Mieux vaut éviter le coin de Patrick Peterson

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Selon le site Pro Football Focus, Patrick Peterson s'est retrouvé sur le terrain pour 422 jeux cette année, n'accordant que 19 passes captées à ses adversaires. Son ratio d'une passe captée par 22,2 jeux est de loin le meilleur de la ligue.

AFP, Ezra Shaw

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Associated Press
Tempe

TEMPE, Arizona - Présentement, tout baigne dans l'huile pour Patrick Peterson.

Le demi de coin des Cardinals de l'Arizona est papa depuis peu et il vient d'être sélectionné par son équipe, les Cardinals de l'Arizona, comme prétendant au trophée Walter Payton, remis à l'homme de l'année dans la NFL, c'est-à-dire celui qui s'est démarqué pour son implication dans la communauté.

De plus, concernant son rendement sur le terrain, son entraîneur, Bruce Arians, n'hésite pas à mentionner qu'«il joue probablement aussi bien que Deion Sanders lorsqu'il était jeune. Sa progression par rapport à l'an dernier est remarquable. Il joue à un niveau que j'ai rarement vu chez un joueur à sa position.»

Pourtant, ses statistiques - 25 plaqués, 8 passes rabattues et 2 interceptions - n'attirent pas particulièrement l'attention, mais ceci s'explique : les entraîneurs adverses disent à leurs quarts de ne pas lancer le ballon dans sa direction.

La semaine dernière, Peterson était opposé, comme presque chaque semaine, au meilleur receveur adverse. Dans le gain de 19-13 des Cards à San Francisco, le quart Blaine Gabbert n'a tenté que deux passes vers sa cible numéro un, Torrey Smith, couvert par Peterson. Résultat? Deux passes incomplètes. Smith a bien capté deux ballons, mais c'était lorsqu'il était couvert par un autre demi défensif.

Selon le site Pro Football Focus, Peterson s'est retrouvé sur le terrain pour 422 jeux cette année, n'accordant que 19 passes captées à ses adversaires. Son ratio d'une passe captée par 22,2 jeux est de loin le meilleur de la ligue. 

«Je crois que si j'empêche le meilleur gars de l'autre équipe de marquer, nos chances de gagner seront toujours très bonnes», analyse simplement Peterson, qui n'a alloué qu'un touché de son côté cette année, contre les Bears de Chicago lors du deuxième match de la saison, match quand même remporté 48-23 par son équipe.

Fier de son travail, comment vit-il la comparaison avec Sanders? «C'est tout un compliment, mais à mon avis j'ai encore du travail à faire pour être aussi bon que lui», estime humblement le Floridien de 25 ans.

Toujours soucieux de s'améliorer, le demi de coin estime avoir eu une saison ordinaire l'an dernier, lui qui a pourtant été sélectionné pour le Pro Bowl pour une quatrième fois en quatre saisons en carrière, devenant seulement le quatrième joueur à réaliser cet exploit. À ce chapitre, il se retrouve en excellente compagnie, avec Jim Brown, Barry Sanders et Emmitt Smith, trois membres du Temple de la renommée.

Un diabète embêtant

Expliquant pourquoi il affirme avoir joué sous son niveau habituel, Peterson avoue avoir été embêté par le diabète de type 2 qui lui a causé des problèmes à maintenir son poids. «J'étais gras», lance-t-il. «J'étais un pas ou deux derrière mes rivaux sur chaque jeu.»

Le numéro 21 des meneurs de la division Ouest de la Conférence nationale ajoute avoir réussi à ramener la balance à 203 livres au début du camp - il en pesait 219 l'an dernier - et c'est pourquoi il croit jouer le meilleur football de sa carrière. «J'ai travaillé fort et ça paie, tout fonctionne dans mon jeu actuellement.»

En plus de jouer avec brio, il a aussi été nommé, en compagnie de l'ailier défensif Calais Campbell, capitaine de la défensive. Prenant son rôle au sérieux, Peterson a pris soin de convoquer une courte réunion d'équipe lundi, alors qu'Arians avait donné congé à ses joueurs à la suite de la victoire qui a porté le dossier des Cardinals à 9-2 dimanche dernier.

«Je voulais juste leur parler de petites choses, et de m'assurer qu'après une victoire difficile, nous soyons prêts à se méfier des détails que nos adversaires tenteront d'exploiter.»

Question de mieux assurer son influence, le co-capitaine dit avoir discuté à propos du leadership au cours de la saison morte avec Michael Jordan et... Deion Sanders. «Ces gars m'ont simplement dit que si je jouais à un très haut niveau, mes mots auraient davantage de poids auprès de mes coéquipiers. Même si j'interviens maintenant un peu plus souvent dans le vestiaire, je préfère laisser mon jeu parler», conclut celui qui se dirige vers un cinquième Pro Bowl de suite.

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