Un «vilain» dans son patelin

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Originaire de Québec, Thiery Taillon (55) sera dans le camp «ennemi» lors de la demi-finale québécoise contre le Rouge et Or samedi. Le centre de 6'2'' et de 290 livres en est à sa première saison avec les Stingers de Concordia.

Fournie par l'Université Concordia

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(Québec) Samedi après-midi, Thiery Taillon enfilera son uniforme, se présentera sur le terrain du PEPS devant parents et amis. L'athlète de Québec tentera d'aider son équipe à remporter la demi-finale québécoise du football universitaire. Seul petit hic : il sera un «ennemi» pour la majorité des spectateurs.

Pour le centre recrue de 20 ans des Stingers de Concordia, il s'agira d'un deuxième match universitaire dans son patelin. Le 4 octobre, il était aussi sur le terrain du stade Telus lorsque son équipe s'est inclinée 42-27 contre le Rouge et Or de l'Université Laval.

«Ç'a été un peu difficile», lance Taillon, qui admet que ce retour parmi les siens dans le rôle du vilain lui a fait perdre une partie de sa concentration. «Ça risque d'être moins pire cette fois-ci. Je vais être plus calme, plus prêt. Mais il y aura la pression d'un match sans lendemain. Ça va être stressant quand même.»

Taillon est un ancien des Élans du Cégep Garneau. Il a eu de brèves discussions avec le Rouge et Or à la fin de sa carrière collégiale, mais rien de sérieux. Son attention s'est rapidement tournée vers Concordia, où il aimait l'ambiance et les relations entre joueurs et entraîneurs.

Comme tous les étudiants qui s'exilent, il a dû s'adapter à une nouvelle ville, à un nouvel environnement. Il s'est toutefois intégré très vite à l'équipe. «J'aurais pas pu demander mieux», dit le colosse de 6'2'' et de 290 livres, étudiant en sciences des loisirs.

Son entraîneur Mickey Donovan vante l'éthique de travail et la résilience de son centre partant. «C'est un dur. Il peut jouer et pratiquer malgré les blessures. Et il a une bonne attitude», énumère le grand patron des Stingers. C'est d'ailleurs le frère de Donovan, Patrick, qui a recruté Taillon. «On voulait changer la culture dans l'équipe et Thiery voulait faire partie du processus», ajoute Donovan, en poste depuis la saison dernière.

Les Stingers ont conservé un dossier de quatre victoires et autant de défaites cette saison, une performance qui n'a pas complètement satisfait Taillon. Certaines défaites semblent avoir laissé un goût plus amer que d'autres.

«J'aurais vraiment aimé gagner un des deux matchs contre Montréal», explique-t-il, parlant des revers de 41-29 et 22-17. «Il faut remporter ces gros matchs-là. On est rendus là.»

Confiance contagieuse

Le plus gros de ces matchs sera celui de samedi contre l'Université Laval. Taillon le reconnaît : ses Stingers seront largement négligés. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir une confiance contagieuse. «On y croit certainement», répond-il sans détour lorsqu'on lui demande si Concordia peut causer la surprise.

Ce sera une tâche colossale, et Taillon le sait bien. Le Rouge et Or «est un gros club qui sait comment gagner. Il faut faire un match sans erreur. Mais il ne faut pas trop se mettre de pression. Il faut juste ne pas avoir de complexes et bien exécuter nos jeux», conclut le footballeur.

Les Stingers comptent sur un autre joueur de la région de Québec, le demi défensif Jeffrey Gasse (Neuville), aussi un ancien des Élans de Garneau.

La défensive s'est améliorée malgré les blessures

Malgré de nombreuses blessures tout au long de la saison, l'unité défensive du Rouge et Or s'est améliorée à chaque affrontement, croit le secondeur étoile Mathieu Masseau.

«Surtout dans les deux derniers matchs, on commence à avoir un momentum au niveau de la défensive», affirme le joueur de cinquième année. «On s'attend à encore mieux jouer en fin de semaine.» Le départ un peu lent s'explique par l'adaptation au «livre défensif» qu'ont dû faire les plus jeunes, croit Masseau.

Celui-ci sait bien qu'une grosse partie du travail de son groupe, samedi contre les Stingers de Concordia, sera de museler le quart-arrière Trenton Miller, le meilleur à sa position au Québec cette saison. La force de son bras et son intelligence sur le terrain sont connues, mais Miller est aussi un athlète très mobile, rappelle Masseau. «On n'en parle pas souvent, mais il court dans les situations importantes. Ça peut faire mal à une défensive sur un deuxième et long», constate-t-il.

Masseau vante aussi le travail de la ligne offensive des Stingers, qui retient bien la pression des adversaires, laissant le temps à son quart étoile de voir le jeu se dessiner devant lui.

Les receveurs Yanick Lessard et Daniel Skube ont été les principales cibles de Miller cette saison. Avec des moyennes par match de 91 et 86,5 verges gagnées par la passe, ils occupent respectivement les 8e et 13e rangs au Canada. Le meilleur du Rouge et Or à ce chapitre, Tyrone Pierre (78,3), se classe 17e.

Miller et ses receveurs ne sont pas les seules armes des Stingers à l'attaque. Masseau et son entraîneur Glen Constantin louangent le porteur de ballon Jean-Guy Rimpel, un peu oublié dans cette équipe qui mise surtout sur la passe.

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