Montréal 18/Laval 16: les Carabins par une main

Sean Thomas-Erlington (1) a encore fait mal au... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Sean Thomas-Erlington (1) a encore fait mal au Rouge et Or samedi avec des courses de 20, 38 et 43 verges pour un total de 210 verges de gains, dont 199 au sol.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Une main. Une main a empêché le Rouge et Or de remonter sur le trône québécois. La patte gauche d'un gars de 300 lb qui a bloqué la tentative de placement de 19 verges sur le dernier jeu. Les Carabins ont ainsi triomphé 18-16 et gardent la Coupe Dunsmore à Montréal.

Pour une deuxième année consécutive, la finale de la conférence québécoise de football universitaire s'est décidée sur un coup de pied, samedi, au stade de l'Université Laval. Et pour une deuxième année consécutive, le botteur du Rouge et Or a loupé l'ultime frappe victorieuse, laissant les Carabins festoyer.

«Il y a beaucoup de monde qui disait qu'on avait été chanceux, l'année passée. Là, j'espère qu'on va mettre fin à ce qui s'est dit à notre sujet», a déclaré l'entraîneur-chef des vainqueurs, Danny Maciocia.

Ironie du sort, deux placements ratés, donc deux simples, au quatrième quart, auront fourni aux Carabins les deux maigres points de plus. Car d'un retard de 16-1 en tout début de troisième quart, le Rouge et Or a rappliqué avec deux touchés, dont un converti pour deux points, et c'était 16-16 au début du quatrième quart.

Mais un ballon ensuite échappé par le porteur Maxime Boutin à 13 verges de la zone des buts rivale, sur un premier essai, a fait très mal au Rouge et Or. Au total de l'après-midi, les locaux ont remis le ballon six fois à l'adversaire sur deux échappées, deux interceptions et deux troisièmes essais échoués.

Trop de revirements

«On a commis trop d'erreurs, trop de revirements. C'est trop difficile à remonter», a regretté le pilote du club de l'UL, Glen Constantin. «Tu ne peux pas avoir quatre revirements [échappées et interceptions] contre zéro.»

«Si on avait gagné ce match-là, on l'aurait mérité parce que les gars ont montré beaucoup de caractère en revenant au pointage. Mais avec les revirements et les verges [523 contre 395 d'attaque totale], ça n'aurait pas été un vol, mais tu ne peux pas gagner ces matchs-là avec autant de revirements», a poursuivi Constantin.

Il complète sa 15e campagne à la barre de l'équipe, mais seulement une quatrième sans trophée après 11 championnats de ligue consécutifs acquis de 2003 à 2013. Constantin admet que cette défaite s'avère plus difficile à encaisser que celle de l'an dernier.

«Peut-être que oui, parce qu'on voulait regagner notre titre. C'est très difficile. On a investi 51 semaines là-dedans à repenser nos affaires et à travailler très fort. On va le refaire encore, c'est la fierté du programme. C'est cruel comme résultat, mais c'est le sport. On va jouer l'an prochain avec autant de fierté et autant d'ardeur.»

Notons qu'après s'être livré 10 quarts éliminatoires sans touché, chaque équipe a inscrit un majeur en l'espace de 59 secondes, au milieu du troisième quart. Du 9-1 de la demie, Gabriel Parent a fait 16-1 grâce à une course de 35 verges.

La réplique est venue presque aussitôt sur une passe de 20 verges de Hugo Richard à Félix Faubert-Lussier. Puis Richard lui-même a franchi les trois verges qui le séparaient de la zone des buts pour forcer l'égalité, au début du quatrième quart.

En plus de remporter haut la main la bataille des revirements, les Carabins ont dominé le choc du jeu au sol avec 265 verges de gains terrestres contre seulement 85. Comme quatre semaines plus tôt à Montréal, quand les Carabins avaient battu le Rouge et Or 22-16. Sean Thomas-Erlington a encore été la grande vedette offensive avec 199 verges cumulées par la course.

Trous au sol

Pour un deuxième affrontement consécutif, les Carabins ont trouvé les failles dans la défensive terrestre du R et O. Le porteur de ballon Sean Thomas-Erlington a percé la muraille à trois reprises pour plus de 20 verges (20, 38 et 43), et Gabriel Parent s'est aussi offert une chevauchée de 35 verges, pour un touché. «Erlington ou pas Erlington, c'est nous qui avons mal rempli nos espaces», pestait l'ailier défensif et recrue de l'année au Québec Mathieu Betts. «Ça aurait pu être moi le porteur de ballon sur ces courses-là, s'il y a un trou ouvert comme ça, ils vont le prendre, c'est sûr.»

Le secondeur finissant Mathieu Masseau soulignait que «sur le jeu au sol, un bloc fait la différence». «Ils ont réussi à trouver les brèches, aujourd'hui. Comme lors du match à Montréal [du 17 octobre], on a réussi à les arrêter souvent, mais trois ou quatre fois, ils ont obtenu des longs gains dans des situations cruciales», a déploré le 55.

Live Blog Coupe Dunsmore: Rouge et Or c. Carabins
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