L'air d'Ottawa sourit à Gascon-Nadon

Après avoir été confiné aux unités spéciales lors... (Le Droit, Patrick Woodbury)

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Après avoir été confiné aux unités spéciales lors de ses trois saisons à Hamilton, Arnaud Gascon-Nadon (41) a maintenant la chance avec le Rouge et Noir d'Ottawa de faire ce qu'il aime le plus : se ruer vers les quarts-arrières adverses.

Le Droit, Patrick Woodbury

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(Québec) Confiné aux unités spéciales lors de ses trois premières saisons chez les professionnels, Arnaud Gascon-Nadon tire le maximum de son arrivée chez le Rouge et Noir d'Ottawa en saison morte.

Parmi les meneurs de la Ligue canadienne de football pour les sacs du quart, l'ailier défensif n'a rien perdu de la confiance, ni du franc-parler, qui le caractérisait chez le Rouge et Or. «Ça faisait longtemps que je n'avais pas touché à ce sentiment et ça m'a rappelé à quel point c'était excitant», explique Gascon-Nadon au bout du fil lorsqu'on le questionne sur son premier sac du quart en carrière dans la LCF.

Il n'en avait toujours aucun au compteur après trois saisons chez les Tiger-Cats d'Hamilton, au cours desquelles il a rarement vu de l'action en défensive. À Ottawa, il a fait les choses en grand. Après avoir gagné le poste d'ailier défensif partant au camp d'entraînement, l'ancien de l'Université Laval a réussi un sac bon pour un touché de sûreté dès le premier match de la saison du Rouge et Noir.

La célébration d'inspiration bûcheronne qui a suivi a été diffusée partout au pays à la télévision. (voir la vidéo) C'est presque comme s'il passait un message : Arnaud Gascon-Nadon, le flamboyant ailier défensif terrorisant les quarts-­arrières adverses, était de retour.

«Une fois que j'ai eu un premier sac, ça n'a pas été long que j'en voulais plus», lance-t-il. Ce qu'il a fait. Après quatre matchs, il siégeait à égalité au sommet de la LCF avec trois sacs au compteur.

Mauvais moment

Sauf que la rencontre suivante, le 22 juillet contre les Roughriders, Gascon-Nadon est rapidement tombé au combat. Une entorse au genou qui l'a mis sur la touche, et qui pourrait le garder inactif encore un mois. «J'ai mal pris un plaqué et je suis tombé bizarrement.»

Le moment n'aurait pu être plus mal choisi pour celui qui n'avait jamais manqué un match en raison de blessure depuis son arrivée chez les professionnels. En raison de deux fins de semaine de congé du Rouge et Noir, l'ailier défensif manquera, au pire, quatre matchs.

«Ça me frustre, mais ça aurait pu être plus grave», reconnaît Gascon-Nadon. «Ça me laisse encore une dizaine de matchs. Je le vois comme un signe de la vie qu'il fallait que je prenne une petite pause», lance-t-il, persuadé de pouvoir reprendre là où il a commencé l'année. 

C'est cette même confiance en ses moyens qui l'a amené à quitter Hamilton. Là-bas, on voyait en lui un joueur d'unités spéciales. L'ex-gloire du Rouge et Or n'a jamais cessé de croire qu'il était beaucoup plus que ça. 

«La dernière saison avec les Tiger-Cats n'a pas été comme je le souhaitais. Ça ne cadrait pas dans leur philosophie d'avoir un ailier défensif partant canadien. Quand je suis devenu agent libre, Ottawa m'a seulement dit que j'aurais la chance de me faire valoir, de compétitionner. Le style d'entraîneur est différent ici. Ils demandent souvent leur avis aux joueurs, ce que l'on aime faire. Il y a plus de communication et de liberté d'expression.»

Guerre fratricide dans la «French Mafia»

À écouter parler Arnaud Gascon-Nadon, il n'avait pas eu autant de plaisir à jouer au football depuis son départ du Rouge et Or. Plusieurs de ses anciens coéquipiers universitaires sont d'ailleurs avec lui à Ottawa (Christopher Milo, Patrick Lavoie, Jason Lauzon--Séguin et Jean-Philippe Bolduc). Il y a aussi les anciens ennemis : les Carabins Antoine Pruneau et Jonathan Beaulieu-Richard.

Ensemble, le groupe de Québécois se surnomme la «French Mafia». «À cause de la langue et de la culture, on a tendance à se tenir ensemble. Dans le vestiaire, on est des bullies», lance Gascon-Nadon à la blague pour justifier le surnom. 

Évidemment, la rivalité Montréal-Laval n'est jamais bien loin. «C'est sûr que les gars savent que je déteste l'Université de Montréal jusqu'à la fin de mes jours», lance très sérieusement l'ailier défensif, avant de poursuivre sur un ton plus léger. «Pruneau et Beaulieu-Richard auraient fait de très bons Rouge et Or. C'est deux gars qui auraient aimé aller à Laval», explique-t-il, avant d'éclater de rire quand on lui demande ce que les principaux intéressés penseraient de cette affirmation. 

Gascon-Nadon a l'avantage d'avoir battu Montréal pour le championnat provincial à chacune de ses saisons. Les Carabins sont toutefois désormais doubles champions en titre de la Coupe Dunsmore. «Je trouve ça frustrant de regarder ça à distance. [...] Ce n'est pas vraiment Laval qui a changé, seulement qu'elle a tellement monté le niveau de jeu au Canada que c'était inévitable que certains programmes finissent par s'ajuster.»

Il est loin d'être prêt à donner la couronne aux Carabins. «Ils ont gagné deux Coupes Dunsmore à l'arraché. Moi, mes années, on gagnait le championnat provincial en les battant par 20 points. Je ne pense pas que le jour va arriver où Laval va se faire battre comme ça.»

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