Le Rouge et Or gagne sans convaincre

Surveillé par William Ladouceur des Stingers, Félix Lechasseur,... (La Presse, Bernard Brault)

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Surveillé par William Ladouceur des Stingers, Félix Lechasseur, du Rouge et Or, n'a pu capter la passe du quart Hugo Richard sur cette séquence.

La Presse, Bernard Brault

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(Montréal) C'était loin d'être parfait. Mais le Rouge et Or a récolté sa première victoire de la saison, samedi, 37-18 aux dépens des Stingers de Concordia.

«On est contents d'avoir gagné, mais pas satisfaits. On va prendre notre victoire, continuer à travailler, à corriger et à progresser», a commenté Glen Constantin.

Après le revers contre Montréal, l'entraîneur-chef du club de football de l'Université Laval affirmait cette semaine que ses hommes avaient «des choses à prouver». Ils l'ont fait, mais sans toujours convaincre.

«Des carences de nos unités spéciales ont été exploitées», a analysé Constantin, référant à un botté d'envoi retourné pour 104 verges et un touché par les Stingers, au premier quart.

Réponse immédiate au botté de placement bloqué par Marc-Antoine Varin et ramené sur 84 verges par Mathieu Betts pour le majeur sur la séquence précédente. Deux jeux spectaculaires, mais qui s'effaçaient au pointage.

«Mais ce qui me désappointe, c'est le troisième quart. Offensivement, on a bien joué les trois quarts de la game, à part le troisième. Concordia n'a pas vraiment apporté d'ajustements et on a un seul premier jeu dans le troisième quart au complet. C'est inacceptable.»

Comme la semaine passée contre les Carabins. Constantin en a d'ailleurs parlé aux joueurs dans le vestiaire à la demie, sans résultat concret. «On se doit de mieux répondre à l'adversité», tranche le patron.

Il avait vu sa troupe prendre une confortable avance de 26-7 après 30 minutes de jeu, grâce aux touchés de Betts, de Vincent Alarie-Tardif (course, 4 verges) et de Félix Faubert-Lussier (passe, 4 v). Mais l'attaque du Rouge et Or n'a pas inscrit d'autre point avant le milieu du quatrième quart, encore Alarie-Tardif (course, 22 v).

Plus de course

À 26-12 après trois quarts, tout était donc possible pour les Stingers soutenus par la grande majorité des 4213 spectateurs. Après la rencontre, on entendait que Concordia venait d'offrir sa meilleure opposition contre Laval sur un terrain de football depuis 10 ans.

«Dix ans? Je ne sais pas. Mais c'était certainement le match le plus compétitif contre Laval depuis que je dirige cette équipe», a reconnu l'entraîneur-chef Mickey Donovan, qui commence sa troisième campagne à la barre. «Je sens qu'on peut les affronter n'importe quand.

«Mais on a fait trop d'erreurs sur les unités spéciales et échappé quelques ballons qui auraient dû être attrapés par nos receveurs. Mais on n'a pas raison de baisser la tête», estimait Donovan.

Les Stingers ont utilisé la course comme arme offensive beaucoup plus que prévu, surtout en première demie. Le porteur de ballon Jean-Guy Rimpel a effectué 12 de ses 14 courses avant l'entracte. 

«On a maintenant la ligne offensive, on a les porteurs de ballon, on est là! Et ça ouvre encore plus notre jeu aérien. Quand je dis qu'on vise la Coupe Vanier, on vise la Coupe Vanier!» insiste Donovan.

Constantin et le coordonnateur défensif du Rouge et Or Marc Fortier ont dû aiguiser leurs crayons pour revoir le plan de match, mais les Stingers n'auront finalement pas franchi le cap des 100 verges gagnées au sol. Le quart Trenton Miller a cumulé 361 verges de gains aériens, mais 189 du lot au quatrième quart.

«Ça devient notre défaut»

Le quart Hugo Richard (4) s'explique très mal... (La Presse, Bernard Brault) - image 3.0

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Le quart Hugo Richard (4) s'explique très mal que l'offensive du Rouge et Or tourne au ralenti au retour de la pause de la demie. Pour sa part, le porteur de ballon Christopher Amoah (20) a encore commis un échappé samedi, après les deux de la semaine passée.

La Presse, Bernard Brault

Pour un deuxième match en deux cette saison, Hugo Richard s'explique très mal le manque d'ardeur au travail de l'attaque au retour de la pause de la demie. Mais chose certaine, le Rouge et Or doit y voir au plus vite.

«C'est le genre de chose que tu ne peux pas savoir pourquoi ça se passe. Mais ça ne revient pas aux coachs de trouver une solution, ça revient aux joueurs de sortir mieux. L'an passé, on n'avait pas de problème avec ça. Maintenant, ça devient notre défaut», a analysé le quart-arrière partant du Rouge et Or.

Richard a compilé des bons chiffres dans la victoire de 37-18 à Concordia, samedi. Dix-neuf passes complétées en 27 tentatives pour un taux de réussite de 70 %, 209 verges de gains, une passe de touché et une interception. Mais l'impression générale qu'il garde de sa performance face aux Stingers ne comporte pas de licorne ni d'arc-en-ciel.

«C'était couci-couça...» Par rapport au match de la semaine passée contre Montréal, «j'ai pris des décisions un peu plus éclairées, j'ai été un peu plus conservateur, je n'ai pas trop pris de chances. Mais j'ai fait des erreurs de jugement, des placements de ballon qui n'étaient pas parfaits. Je dois travailler à éradiquer ces erreurs-là», insiste le fier numéro 4.

Et ses 14 passes réussies en 16 (88 %) en première demie? «Quatorze en 16, mais les deux autres sont de ma faute [dont une interceptée]. Donc, ça devrait être 16 en 16. Veux, veux pas, c'est ça que c'est!»

Amoah doit mieux tenir le ballon

Supérieur immédiat de Richard et coordonnateur offensif du Rouge et Or, Justin Ethier ne parvenait pas non plus à mettre le doigt sur le bobo. «On a connu un premier quart ordinaire et le deuxième quart a été mieux. Alors, j'espérais qu'au troisième quart on allait sortir forts et finir le match, mais ça n'a pas été le cas. On a eu de la misère à décoller», se grattait-il la tête, à la porte du vestiaire.

La défensive des Stingers resserrée contre le jeu au sol serait une piste de solution pour cette rencontre-ci. Ethier se disait néanmoins heureux de la production terrestre de son unité. Tout en constatant que son porteur principal, Christopher Amoah, n'avait pas toujours les mains sûres pour transporter le ballon. Il a encore commis un échappé, après les deux de la semaine passée.

«Je l'ai remarqué, dont une fois devant le banc où il a un peu jonglé. C'est sûr que ça me dérange. C'est quelque chose qu'on se doit de travailler. Mais ce dont je suis content, c'est d'avoir pu plus voir Vincent Alarie-Tardif [auteur de deux touchés et 52 verges en sept courses].

«Vincent a démontré être un porteur qui peut vraiment courir nord-sud, alors on a avancé sur ce plan-là en ayant deux porteurs. On va éventuellement intégrer Sébastien Serré à tout ça», annonce Ethier. Pour l'instant, c'est la recrue Alexis Côté qui a eu les miettes de fin de match samedi avec quatre portées.

Un touché tout préparé

Le jeu du match pour le Rouge et Or dans la victoire contre Concordia revient à Mathieu Betts pour la tentative de placement de 25 verges bloquée ramenée sur 84 verges pour le majeur. Un jeu qui a «donné le ton au match», se félicitait l'ailier défensif étoile. Mais Betts rendait surtout hommage à son coéquipier auteur du fameux bloc, Marc-Antoine Varin, ainsi qu'à l'entraîneur responsable des unités spéciales et concepteur du schéma de jeu, Mathieu Bertrand. «Coach Bertrand l'avait planifié comme ça pour que Varin aille le bloquer et il l'a fait, alors chapeau aux deux. Quant à mois, j'ai vu le ballon, je l'ai pris et je n'ai rien d'autre à dire là-dessus. Le touché, je vais le prendre. Si ça pouvait être ainsi chaque semaine, je ne dirais pas non», a rigolé Betts, conscient du coup de chance.  


McGill surprend Sherbrooke 19-18

En avance 16-0 après 20 minutes de jeu, le Vert & Or voguait vers une victoire facile, samedi. Mais les Redmen de McGill n'ont jamais abandonné et ils ont arraché un gain de 19-18, une première pour eux à Sherbrooke depuis 2004. Coupables de six revirements, les Redmen ont profité d'un placement raté à 34 secondes de la fin pour concrétiser leur remontée. Le botteur recrue du Vert & Or, Pierre-Antoine D'Astous, a loupé l'ultime coup de pied de 36 verges. Il en avait auparavant réussi deux à des distances de 36 et 37 verges, mais aussi raté deux autres de 40 et 33 verges. D'Astous a manqué deux placements dans les trois dernières minutes. Dans un affrontement marqué par plusieurs erreurs de part et d'autre, les seuls touchés appartiennent au retourneur de dégagement Samuel Polan (Sherbrooke), un retour de 68 verges, et au porteur de première année de McGill Anthony Deschamps, une course de cinq verges, au troisième quart. McGill a dominé 447-240 dans la colonne des verges offensives nettes.  

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