Manning aurait pu être un Panthers

Peyton Manning s'amuse avec des coéquipiers durant l'entraînement... (Photo David Zalubowski, AP)

Agrandir

Peyton Manning s'amuse avec des coéquipiers durant l'entraînement samedi à Englewood, au Colorado.

Photo David Zalubowski, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Associated Press
Charlotte

Si les choses s'étaient passées comme prévu pour les Panthers de la Caroline, Peyton Manning aurait pu jouer pour eux au Super Bowl dimanche prochain, pas contre eux.

Lorsque le quart-arrière de l'Université du Tennessee s'est inscrit pour le repêchage de 1998, les Panthers ont fait une offre majeure au directeur général des Colts, Bill Polian, pour acquérir le premier choix de l'encan.

Indianapolis aurait ainsi pu mettre la main sur le quart Kerry Collins et plusieurs choix au repêchage, incluant celui de première ronde des Panthers, en retour du droit de parler en premier et de mettre la main sur Manning.

Les Panthers croyaient pouvoir convaincre Polian, qui avait repêché Collins en première ronde du repêchage de 1995 alors qu'il travaillait pour eux. Mais Polian n'a jamais pensé à accepter. 

«Bill n'était pas du tout ouvert et voulait absolument garder le tout premier choix, mais nous avions quand même décidé de faire une offre», s'est souvenu Dom Capers, entraîneur-chef des Panthers à l'époque et qui a hérité du contrôle sur le personnel des joueurs de l'équipe lorsque Polian est parti après la saison 1997.

Interrogé à ce sujet, Polian a confirmé avoir reçu cette offre, mais que son intuition lui disait qu'il devait choisir Manning. «Aucune offre ne m'aurait convaincu d'échanger Peyton Manning», a-t-il tout simplement mentionné.

Pièce manquante

À cette époque, les Colts comptaient déjà sur quelques piliers en attaque : Marshall Faulk comme porteur de ballon, Marvin Harrison comme receveur éloigné et Tarik Glenn, un excellent bloqueur. Polian savait que la pièce manquante était un quart-arrière et il a su résister à la tentation d'acquérir un joueur qu'il aimait bien et qu'il avait déjà repêché. 

«On aimait bien Kerry [Collins], mais on avait vraiment l'impression que Peyton deviendrait bien meilleur», avoue Polian.

Les effets de cette «non transaction» n'ont pas tardé à se faire sentir. Les Colts sont rapidement devenus des abonnés des séries d'après-saison, se qualifiant 11 fois lors des 13 saisons de Manning avec l'équipe. De plus, Indianapolis a remporté le Super Bowl en 2007. 

Quant aux Panthers, qui ont finalement jeté leur dévolu sur l'ailier défensif Jason Peter, ils n'ont pas réussi à se qualifier pour les séries avant la saison 2003. Peter n'a joué que 38 matchs dans la NFL et s'est retiré à la fin de 2001. 

Les choses ne sont pas très bien passées pour Collins non plus, lui qui a été accusé par un coéquipier noir d'avoir proféré des insultes racistes à son endroit. Un triste épisode qui s'est ajouté à une multitude de problèmes de comportement, autant sur le terrain qu'à l'extérieur de celui-ci. 

Signe de ces ennuis, Capers a libéré Collins après quatre matchs en 1998 lorsque ce dernier s'est rendu dans le bureau de son entraîneur pour lui indiquer qu'il avait perdu le goût de jouer. Récupéré par les Saints de La Nouvelle-Orléans, il a ensuite été arrêté pour conduite en état d'ébriété. 

Finalement, Collins réussira à régler ses problèmes et à mener une carrière de 17 saisons dont le zénith fut sa participation au XXXVe Super Bowl comme quart partant des Giants de New York, qui ont perdu 34-7 contre les Ravens de Baltimore. 

De son côté, Capers n'a guère duré plus longtemps que son ancien quart en Caroline, lui qui a été congédié à la fin de la saison 1998, que les Panthers ont conclu avec un dossier de 4-12. 

Si la transaction avait abouti, peut-être que Capers aurait dirigé les Panthers plus longtemps? «On ne peut pas savoir, on ne peut jamais savoir dans cette ligue», répond en souriant le principal intéressé. «Certaines décisions peuvent réellement faire toute la différence.»

Polian, lui, ne peut s'empêcher de rire en disant : «Je crois que j'ai fait le bon choix.»

Directement au Temple

Dom Capers n'oubliera jamais sa rencontre avec Peyton Manning en 1998. Celui qui était alors entraîneur-chef des Panthers de la Caroline se souvient d'avoir été «fortement impressionné» après avoir rencontré le jeune quart-arrière pour une entrevue à Indianapolis, deux mois avant le repêchage. Ce jour-là, le futur numéro 18 des Colts s'était amené avec un bloc-notes, s'était assis... et s'était mis à poser des questions à Capers. «J'étais sous le choc quand il a quitté la pièce», se souvient Capers, qui est maintenant coordonnateur de la défensive des Packers de Green Bay. «Je me suis senti comme si c'était moi qui était interviewé. Il était très professionnel et concentré à faire bonne impression. On savait quel joueur il deviendrait.» Il est unanimement reconnu que le quart des Broncos deviendra membre du Temple de la renommée dès sa première année d'éligibilité, lui qui tentera dimanche de remporter un deuxième Super Bowl à sa quatrième présence au prestigieux match.  «Pas de doute qu'il se retirera comme un des meilleurs, sinon le meilleur quart-arrière de l'histoire de cette ligue», n'a pas hésité à dire le secondeur Thomas Davis, des Panthers.  D'après AP

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer