supporter ça à 100 %», conclut le coach.

Rappelons que contre le R et O, samedi dernier, Concordia a tenté d'exploiter l'attaque terrestre beaucoup plus que prévu. Au bilan, moins de 100 verges cumulées par la course au terme des quatre quarts.

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