Une pionnière calme

Première femme à occuper un poste d'officiel dans... (AP, Lenny Ignelzi)

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Première femme à occuper un poste d'officiel dans la NFL, Sarah Thomas est passée plutôt inaperçue, l'an dernier, ce qui est une bonne chose selon celle qui, comme tous les officiels, veut rester dans l'ombre.

AP, Lenny Ignelzi

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Associated Press
Irving

Sarah Thomas n'a jamais ressenti la pression d'être la première femme à travailler à temps plein comme officielle dans la NFL. Pas avant la fin de sa première saison en poste, en tout cas.

Ce n'est que lors de la récente saison morte qu'elle a réalisé qu'elle a atteint son but de figurer à temps plein au plus haut niveau du football. Et pour elle, le rôle de pionnière a été secondaire.

«Quand tout s'est mis en branle l'an dernier, j'ai dit que je ne sentais pas de pression ou quoi que ce soit du genre, et ça ne m'a pas affecté pendant la saison non plus, a dit Thomas, âgée de 42ans. Mais quand j'ai eu le temps d'y penser plus, je réalise qu'il y en avait beaucoup, de la pression.

«Si ça devait être une première, je me disais que ç'aurait pu se passer très bien ou causer plusieurs maux de tête. Je suis contente de comment ça s'est déroulé. D'une certaine façon je suis passée inaperçue, ce qui est le but.»

Thomas se prépare pour sa deuxième saison comme juge des lignes de côté. Encore une fois seule femme en habit zébré dans la NFL, elle voit comme un compliment le fait qu'on ne fasse pas autant de tapage médiatique à son sujet, cette fois-ci.

Défi relevé

Le vice-président responsable des officiels de la NFL, Dean Blandino, dit que Thomas a vécu les mêmes choses que tout autre officiel qui en était à ses débuts dans le circuit.

«Elle a géré tout ça avec grâce et avec prestance, a dit Blandino. Ce n'est pas un boulot évident et en plus d'être la première femme, c'était un grand défi. Elle a très bien géré ça et a bien fait sur le terrain.»

Thomas a notamment pris la bonne décision d'accorder un touché sur la course in extremis de Le'Veon Bell, qui a fait gagner les Steelers 24-20 à San Diego, en octobre. Il a étiré les bras tout juste avant que son genou touche le sol, ce qui a été confirmé par la reprise vidéo.

«Nous voulons juste rester dans l'ombre», a dit Thomas au sujet de son boulot. «C'est souvent répété, mais ça reste vrai. Si vous ne remarquez pas qui sont les arbitres, nous avons bien fait notre travail.»

Celle qui oeuvrait dans la NCAA depuis 2007 a fait partie du programme de développement des officiels de la NFL pendant deux ans avant qu'on lui fasse signe pour grimper dans la grande ligue, en 2015.

«Je n'ai jamais eu l'objectif d'être une pionnière, mais quand j'étais invitée à parler ou que des groupes de femmes me soutenaient, c'était plaisant de répondre à leurs questions sur quelle était mon approche», a dit Thomas, mère de trois enfants, des garçons âgés de 12 et de 15 ans, et d'une fille âgée de 3 ans. «Je peux vous dire que la NFL m'a traitée avec le plus grand respect, comme elle l'a fait pour tout autre officiel.»

En mars, sa ville natale de Pascagoula, au Mississippi, a renommé son centre sportif en l'honneur de celle qui a brillé au basketball et à la balle-molle à l'école secondaire.

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