Burris en veut toujours à Lawrence

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Le quart-arrière Henry Burris tentera de mener le Rouge et Noir d'Ottawa à une première participation à la Coupe Grey depuis 1981.

La Presse Canadienne, Justin Tang

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La Presse Canadienne
Ottawa

Henry Burris persiste et signe. Trois semaines après l'avoir dénoncé, il qualifie toujours de vicieux le plaqué du secondeur Simoni Lawrence, son adversaire en finale de l'Est de la Ligue canadienne de football, dimanche à Ottawa.

«Je sais qu'il n'avait pas de mauvaise intention, mais le plaqué était vicieux et il sera toujours vicieux», a déclaré le vétéran quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa. «Il n'y a rien que les gens puissent dire ou faire pour changer les choses.»

Le jeu est survenu pendant le premier quart du match du 1er novembre, que le Rouge et Noir a gagné 12-6, à Hamilton. Burris portait un protecteur spécial au genou après avoir subi une blessure, précédemment, et le contact s'est produit après qu'il eut lancé le ballon.

Lawrence et Burris se sont lancés dans une guerre de mots à la suite de l'incident, mais le secondeur des Tiger-Cats n'a pas poursuivi dans cette veine samedi. «Je joue au football avec beaucoup d'intensité. Je suis désolé pour ce qui a pu lui arriver.»

Le Rouge et Noir et les Tiger-Cats croiseront le fer, dimanche, pour la troisième fois en quatre semaines. Le Rouge et Noir a gagné les deux premiers duels, incluant une décisive victoire de 44-28 à domicile le 7 novembre, en route vers un dossier de 12-6 et le premier rang de la section Est.

Burris est l'une des raisons majeures des succès du Rouge et Noir cette saison. Il a complété 481 passes et a mené la ligue avec des gains de 5703 verges. Ses performances lui ont permis de devenir le candidat de la section Est au titre de joueur par excellence. Et elles pourraient permettre à Ottawa d'être représentée à la finale de la Coupe Grey pour la première fois depuis 1981.

Jeu d'échecs dans l'Ouest

Dans l'Ouest, les Eskimos d'Edmonton et les Stampeders de Calgary s'entendent pour dire que la finale sera similaire à un jeu d'échecs entre deux défensives qui punissent l'adversaire d'une manière différente. «La défensive de Calgary ne donne pas beaucoup d'occasions d'avancer par grandes séquences», a déclaré le quart-arrière Mike Reilly.

La défensive des Eskimos, à l'inverse, tentera de confondre l'attaque adverse avant de se jeter sur elle. «Ils jouent intelligemment et essaient de vous faire commettre une erreur», a noté Bo Levi Mitchell, le quart-arrière des Stampeders. «Ils croient qu'à un certain point, nous deviendrons impatients et nous tenterons de réussir le gros jeu. Il faut gérer ça comme un jeu d'échecs, jouer de manière défensive. Il faut bouger le ballon et le faire de la bonne manière. Et lorsqu'ils font une erreur, il faut en profiter.»

Les Eskimos (14-4) accueillent une première finale de l'Ouest depuis 2003. Les Stampeders ont aussi terminé la saison avec une fiche de 14-4, mais Edmonton a gagné la série entre les deux équipes cette saison pour mériter l'avantage du terrain.

Statistiquement parlant, il y a peu de différences entre les rivaux de l'Alberta, particulièrement au chapitre des points alloués. La défensive des Eskimos a mené la Ligue avec une moyenne de 18,9 points accordés par match. Les Stampeders en ont accordé en moyenne 19,2.

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