Hugo Richard en quête de perfection

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Hugo Richard, éternel perfectionniste, veut contribuer au retour de la Coupe Vanier à l'Université Laval.

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(Québec) La saison recrue fracassante de Hugo Richard a créé des attentes pratiquement inatteignables pour la suite de sa carrière avec le Rouge et Or. Rien pour l'ébranler. Ayant toujours été son plus sévère critique, le quart-arrière entame sa troisième saison à Québec comme les deux précédentes : en quête de la perfection.

Une moyenne de 350 verges amassées par match, 22 passes de touché contre seulement quatre interceptions, six autres majeurs par la course... Les chiffres auraient déjà été ahurissants pour un vétéran, imaginez pour une recrue. C'était la saison 2014 de Hugo Richard, l'auréolé quart-arrière débarqué chez le Rouge et Or en provenance du Cégep Vanier pour enflammer le football universitaire canadien. 

La saison 2015 n'a pas aussi bien été. L'athlète de 22 ans est tombé au combat au milieu du deuxième match de la saison contre le Vert et Or. Richard n'a jamais aimé se laisser glisser sur le terrain. Compétitif à l'extrême, il complète généralement ses courses avec un coup d'épaule. Le résultat, à Sherbrooke, a été une commotion cérébrale et deux matchs complets à regarder les siens du banc sans ses épaulettes. Le quart-arrière n'a pas mal fait quand il a foulé le terrain, mais ses chiffres étaient en baisse par rapport à l'année précédente dans pratiquement toutes les catégories aériennes. 

Dans les hauts et les bas de sa jeune carrière, son attitude n'a jamais changé. Terre à terre, jamais vraiment satisfait, même après un match où il abat des records. Un rare joueur que les entraîneurs doivent pratiquement mettre dehors de la salle de vidéo, tellement il y passe du temps. Au dire de Hugo Richard, il était imparfait en 2014 comme en 2015. Ce sera toujours le cas. 

«L'efficacité à lancer le ballon, c'est quelque chose que tu veux toujours améliorer comme quart-arrière. C'est la quête de la perfection», explique-t-il, pointant le record canadien établi en 2008 par un de ses prédécesseurs chez le Rouge et Or, Benoit Groulx, pour le pourcentage de passes complétées en une saison (75,2 %).  «Selon moi, c'est le record le plus prisé à avoir à son palmarès. C'est mon focus, lancer des ballons qui vont être complétés.»

Chacun de ses revirements le dérange. En six matchs de saison régulière, l'an dernier, Richard a lancé cinq interceptions. Il en a ajouté deux dans la défaite contre les Carabins en Coupe Dunsmore. «Les revirements, c'est une phase du jeu tellement importante pour un quart. Je n'ai pas été si pire, comparé à mes chiffres au collégial, mais ça n'a vraiment pas été mon point fort l'an dernier, ni la précédente.»

Double tranchant

La passion de Hugo Richard et son perfectionnisme peuvent parfois être à double tranchant. En match, on l'a parfois vu frustré lorsque son offensive s'enlise. Frustré envers lui-même. Justin Ethier veut son homme de confiance rassembleur dans les moments difficiles. Le coordonnateur offensif était d'ailleurs heureux d'insister, après le match présaison contre Carleton, sur le fait que Richard était resté positif malgré quelques séquences frustrantes. 

«Sur le terrain, mon rôle reste le même. Hors du terrain, c'est sûr que plus tu vieillis, ton rôle est appelé à changer. Mon objectif reste d'amener les joueurs autour de moi à performer et à se sentir confortables dans ce que l'on fait», explique le principal intéressé. 

Le corps de receveurs qu'il a autour de lui en 2016 a plus de profondeur que jamais. Pour la première fois en trois saisons, par contre, il jouera derrière une ligne offensive inexpérimentée. Le quart-arrière ne s'en formalise pas. 

«Les gens parlent d'un point d'interrogation, mais moi je n'en ai pas. On a perdu des joueurs au pro, mais les gars qui sont arrivés derrière eux dans les dernières années sont des joueurs d'impact qui auraient probablement pu être partants à leur année recrue n'importe où ailleurs dans le circuit.»

Si son jeu personnel ne sera jamais parfait, une fin de saison peut l'être. En remportant une Coupe Vanier, chose qui a échappé à Hugo Richard jusqu'ici. «C'est sûr qu'il est temps que ça se concrétise, mais on ne vit pas dans le passé. Peu importe ce qui est arrivé les deux dernières années, on se concentre sur amener l'édition 2016 du Rouge et Or jusqu'au bout.»

Seydou Junior Haidara signe avec les Alouettes

Seydou Junior Haidara est maintenant un membre des Alouettes de Montréal. Libéré par les Blue Bombers la semaine dernière, l'ancien receveur de passes du Rouge et Or s'est rapidement entendu avec la formation de Jim Popp. «Montréal m'avait démontré de l'intérêt avant que je signe à Winnipeg, mais les Blue Bombers avaient été plus vite. Quand ils m'ont libéré, les Alouettes ont appelé mon agent rapidement», a expliqué Haidara. À sa quatrième saison chez les professionnels, l'athlète de 27 ans en sera à une quatrième organisation en moins de deux ans. Joint par Le Soleil, lundi, il s'est dit heureux que ce parcours l'amène finalement à Montréal. «Le plus plaisant, c'est que je me rapproche de ma famille. Ma soeur habite à Montréal», s'est réjoui Haidara, originaire de Québec. Il devrait être en uniforme, jeudi, alors que les Alouettes accueilleront le Rouge et Noir d'Ottawa.

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