Sean Thomas Erlington, l'autre menace des Carabins

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Lors du match du 17 octobre contre l'Université Laval, Sean Thomas Erlington avait découpé la défensive du Rouge et Or en petits morceaux.

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(Québec) La menace offensive des Carabins ne vient pas que du bras de Gabriel Cousineau. Le Rouge et Or l'a appris à ses dépens, le 17 octobre, lorsque les pieds de Sean Thomas Erlington ont couru pour 182 verges dans la victoire de 22-16 de l'Université de Montréal.

C'était la première fois depuis 2004 que la muraille défensive de Glen Constantin se faisait ainsi percer par un seul homme. Erlington a inscrit un touché dès le premier quart, son premier en trois ans de carrière face au Rouge et Or. Une course de 42 verges qui a déboussolé la défensive lavalloise.

«C'est un jeu qu'on n'avait jamais vu», a déclaré mercredi le secondeur Shayne Gauthier. «On n'était pas prêts à ça. On a été un petit peu surpris.»

Erlington admet que ce majeur a fait du bien au moral. «On ne pense pas toujours à ça, mais je me disais souvent : "Ça va venir dans ce match-là, puis dans ce match-là." Et le fait que ça arrive si tôt dans le match, ç'a été un bon boost», a raconté le numéro 1 au Soleil.

Collectivement, les Carabins avaient aussi disputé une solide rencontre. Ce n'est pas toutes les semaines que le Rouge et Or est limité à 16 points. «C'est le genre de performance qu'on aimerait avoir» en finale de la Coupe Dunsmore, reconnaît le demi offensif.

En huit matchs cette saison, Erlington a couru 87 fois pour des gains de 517 verges. Il a aussi inscrit cinq touchés. La semaine dernière, dans la victoire de 31-24 des Carabins sur Sherbrooke en demi-finale, il a offert une performance colossale, portant le ballon 28 fois pour gagner 212 des 268 verges au sol de son équipe. Avec deux touchés à la clé, dont celui qui a permis aux siens de prendre les devants pour de bon, au quatrième quart.

Selon le principal intéressé, il s'agit de son meilleur match en carrière. Une performance qui lui donne un bon élan pour la suite des séries éliminatoires. Et qui laisse croire qu'Erlington carbure aux grands moments.

«Ç'a l'air de ça pour l'instant», lance l'athlète de 23 ans avec un rire timide. «Mais je dois lever mon chapeau à [l'entraîneur-chef] Danny Maciocia, qui s'est assis avec moi pour corriger mes petits problèmes de lecture de jeu», indique cet ancien des Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal, qui admet avoir eu quelques difficultés à profiter de certaines ouvertures cette saison.

Lors du premier match de la campagne contre le Rouge et Or, le porteur de ballon de 5'9'' et de 210 livres s'était quand même bien débrouillé, collectant 70 verges en 12 courses malgré la défaite.

Se méfier de Gauthier

Lorsqu'on demande à Erlington de quel joueur il doit se méfier chez le Rouge et Or, il nomme Gauthier, ajoutant dans la foulée : «On se méfie de tous les joueurs qui peuvent avoir un impact. Je ne me concentre pas nécessairement sur lui.»

Gauthier ne tarit pas d'éloges pour son adversaire. «Il est dur à arrêter. Il court fort et il n'arrête jamais ses jambes. C'est une double menace : il est aussi bon au sol que sur la passe. C'est un des bons porteurs de ballon que j'ai affrontés dans ma vie», affirme le secondeur étoile, qui a vanté le travail de la ligne offensive des Carabins.

«Une des meilleures au Québec, avec la nôtre. Ils travaillent très bien ensemble... Erlington ne gagne pas 200 verges par match tout seul. Ça lui prend des amis qui l'aident en avant.»

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