Coupe Vanier: Junior Luke, monsieur Novembre!

Junior Luke (91) a été un des grands... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Junior Luke (91) a été un des grands héros des Carabins lors des conquêtes de la Coupe Dunsmore - il a bloqué le botté qui aurait permis au Rouge et Or de l'emporter sur le dernier jeu du match - et de la Coupe Mitchell.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Il faudra l'appeler Monsieur Novembre! Après avoir bloqué le botté de Dominic Lévesque contre le Rouge et Or en finale de la Coupe Dunsmore, il y a deux semaines, Junior Luke a connu une rencontre colossale samedi dernier, contre les Gryphons de Guelph.

Lors «d'un de ses meilleurs matchs à date», le joueur de ligne défensive a réussi une interception et trois plaqués, dont un sac du quart, ce qui lui a valu d'être nommé athlète défensif de la semaine au football universitaire canadien. Les Carabins ont limité les Gryphons à 65 verges par la course, en route vers une victoire de 25-10 en finale de la Coupe Mitchell.

«C'est tout un joueur de foot», l'a vanté son entraîneur, Danny Maciocia. «Il est arrivé à maturité cette année. Il peut jouer à l'intérieur, il peut jouer à l'extérieur. Notre entraîneur de la ligne à l'attaque aimerait qu'il joue sur la ligne à l'attaque. [...] S'il continue à progresser comme il l'a fait cette année, c'est sûr qu'il va se faire repêcher [par la LCF].»

Cette main tendue vers le ciel, dans les derniers instants du match de la Coupe Dunsmore, au PEPS, fait encore jaser. Même s'il admet que ce petit geste aux grandes conséquences marquera sa carrière, Luke demeure modeste quand il aborde le sujet.

«N'importe qui aurait pu bloquer le ballon», lance le colosse de 6'2'' et de 300 livres. «Ç'a fini que c'était moi. Là, c'est sûr que tout le monde m'en parle, me demande comment ça s'est passé et comment je me sentais. Ça reste juste un match comme les autres. On a avancé après ça.»

Une réunion déterminante

Ce botté bloqué a en effet permis aux Carabins de vaincre le Rouge et Or de l'Université Laval 18-16 et de poursuivre son chemin. Le point tournant de la saison des Carabins est toutefois venu plus tôt, après un revers de 17-12 contre le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke. L'équipe ne jouant pas à leur goût, les joueurs ont décidé de tenir une réunion sans les entraîneurs, histoire de se dire leurs quatre vérités.

«Il fallait qu'on arrange des choses», explique Luke.«Il y avait des petits points à améliorer. Je pense qu'on a bien fait de se réunir entre joueurs seulement, de se parler des rancunes qu'on avait, des choses qu'on avait sur le coeur. Ça nous a aidé pour les matchs suivants.» Les Carabins n'ont pas perdu depuis.

«Je pense que la réponse, c'était de jouer collectivement», affirme de son côté le porteur de ballon Sean Thomas Erlington, en parlant de cette réunion. «C'est la différence avec notre équipe de l'an dernier. Cette année, tous les partants sont des joueurs-clés et peuvent faire des jeux à n'importe quel moment dans la partie.»

Un Carabins à la maison

Jean-Christophe Labrecque sera l'un des rares Carabins à jouer dans sa ville natale, samedi. Le joueur de ligne offensive aura le soutien de nombreux parents - famille et belle-famille, «tout le monde va être là!» - pour l'un des plus importants matchs de sa carrière. N'empêche, l'enjeu de la rencontre est trop important pour s'arrêter à l'endroit où elle a lieu, dit-il. «Ce qui est spécial, c'est de pouvoir gagner une deuxième Coupe Vanier d'affilée. Que ce soit à Québec, Mont-réal, peu importe», lance l'étudiant en kinésiologie, un ancien des Élans du Cégep Garneau, qui arbore la coupe «mohawk» comme plusieurs de ses coéquipiers.

Coach Cousineau

Gagne ou perd, le quart-arrière Gabriel Cousineau fera samedi ses dernières offrandes dans le football universitaire. Il va même plus loin. «C'est probablement mon dernier match en tant que joueur», lance-t-il, mettant de côté la possibilité qu'il se trouve un emploi au niveau supérieur, même si ce n'est pas comme quart-arrière. «Durant l'hymne national, je vais prendre un petit 10 secondes pour profiter du moment.» À partir de l'an prochain, c'est le métier d'entraîneur qui attend l'athlète de 24 ans. Cousineau est en charge du programme de football au Collège Laval. Il compte aussi rester en contact avec l'état-major des Carabins. L'entraîneur-chef Danny Maciocia ne cache d'ailleurs pas sa nostalgie. Cousineau est le premier joueur qu'il a recruté à son arrivée à Montréal. «Je commence à penser à nos cinq ans ensemble... Et le fait qu'il va prendre le terrain pour une dernière fois à Québec, au PEPS, dans une Coupe Vanier. Je suis sûr qu'il va y avoir beaucoup d'émotion dans l'air.» Le receveur de passes Philip Enchill terminera aussi sa carrière, samedi, après cinq années passées chez les Carabins. «J'essaie de ne pas trop y penser. J'essaie de ne pas penser juste à moi», dit-il, ajoutant vouloir faire vivre l'intensité de la victoire à ses jeunes coéquipiers. Fidèle à son habitude, Enchill prendra quelques instants avec le match pour faire une prière. Celle-ci aura sans doute un petit côté nostalgique. «Ça va être un peu émotif», reconnaît celui qui a participé au dernier camp d'entraînement du Rouge et Noir d'Ottawa.

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