Des Thunderbirds résilients

Jamais l'entraîneur-chef Blake Nill n'aurait cru voir ses... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Jamais l'entraîneur-chef Blake Nill n'aurait cru voir ses jeunes joueurs des Thunderbirds connaître autant de succès à leur première saison sous sa gouverne.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Aspirants-surprises à la Coupe Vanier, les Thunderbirds de UBC (9-2) ne se sont pas amenés à Québec en touristes, dimanche. Tombeurs de l'équipe la mieux classée au pays cette saison, les Dinos de Calgary, la jeune formation de Blake Nill brille par résilience, croit l'entraîneur d'expérience, qui en est à sa première année à la barre de l'équipe.

À sa 18e saison avec une formation de Sport interuniversitaire canadien (SIC) et sa huitième présence à la Coupe Vanier, Blake Nill en a vu passer, des équipes talentueuses! Malgré cela, il n'aurait pu prédire les succès obtenus par ses hommes, dont il n'hésite pas à saluer la force de caractère.

«On ne s'attendait pas à ce genre de saison de la part de ce jeune groupe, mais c'est le reflet de sa capacité d'adaptation au changement, à un nouvel entraîneur, à une nouvelle philosophie. Nos joueurs méritent tout le crédit pour ces succès», a indiqué Nill, qui dirigeait mardi après-midi un deuxième entraînement sur le terrain du Stade Telus-UL, en prévision du match ultime de la saison universitaire, samedi.

Affirmant que son équipe n'est «ni la plus grosse, ni la plus rapide, ni la plus forte» qu'il ait dirigée, l'entraîneur croit que l'efficacité de ses hommes tient à leur jeu collectif.

«C'est juste un groupe qui s'est amélioré à chaque semaine et qui s'est soudé au fur et à mesure. Ils comprennent le concept d'équipe et c'est notre force. On accomplit de grandes choses en groupe, et non pas individuellement, parce que nous n'avons pas de joueurs de ce type-là», a soutenu le détenteur de deux titres nationaux avec les Huskies de Saint Mary's en 2001 et 2002.

Contre une équipe mature comme celle des Carabins, Bake Nill s'attend donc à ce que sa bande soit testée samedi, particulièrement dans les tranchées. «Nous ne l'aurons pas facile! Évidemment, c'est la ligne de mêlée qui me préoccupe le plus, ce qui est typique d'une confrontation entre une équipe inexpérimentée et une équipe de vétérans. Mais la réalité est qu'en août, nous sommes venus ici et nous avons battu Laval, en match présaison. Nous avons gagné en Saskatchewan, où il est très difficile de gagner. Nous avons gagné au Manitoba, contre une équipe grosse, forte et très athlétique. Et il y a deux semaines, nous avons défait la première équipe au pays, qui est également grosse et forte, à Calgary», a rappelé l'entraîneur, réitérant sa confiance en sa troupe.

Vivement les Carabins

Possédant un dossier de 139-49 (,739) en carrière au sein de SIC, Blake Nill est maintenant impatient d'en découdre avec son vis-à-vis des Carabins, Danny Maciocia, et son équipe, pour lesquels il n'avait que de bons mots, mardi.

«J'en sais quand même pas mal à leur sujet. Danny Maciocia fait du bon boulot avec son équipe. Il commence à réellement trouver sa niche dans SIC. Son programme est assez typique des équipes du RSEQ. Ils jouent très bien en défensive et courent bien avec le ballon. Ils sont bâtis pour bien jouer en novembre, à ce temps-ci de l'année où les matchs sont tous significatifs», a-t-il constaté.

Bien au fait des forces et des faiblesses des Carabins, Blake Nill n'a donc pas eu à demander de tuyaux à son bon ami Glen Constantin, sur la meilleure façon de mater l'attaque dirigée par le quart-arrière de cinquième année, Gabriel Cousineau.

«Ça n'a pas été nécessaire! À notre époque, on n'a pas besoin de s'échanger de secrets, mais on échange des vidéos. On a trois matchs qu'on a épluchés. Avec notre personnel d'entraîneurs, nous allons préparer le meilleur plan de match possible et on verra ce qui arrivera!»

O'Connor a un record vieux de 49 ans dans sa mire

Mike O'Connor pourrait devenir, samedi,  le deuxième quart-arrière recrue... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Mike O'Connor pourrait devenir, samedi,  le deuxième quart-arrière recrue de l'histoire de SIC à remporter un championnat national à titre de partant.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Aux commandes de l'attaque des Thunderbirds, le talentueux quart-arrière de première année, Mike O'Connor, pourrait réécrire l'histoire, samedi.

Après une année passée chez les Nittany Lions de Penn State (NCAA), le jeune homme originaire d'Ottawa a poursuivi cette année sa carrière universitaire à Vancouver. Samedi, il pourrait devenir le deuxième quart-arrière recrue de l'histoire de SIC à remporter un championnat national à titre de partant. Un exploit qui n'a pas été vu depuis 49 ans!

Plusieurs mois après avoir réussi à attirer le talentueux pivot de 6'4" et 226 livres, Blake Nill se frotte encore les mains d'avoir pu le recruter. À sa première année à UBC, le jeune homme de 19 ans, un produit de la Baylor School (Tennessee) et de la IMG Acadamy (Floride) - il y a été dirigé par l'ancien récipiendaire du trophée Heisman Chris Weinke -, n'a pas fait mentir sa réputation en tant que l'un des meilleurs espoirs à la position de quart-arrière dans la classe de 2014, aux États-Unis.

«J'avais dit à Michael que s'il venait à UBC, il avait une chance d'être le visage du programme, dans notre tentative pour le ramener à l'avant-plan sur la scène canadienne. Et je lui ai dit qu'à part les jours de match, où il est habitué de jouer devant 100 000 personnes, ce que nous avions à proposer était très similaire. Notre organisation est de première classe», a raconté Nill.

Une proposition qui n'a pas manqué de séduire l'athlète ontarien, même si son départ de Penn State en a surpris plusieurs. «Au bout du compte, ce qui a fait pencher la balance, c'est la combinaison de l'offre académique, de la présence de Blake Nill, du fort appui des anciens [alumni] et de la possibilité de jouer cinq années. C'était un scénario parfait pour moi», a affirmé le grand numéro 15 de UBC.

Et jusqu'à maintenant, O'Connor remplit toutes ses promesses et plus, selon Nill. «Il est tout ce que nous avons espéré. Nous sommes très chanceux de l'avoir dans notre programme. C'est un leader extraordinaire, un talent extraordinaire.» 

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