Betts au-delà des chiffres

À sa deuxième saison avec le Rouge et... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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À sa deuxième saison avec le Rouge et Or, Mathieu Betts est devenu un jeune vétéran, un leader. Il a même été nommé parmi les six capitaines de l'équipe.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Après son irrésistible saison recrue, le joueur de ligne défensive Mathieu Betts ne craint pas de devenir l'homme d'une seule statistique : les sacs du quart.

Les amateurs du Rouge et Or espèrent le voir abaisser la marque canadienne de 12,5 sacs. Betts est venu à une réussite de le faire, l'an dernier. Le jugeront-ils sévèrement s'il est loin de l'atteindre? La recrue de l'année au Canada en 2015 ne s'en fait pas trop avec ça, mais reconnaît du même souffle le rôle-clé de cette colonne de chiffres.

«Sac du quart, ça reste une statistique importante pour un joueur de ligne défensive. C'est comme un attaquant au hockey qui ne compte pas de buts... Les gens ne vont pas le trouver bon. Mais même si je n'ai pas les statistiques de l'an passé, des gars comme Edward Godin et Vince Desjardins vont prendre la relève», a indiqué le colosse de 6'3'' et de 250 livres, mercredi, après l'entraînement des siens.

Le numéro 9 a déjà une réussite au compteur : un sac acquis dans la défaite de 24-21 face aux Carabins de l'Université de Montréal, samedi dernier. «Ç'a bien été, quand même», a répondu Betts, un peu hésitant, lorsqu'on lui a demandé d'évaluer sa performance lors de cette rencontre.

«Je pense qu'on a réussi à mettre de la pression sur la ligne offensive, à forcer le quart-arrière [Samuel Caron] à lancer le ballon assez rapidement. Dans l'ensemble, j'étais satisfait pour un premier match. Mais aucun doute qu'on peut s'améliorer.»

À sa deuxième saison, le Montréalais de 21 ans devient soudainement un jeune vétéran, un leader. Il a même été nommé parmi les six capitaines de l'équipe.

«C'est un grand honneur pour moi. Je suis super content. Et surpris jusqu'à un certain point», a réagi Betts. «C'est un rôle que j'accepte sans nécessairement dire : "Je suis capitaine, je vais me mettre à crier plus fort". [...] On a beaucoup de leaders dans l'équipe. C'est un titre que tu reçois, mais ce n'est pas une finalité en soi.»

L'arrivée de nouveaux visages au sein du Rouge et Or le réjouit. Des recrues qu'il compte aider à bien s'intégrer. Pour le reste, pas question de changer son approche.

«Je fais rien de différent. C'est sûr qu'il y a une certaine part de responsabilités, guider les gars qui arrivent, leur montrer les subtilités des schémas offensifs, comment attaquer quelles sortes de blocs... Mais ce sont des choses que je faisais à ma première année, comme des joueurs plus jeunes vont apporter des corrections à mon jeu à certaines occasions. On travaille tous ensemble. On essaie juste de devenir meilleurs en tant qu'unité», a expliqué l'ancien du Cégep du Vieux-Montréal.

Pas de buzz rouge et orsur le campus

Malgré ses succès, malgré sa présence grandissante dans les médias, Betts assure passer inaperçu dans les couloirs de l'Université Laval. Ou presque. «J'ai gagné [le titre de] recrue de l'année chez le Rouge et Or [l'an dernier]. Dans mon pavillon [le PEPS], il y a une photo de tous les gagnants. Il y a ma face où tout le monde fait ses devoirs. Mais si ce n'était pas de ça, je pourrais passer incognito. Je ne me promène pas avec un ballon de football tout le temps dans l'école», a rigolé l'étudiant en enseignement de l'éducation physique.

Pas de buzz entourant les joueurs du Rouge et Or sur le campus, donc. «Si c'est le cas, les gens sont assez discrets», a dit Betts.

Donovan prudent, mais optimiste

Le Rouge et Or de 2016 est-il affaibli par rapport aux dernières années? L'entraîneur-chef des Stingers de l'Université Concordia refuse de l'affirmer. «Je ne sais pas si je peux dire ça», a dit Mickey Donovan au Soleil, mercredi, sans toutefois lancer un non catégorique. «Je sais tout le travail que font Glen Constantin et ses entraîneurs. Ils ont toujours une bonne équipe. Et ils recrutent très bien.»

N'empêche qu'en exprimant ses ambitions avant le début de la saison - gagner la Coupe Vanier -, Donovan démontrait aussi croire dur comme fer son équipe capable de battre la puissance rouge venue de Québec. Pour ce faire, la recette est à la fois simple et compliquée : «On doit bouger le ballon et gagner du terrain avec les unités spéciales.» Et bien sûr, ces hommes doivent bien exécuter tous leurs jeux, a-t-il ajouté.

Ce qu'il n'ont pas fait dans la première moitié de leur match d'ouverture, vendredi dernier. Les Stingers ont toutefois ouvert la machine ensuite pour soutirer un gain de 30-16 aux Redmen de McGill. «Nous n'avons pas joué notre meilleur match», a dit Donovan, rappelant que son équipe n'a pas disputé de rencontre présaison, d'où la rouille en début d'affrontement. «Mais je suis très content du résultat. Les gars ont continué de se battre.»

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Mickey Donovan

Une victoire contre le Rouge et Or, samedi après-midi à Montréal, aurait un immense effet sur la confiance de ses troupes, reconnaît-il. «Écoute, la dernière fois qu'on a battu Laval, je crois que c'est quand mon frère [Pat] et moi, on jouait», s'est souvenu le coach, secondeur à Concordia de 2002 à 2004, parlant sans le nommer d'un triomphe de 38-30 en 2003. «C'est là qu'on voit à quel point on doit donner tout le crédit à Constantin. Ses joueurs sont toujours prêts. Et c'est maintenant ce qu'on doit faire nous aussi.»

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