Carabins 24/ R et O 21: une très rare rentrée ratée

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(Québec) Un ballon échappé par Antony Dufour et un dernier jeu raté de l'offensive se sont avérés les points tournants du premier match de la saison du Rouge et Or, une défaite de 24-21 contre l'ennemi juré, les Carabins de l'Université de Montréal.

Le Rouge et Or a pourtant mené pendant la majeure partie de la rencontre. Mais après un touché de Sean Thomas Erlington qui permettait aux Carabins de créer l'égalité 21-21, Dufour a tenté de ramener le botté de reprise quand Alex Cromer-Émond lui a fait perdre le précieux ballon oval. Montréal l'a récupéré, en route vers un placement de Félix Ménard-Brière.

Le Rouge et Or a toutefois eu sa chance de répliquer. Après une belle poussée, les espoirs de la foule se sont toutefois envolés lorsque Hugo Richard a été incapable de tenter une passe vers un de ses receveurs sur le dernier jeu du match. Il est finalement sorti en touche alors que Laval se trouvait en position de placement. Et le chrono de se retrouver à zéro...

Le revirement de Dufour et cette chance ratée marqueront les esprits, mais les erreurs du genre ont été trop nombreuses pendant la rencontre, a analysé l'entraîneur-chef Glen Constantin. «On a échappé une passe de touché, il y a eu deux revirements dans la zone de placement. Ce sont des erreurs qu'on ne peut pas se permettre contre une bonne équipe comme ça.»

«Ç'a toujours été notre marque de commerce de ne pas faire de revirements. Là on en fait trop. Il va falloir corriger ça», a de son côté lancé le coordonateur à l'attaque, Justin Ethier.

Pas de blâme sur Richard

Les deux entraîneurs refusaient par ailleurs de jeter le blâme sur Richard sur le dernier jeu du match. Les receveurs n'ont tout simplement pas réussi à se démarquer, a analysé Éthier. Constantin, de son côté, a préféré revenir sur les trois revirements de son équipe.

L'entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia, a refusé de commenter directement le choix de jeu de Richard en fin de match. Aurait-il dû se débarasser du ballon?

«Ce n'est pas à moi qu'il faut poser cette question-là», a répondu l'entraîneur des vainqueurs. Je ne sais pas ce qui a été appelé, s'ils jouaient pour le placement. Moi, je pense qu'ils jouaient pour le placement, mais je suis vraiment mal placé pour vous dire si c'était le cas ou non», a-t-il indiqué.

Malgré le revers crève-coeur, Constantin préférait se concentrer sur le positif. La jeune ligne offensive s'en est bien tirée contre la puissante défensive des visiteurs, tandis que Hugo Richard a connu un bon match, malgré le dernier jeu. «Je suis quand même assez content de l'effort, du rendement de l'équipe en général. Si on minimise les erreurs, on va avoir une belle opportunité de compétitionner cette année», a affirmé le coach.

L'Université de Montréal a marqué les deux premiers points de ce match sur un touché de sûreté, mais le Rouge et Or a répliqué avec une belle poussée de 38 verges, couronnée par une course de 11 verges de Christopher Amoah pour un touché.

Dés le début du deuxième quart, l'Université Laval a ajouté à son avance sur une passe de 11 verges de Hugo Richard à Benoît Gagnon-Brousseau.

Les Carabins sont toutefois revenus en force en deuxième demie. Samuel Caron a rejoint Guillaume Paquet qui s'est ensuite faufilé jusque dans la zone des buts. Un jeu de 48 verges.

Après un placement des Carabins, Gagnon-Brousseau a capté une passe de Richard avant de filer dans la zone payante. Un jeu de 12verges qui a permis au Rouge et Or de souffler un peu.

Un autre touché de sûreté des Carabins a suivi. Puis Thomas-Erlington se jeté un froid dans la foule en créant l'égalité.

Hugo Richard a été fort solide en complétant 25 de ses 33 passes pour des gains de 248 verges. «Il s'est bien comporté, a remarqué Constantin. Ce que j'ai aimé, c'est son caractère. Même s'il y a eu des contre-performances de certains individus, il revenait fort. Je pense que son tempérament a été beaucoup plus productif pour l'équipe.»

Encore du mauvais côté...

Un autre duel Carabins-Rouge et Or, un autre match serré. Et pour la troisième fois de suite, c'est l'Université Laval qui se retrouve du mauvais côté du résultat.

«C'est sûr que c'est très frustrant de perdre par quelques points», a reconnu le porteur de ballon Christopher Amoah, auteur de 16courses pour des gains de 84verges samedi. «C'est une très bonne équipe, et on sait que ça va se jouer dans les dernières secondes, comme on l'a vu aujourd'hui.» Après un solide début de match, le Rouge et Or a tout simplement perdu son momentum en deuxième demie, a analysé le numéro 20 de l'Université Laval.

En 2015, le Rouge et Or a échappé le dernier match de la saison régulière entre les deux équipes au pointage de 22-16, puis celui pour la Coupe Dunsmore 18-16, quelques semaines plus tard. Avec chaque fois une fin de rencontre haletante à la clé.

«On ne veut jamais perdre contre Montréal, on ne veut jamais perdre. Une défaite ça fait mal, mais il faut apprendre de ça», a dit le receveur de passes Benoit Gagnon-Brousseau.

L'auteur de deux touchés samedi assure que jamais les joueurs du Rouge et Or ont cru la victoire acquise, alors qu'ils menaient 14-2 à la mi-temps. «Ce n'est pas notre tempérament à Laval de penser que c'est dans la poche. Nous, on n'arrête jamais.»

Les partisans gagnants

Même si Danny Maciocia peut jubiler grâce à la victoire, il commence à trouver ces duels corsés un peu dur à encaisser pour le corps. «J'ai dit à Glen que je pense pas que c'est bon pour ma santé et sa santé de continuer à jouer des matchs contre le Rouge et Or, qui se règlent dans les dernières secondes ou en prolongation», a blagué le Carabins en chef. «Et on s'en allait en prolongation un moment donné. Le Rouge et Or va toujours nous compliquer la vie. Et maintenant, nous on est là. On a réduit l'écart, dans les dernières années. Ça fait du bon football et les grands gagnants, ce sont les partisans.»

Sauf peut-être pour les plus mordus de l'Université Laval, habitués de voir leurs favoris gagner. Il s'agissait d'ailleurs de la première défaite lors d'un match d'ouverture du Rouge et Or depuis 2001, qu'il soit sur la route ou à la maison.

Au final samedi soir, l'offensive des Carabins a engrangé 472 verges, contre 336 pour le Rouge et Or. La défensive lavalloise s'en est plutôt bien tirée contre la course (136verges accordés), mais le méconnu quart-arrière lévisien Samuel Caron a réussi à la percer plus souvent qu'à son tour (voir texte en page 49). «Avant le match, on n'était même pas certains de qui allait être le quart partant pour Montréal, a dit le secondeur Marc-Antoine Varin. Honnêtement, ça n'a pas changé beaucoup à notre préparation. [...] On pensait être prêts pour ce qu'on avait à faire.»  Avec Kathleen Lavoie

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