Constantin: «On regarde en avant»

L'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, assure... (Le Soleil, Erick Labbé)

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L'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, assure que son équipe ne souffre d'aucun complexe même si elle a été défaite par les Carabins de l'Université de Montréal à la Coupe Dunsmore lors des deux dernières saisons.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Neuf mois après leur défaite crève-coeur à la Coupe Dunsmore, les joueurs du Rouge et Or étaient de retour au Stade Telus, dimanche matin, pour l'ouverture du camp d'entrainement de l'équipe. Parole de Glen Constantin, les siens ne souffrent d'aucun complexe. «On ne regarde pas dans le rétroviseur, on regarde en avant.»

Des quelque 80 joueurs sur le terrain, dimanche, plusieurs devaient être soulagés de finalement enfiler les épaulettes après des mois à ruminer la défaite de 18-16 du 14 novembre dernier face aux Carabins. «La première journée du camp, c'est la pratique la plus attendue de l'année. Il y a beaucoup d'énergie et d'enthousiasme», a expliqué Constantin après avoir épié ses joueurs durant près de quatre heures. 

S'il y a bien un avantage à la défaite pour l'entraineur, c'est qu'il n'a pas à se soucier de la motivation de ses joueurs pendant la saison morte et le camp d'entrainement. «Des fois, quand tu es champion, il faut faire attention de ne pas tomber dans la complaisance. Là, ce n'est pas un problème, on a faim.»

En plus des joueurs graduant à la fin de la saison 2015, huit porte-couleurs de l'équipe ont trouvé preneur lors du dernier repêchage de la LCF. Du nombre, seul Félix Faubert-Lussier est de retour à Laval. C'est donc dire que l'alignement partant du Rouge et Or subira une cure de jeunesse des deux côtés du ballon. 

Aucun groupe ne sera mis à plus rude épreuve que la ligne offensive, historiquement dominante à Laval. Trois des meilleurs joueurs de ligne au pays, Charles Vaillancourt, Philippe Gagnon et Jason Lauzon-Séguin, ont été des choix de première ronde chez les professionnels, et les remplacer ne s'avère pas une mince tâche chez le Rouge et Or. 

«C'est notre gros point d'interrogation, mais les gars de la O-line [la ligne offensive] ont déjà excédé mes attentes au printemps, en Floride. Ils vont grandir de jour en jour. Ils travaillent très fort et sont bien dirigés», a plaidé Constantin. 

Autour de Jean-Simon Roy, seul partant de retour de la saison dernière, Samuel Thomassin, Francis Chabot et la recrue Samuel Lefebvre semblent déjà bien en selle pour voir beaucoup de terrain. 

Deux ajouts chez les secondeurs

Avec le départ de Shayne Gauthier, Mathieu Masseau et Pierre-Luc Caron, la profondeur chez les secondeurs inquiétait un peu l'équipe d'entraineurs du Rouge et Or jusqu'à tout récemment. Des inquiétudes effacées par l'ajout de deux joueurs dans les dernières semaines, Philippe Ouellet et Daniel Tshiamala. 

Ce dernier est un vétéran dans le circuit universitaire, ayant évolué ces trois dernières années avec les X Men de St. FX, dans les maritimes. Ses 48,5 plaqués lui ont d'ailleurs valu d'être nommé sur l'équipe d'étoiles de la conférence Atlantique, en 2015. 

Originaire du Congo, Tshiamala s'amène à Québec pour des raisons familiales et il espère pouvoir jouer dès cette saison, ayant effectué une demande de compassion auprès du Sport interuniversitaire canadien. Un joueur doit normalement attendre un an lors d'un transfert d'université en cours de carrière. «Ça fait quand même un bon mois et demi que l'on travaille sur son dossier. C'est un gars intense qui avait attiré notre attention lorsque l'on a joué contre St. Francis Xavier», a souligné Constantin. 

Philippe Ouellet évoluait pour sa part avec les Élans de Garneau, l'an dernier. Il avait choisi de se joindre aux Redmen, commençant à étudier à McGill en janvier dernier, mais il n'a pas été admis dans le programme qu'il visait cet automne. Il s'est donc inscrit à Laval, offrant lui-même ses services à Constantin, récemment. «C'est un joueur que l'on n'avait pas vraiment eu le temps de recruter parce qu'il avait rapidement décidé d'aller à McGill.»

Antony Dufour avait commencé la saison 2015 sur les... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 2.0

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Antony Dufour avait commencé la saison 2015 sur les chapeaux de roue avant que la blessure au genou ne le mette sur le carreau indéfiniment.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Dufour heureux d'être de retour

 

Victime d'une déchirure du ligament croisé antérieur en octobre dernier, Antony Dufour était soulagé de revêtir son équipement et de fouler le terrain avec ses co­équipiers, dimanche. «J'avais hâte de mettre mes épaulettes ce matin [dimanche]. Je me suis entrainé fort pour ça. Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit.»

Le receveur et retourneur de troisième année avait commencé la saison 2015 sur les chapeaux de roue avant que la blessure au genou ne le mette sur le carreau indéfiniment. De son propre aveu, les mois qui ont suivi ont été les plus difficiles de sa vie d'athlète. Après quatre mois d'inaction forcée en raison de la réhabilitation, le joueur de six pieds avait perdu près de 50 livres. Le moral était au plus bas.  

«Ça te fait découvrir toi-même. Mentalement, c'est dur. J'étais bien entouré et ça m'a aidé. Ça a été long et compliqué, mais à force de persévérer, je m'en suis bien tiré.»

Libre de courir à plein régime et d'effectuer des changements de direction depuis le début de l'été, Dufour a mis les bouchées doubles. «Je m'entrainais 12 fois par semaine avec de la course et du yoga. Le ligament, c'est un petit tendon, mais ce qui retient le tout, c'est ton ischiojambier. Comme ils m'ont enlevé un bout d'ischiojambier pour refaire mon ligament, c'était important de renforcer mes cuisses avec de la musculation pour qu'elles prennent de l'expansion.»

Plus fort et plus rapide

Le receveur était soulagé de prendre quelques contacts, dimanche. «C'est un petit stress qui est tombé. Briser la glace comme ça a fait du bien, pour mon mental aussi. J'ai eu un peu de un contre un, ça m'a permis de le tester [le ligament] un peu plus que quand je cours seul.»

S'il a hâte de voir comment son «nouveau genou» réagira dans les prochaines semaines. Antony Dufour dit se sentir plus fort et plus rapide que par le passé. «Aujourd'hui, je le vois la blessure comme la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Ça fait réaliser bien des choses. Je suis chanceux de jouer ici  et c'est clair que je vais davantage en profiter la saison prochaine.»

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