Un cauchemar vite oublié

L'an dernier, Dominic Lévesque a raté une tentative... (Le Soleil, Erick Labbé)

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L'an dernier, Dominic Lévesque a raté une tentative de placement victorieux en toute fin de match lors de la Coupe Dunsmore. Le botteur reconnaît que «ç'a été tough» dans les heures suivant la défaite, mais qu'il a surmonté l'épreuve avec le soutien de ses coéquipiers.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Lorsqu'on lui a révélé le sujet de l'entrevue, Dominic Lévesque a ri de bon coeur. Même si ce fameux botté de placement raté, lors de la dernière Coupe Dunsmore, n'est évidemment pas le jeu pour lequel il souhaite qu'on se souvienne de lui.

Le 14 novembre 2015, le botteur du Rouge et Or a vécu le cauchemar redouté par tous ses pairs: échouer à une tentative de placement victorieux, en toute fin de rencontre. Le triomphe au bout du pied... Et le destin choisit la défaite.

Ce jour-là, ce destin a pris la forme d'une mauvaise exécution de Lévesque combinée à la main de Junior Luke, pointée vers le ciel. Cette main a stoppé le ballon. Victoire. Pour les Carabins de l'Université de Montréal. Un gain de 18-16 au stade Telus du PEPS de l'Université Laval. «J'ai mal fait mon premier pas», analyse Lévesque, près de 10 mois plus tard.

Le partisan ingrat y verra la cause de la défaite. N'empêche que le Rouge et Or a eu plusieurs chances d'inscrire d'autres points plus tôt dans la rencontre. Des jeux tout aussi ratés que le botté de Lévesque ont coûté cher. Deux interceptions. Quatre ballons échappés. Mais ces jeux ont déjà été oubliés.

Contrairement à celui du botteur. «C'est sur que ç'a été tough», reconnaît aujourd'hui Lévesque, en parlant des heures suivant la défaite. «On voit [la séquence] dans les nouvelles et tout ça. [...] Mais je me suis dit : "Soit tu t'assis là-dessus et t'arrêtes, soit tu te relèves et tu continues." Je me suis relevé et ç'a bien été.»

Tout ça avec le soutien de ses coéquipiers. La faute ne revenait pas à un joueur, l'échec ne reposait pas sur un jeu, lui ont-ils rapidement fait comprendre.

Pas une question de stress

Sa mésaventure ne lui a jamais fait douter de son choix de position, l'une des plus ingrates, tous sports confondus. «Pantoute. J'aime trop ça botter. Tantôt, je suis sorti à 15h50 pour botter, même si la pratique était à 16h30 [il le fait à chaque entraînement]. C'est sûr qu'il y a beaucoup de pression, mais ça ne me dérange pas. Ça vient avec», a-t-il souligné après la séance de jeudi.

Lévesque l'assure d'ailleurs : le stress n'est pas en cause dans sa tentative ratée de novembre dernier. «Quand j'arrive sur le terrain, je ne pense plus à rien. Je n'entends pas beaucoup ce qui se passe. J'étais dans le même état d'esprit [pour ce botté].»

Il est passé à autre chose depuis longtemps. Les partisans du Rouge et Or et lui pourront le faire officiellement samedi soir, lorsque l'équipe lavalloise affrontera ces mêmes Carabins sur ce même terrain du PEPS pour le premier match de la campagne 2016.  

Le principal intéressé n'y voit pas une occasion de conjurer le mauvais sort. Ou d'essuyer cette tache une fois pour toutes. «Je ne pense pas pantoute à ça. C'est une nouvelle saison. C'est 2016. Et on a un but: aller jusqu'au bout.»

Le Rouge et Or possède tout ce qu'il faut pour y arriver, croit d'ailleurs Lévesque. De la qualité des receveurs de passes à la tenue du quart Hugo Richard, le Beauceron a énuméré une foule de raisons de cette pensée positive. Le groupe est aussi «vraiment uni», selon lui. «Si on joue en équipe et qu'on commence dès le début, j'ai un bon pressentiment.»

Erlington veut commencer en force

«Je veux commencer la saison en force.» Dans une campagne de huit rencontres, ça veut dire s'imposer dès la première. Si Sean Thomas Erlington répond à ses propres attentes, attendez-vous à le voir courir souvent avec le ballon, samedi soir, contre le Rouge et Or. La saison dernière, le demi offensif des Carabins a taillé la défensive lavalloise en pièces lors des deux derniers affrontements, obtenant entre autres 199 verges en finale de la Coupe Dunsmore. Il se sait dans la mire des adversaires, mais il ne s'en fait pas trop. D'autant plus que sa principale peur à l'aube du camp s'est révélée infondée. «Tous nos [quatre] quarts-arrières sont capables d'occuper le poste de partant», assure Erlington, qui admet avoir craint un trou béant à cette position-clé après les départs de Gabriel Cousineau et de Hugo Henderson. Le puissant athlète de 5'9'' et de 210 livres n'aura donc pas besoin de tout faire sur le terrain. «J'ai le sentiment que je vais être meilleur que l'an dernier. Et que je peux aller en chercher encore plus.»

Surtout ne pas se faire remarquer...

L'ailier défensif Marc-Antoine Bellefroid sera sur le terrain du stade Telus, samedi soir, mais il ne veut pas trop qu'on le remarque. Car sa tâche ne sera pas de mettre en échec le quart adverse; plutôt de remettre le ballon aux botteurs de son équipe. Spécialiste des longues remises, «ce n'est pas la job la plus valorisante. [...] Et c'est la job où, si je rate mon coup, je vais me le faire dire sur un méchant temps. Si tu ne parles pas de moi, je ne fais rien de mal», a illustré la volubile recrue. À ses deux dernières saisons chez les Géants de Saint-Jean-sur-le-Richelieu, il a été utilisé pour mettre le ballon ovale en jeu, en plus de ses tâches habituelles. «J'étais ben moins bon là-bas. Ç'a cliqué rendu ici.» Il s'agit donc d'une occasion en or pour l'athlète de 21 ans. De son propre aveu, il n'a pas connu un très bon début de camp à sa position naturelle. «Si je n'avais pas long snappé, j'aurais peut-être pas joué cette game-là.»

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