Le jour V pour la Coupe Vanier

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Sean Thomas-Erlington et Brandon Deschamps

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(Québec) L'inconnu... ou presque. Voilà ce qui attend les deux équipes à la 51e Coupe Vanier, samedi après-midi, au PEPS. Les Carabins de l'Université de Montréal et les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique ne se sont jamais affrontés. Seules quelques heures de vidéo leur ont permis d'analyser les tendances de leurs adversaires. L'issue de la rencontre est donc difficile à prévoir. Place au jour V!

Un jeu d'échecs

Danny Maciocia l'admet sans détour : son équipe n'a jamais rien vu de tel. Les Carabins affronteront samedi une formation à la «mentalité complètement différente» de ses adversaires habituels du Québec, comme le Rouge et Or.

«Des fois, ils n'ont même pas de porteur de ballon sur le terrain. Ils envoient six receveurs de passes», donne l'entraîneur-chef en exemple. «Il faut qu'on s'adapte, mais on n'a pas grand temps pour le faire.»

Son quart-arrière de cinquième année, Gabriel Cousineau, abonde dans le même sens. À un point tel qu'il s'attend à un début de match plus tactique que spectaculaire. «Le premier quart va être vraiment un jeu d'échecs. On va voir c'est quoi leur plan de match en défensive. S'ils veulent loader la boîte et essayer d'arrêter le jeu au sol, c'est sûr qu'il va falloir lancer le ballon un peu plus. Il va falloir s'ajuster rapidement si on veut gagner ce match-là.»

Selon Maciocia, l'équipe qui remportera la bataille de la ligne de mêlée sortira triomphante. «Rendu en novembre, où les conditions ne seront pas idéales, c'est l'équipe qui est capable de s'imposer physiquement» qui se démarquera.

Les Carabins fouleront le terrain du PEPS avec l'objectif de devenir la sixième formation à remporter deux Coupes Vanier consécutives. Le Rouge et Or est la dernière équipe à l'avoir fait, en 2012 et en 2013. Maciocia est fier d'avoir la chance de se battre pour la couronne ultime, d'autant plus qu'il a perdu plusieurs joueurs-clés à la fin de la dernière saison, de Byron Archambault à Mathieu Girard, en passant par Jean-Samuel Blanc. «Il y avait beaucoup de monde qui ne s'attendait pas à ce que ça se reproduise», laisse tomber le coach, satisfait d'avoir confondu les sceptiques.

D'autres leaders se sont levés, dont Cousineau et le porteur de ballon Sean Thomas-Erlington. Après un début de saison chancelant, ce dernier fait flèche de tout bois. Il vient d'enfiler des récoltes de 212, 199 et 170 verges dans les trois matchs éliminatoires.

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Équipe Cendrillon

Face à la meilleure défensive contre la course au pays, les T-Birds de l'entraîneur Blake Nill devront espérer une performance colossale de leur jeune quart-arrière Michael O'Connor. Même les principaux intéressés ne s'en cachent pas.

«Ils ne nous laisseront pas courir avec le ballon, c'est certain», estime l'athlète de 19 ans. «Ça sera sur mes épaules et sur les épaules des receveurs de passes. [...] Je devrai lancer le ballon rapidement et faire de bonnes lectures de jeu.»

«Soyons honnêtes», ajoute Blake Nill. «Beaucoup de notre succès est basé sur son habileté à faire des jeux, à prendre la défense à contre-pied, ce qui permet à notre attaque au sol d'avoir du succès.»

On aurait toutefois tort de voir l'attaque de UBC comme étant l'affaire du bras d'un quart recrue. Le porteur de ballon Brandon Deschamps a conservé une moyenne de 87,6 verges par match, ce qui le place 11e au pays. Joueur du match de la Coupe Uteck, il en a gagné 128 la semaine dernière.

«En début de saison, nos adversaires nous qualifiaient d'unidimensionnels. Ce que nous étions», explique Nill en parlant de son attaque aérienne. «Mais dans le dernier mois, on a commencé à voir des éléments de jeu par la course et nous espérons que ça se poursuive.»

L'étiquette d'équipe Cendrillon sied à merveille aux T-Birds. Équipe moribonde la saison dernière avec une fiche de 2-6, elle est parvenue à renverser la vapeur à vitesse grand V. L'année de la reconstruction s'est transformée en année de championnat. Une équipe qui s'améliore chaque semaine, dit d'ailleurs Deschamps, secondé par son entraîneur.

Sa défensive parfois poreuse devra toutefois trouver un moyen de stopper les élans de Sean Thomas-Erlington, dont les courses amènent une dimension nouvelle à l'attaque des Carabins.

Pour le reste, Nill a fait preuve d'un réalisme prudent, vendredi. «On sait ce que nous valons. Je n'essaierai pas de faire croire que mon équipe est aussi forte que celle de 1982 de UBC, celle de 2001 de St. Mary's ou celle de 2008 de Laval. Mais elle a mérité sa place ici, et je m'attends à ce qu'elle se batte pour la victoire.»

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