Deux botteurs aux antipodes pour la Coupe Vanier

Quinn van Gylswyk a commencé à jouer au... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Quinn van Gylswyk a commencé à jouer au football à 18 ans. Malgré ses débuts tardifs, le botteur des Thunderbirds de UBC est perçu comme un futur professionnel.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Étrange duel à prévoir entre les botteurs de placement David Deschamps et Quinn van Gylswyk, samedi, à la Coupe Vanier. Deux hommes que tout semble séparer, à part la force de leur pied.

D'un côté, un Québécois appelé comme remplaçant qui a appris le «métier» tout jeune. De l'autre, un Britanno-Colombien perçu comme un futur professionnel qui a commencé à jouer au football... à 18 ans.

Du côté des Carabins de Montréal, Deschamps, 5'9'', est un maraudeur qui a remplacé au pied levé, samedi dernier, un Louis-Philippe Simoneau chancelant cette saison. Dans le match de la Coupe Mitchell remporté 25-10 contre Guelph, Deschamps a fait mouche à ses trois tentatives, sur des distances de 27, 35 et 17 verges.

Simoneau avait connu une sortie difficile contre le Rouge et Or, à la Coupe Dunsmore, ne réussissant que trois de ses six bottés. Il agit en professionnel depuis que Deschamps a pris le relais, assure ce dernier.

«Ça se passe bien. Louis-Philippe est un très bon gars d'équipe. Quand il a vu que c'était moi qui prenais sa place, il m'a encouragé. C'est pas un mauvais perdant», a expliqué Deschamps, jeudi, avant le premier entraînement des Carabins au stade Telus de l'Université Laval.

Botteur à temps partiel depuis le début de sa carrière, il n'avait fait que trois tentatives - dont deux réussites - cette saison avant le match de samedi contre Guelph. Toutes dans la victoire de 22-16 des Carabins contre le Rouge et Or, le 17 octobre.

Même s'il agit habituellement comme maraudeur, Deschamps a des gènes de botteur. Son père Pierre a participé à des combines de la NFL et à des camps d'entraînement de la LCF comme botteur dans les années 80, a-t-il rappelé, jeudi. Il a inculqué son savoir à fiston, qui raconte avoir des photos de lui, tout jeune, avec un ballon et un tee.

«Il serait bien fier si je pouvais en mettre une couple entre les poteaux», a affirmé Deschamps fils. Papa ne sera toutefois pas au PEPS, puisque son emploi de caméraman l'obligera à travailler lors de la Coupe... Grey, dimanche à Winnipeg.

Le «phénomène» van Gylswyk

Contre les Thunderbirds de UBC, samedi, le vis-à-vis de Deschamps sera un athlète que le Vancouver Sun a qualifié de «phénomène» plus tôt cette semaine.

Quinn van Gylswyk était déjà majeur lorsqu'il a commencé le football. D'abord initié au soccer, où il jouait avec des hommes à seulement 16 ans, le gaillard de 6'4'' s'est un jour retrouvé devant le filet. C'est en voyant ses longs dégagements que son père, Danny, a mesuré l'étendu du talent du rejeton... et pris conscience qu'un autre sport pourrait lui permettre de s'épanouir.

Avec l'arrivée d'un nouvel entraîneur (Blake Nill) cette année, Quinn s'attendait à une saison de reconstruction «merdique». Il a eu tort, et c'est beaucoup grâce à lui. Dans tout le pays, il a été le meilleur avec une moyenne de 43,6 verges par botté de dégagement. Il est aussi dans le top 3 de toutes les principales catégories relatives aux bottés de placement, que ce soit le pourcentage de succès (2e, 83 %) ou le nombre de bottés réussis (3e, 20). Il a été nommé jeudi sur l'équipe d'étoiles canadienne pour les unités spéciales.

L'athlète de 24 ans a discuté avec quelques équipes de la Ligue canadienne intéressées à obtenir ses services lors du prochain repêchage, l'an prochain. Mais pour l'instant, priorité Coupe Vanier, le «plus gros match de sa vie». Il ne pensera pas au reste «avant dimanche».

Le natif de Victoria est aussi barman à temps plein pendant l'été. «Ça me permet de faire la fête sans prendre d'alcool», a-t-il lancé au Soleil, jeudi. Van Gylswyk se transforme aussi en portier, parfois, lorsque vient le temps de botter les fesses de clients récalcitrants...

Priorité études chez les Carabins

Les Carabins de l'Université de Montréal ne sont arrivés que jeudi matin à Québec, quatre jours après leurs adversaires de samedi, les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique. L'entraîneur-chef Danny Maciocia a expliqué, pendant que ses joueurs faisaient leur première entrée sur le terrain du PEPS, qu'il était important de tenir deux séances d'entraînement de qualité à la maison. «Mais la raison la plus importante, c'est qu'on a tendance à oublier qu'on fait affaire avec des étudiants-athlètes. Le mot étudiant est perdu pendant une semaine de la Coupe Vanier. On ne voulait pas leur faire rater plus de deux jours d'école.» Le patron des Carabins a aussi rappelé jeudi que ses hommes ont eu la meilleure année scolaire de l'histoire du programme de football, la saison dernière, tout en remportant le titre canadien. Tout ça, même si les joueurs étaient «comme des rock stars sur le campus» à la fin de la saison. «C'est de loin notre plus grande victoire», a conclu Maciocia.

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