Christopher Amoah manque à Maxime Boutin

Maxime Boutin a connu sa meilleure sortie de... (La Tribune, Maxime Picard)

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Maxime Boutin a connu sa meilleure sortie de la saison contre le Vert & Or, à Sherbrooke, avec des gains de 119 verges au sol.

La Tribune, Maxime Picard

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(Québec) L'absence de Christopher Amoah a fait mal au Rouge et Or dans la défaite à Montréal. Elle a même nui au jeu de Maxime Boutin, qui convoite pourtant le même poste de porteur de ballon partant.

Finissant de cinquième saison, Boutin bénéficie de plus de temps de jeu qu'Amoah, élément de deuxième année. Mais jusqu'à ce qu'Amoah subisse une entorse à la cheville contre Concordia, au cinquième match, ils composaient une double menace difficile à contrer au sol. Boutin en vitesse, Amoah en puissance.

«C'est vrai que Chris et moi, on se complète beaucoup. Lui court à l'intérieur et moi plus à l'extérieur. Mais je dois jouer en conséquence de toutes les situations», a reconnu Boutin, mercredi, après l'entraînement quotidien au stade de l'Université Laval.

Les Carabins ont accordé 137 verges par la course au Rouge et Or, mais seulement 48 aux demis offensifs. La part du lion est allée au quart-arrière Hugo Richard, souvent placé en situation d'urgence. Boutin a fini le match avec 44 verges de gains nets en neuf portées.

«C'est tout le temps difficile, ici», avait constaté l'entraîneur-chef Glen Constantin, après le revers au CEPSUM. «Ça prend des porteurs qui vont courir nord-sud et ce n'est pas nécessairement la force de Max. Mais au deuxième essai et une verge à faire, on ne peut pas aller à l'extérieur.»

«Ç'a été bien ordinaire. Il n'y avait rien de parfait, moi le premier», reconnaît d'emblée le numéro 1. «J'aurais voulu faire mieux, on aurait tous voulu faire mieux. Même qu'une fois, on a été pénalisé pour avoir retenu sur un jeu où j'aurais dû courir à l'intérieur», explique-t-il.

Avant la blessure à Amoah, le duo se partageait la tâche avec environ 50 % (56/105) des ballons à Boutin et 40 % (39/105) à Amoah. Depuis, Boutin a porté le précieux dans près de 90 % (26/30) des jeux du Rouge et Or dessinés pour un porteur de ballon. Il occupe les deux emplois.

La cheville d'Amoah prend du mieux, mais il n'a pas encore renfilé les épaulières. Le match contre Sherbrooke étant présenté dimanche, une journée de plus pourrait faire des miracles.

La meilleure défensive

Boutin a connu sa meilleure prestation de la saison à Sherbrooke, justement, un match de 119 verges. «Sur papier, le Vert & Or a la meilleure défensive», souligne-t-il. Sherbrooke n'accorde que 87,7 verges au sol en moyenne par rencontre, un sommet au sein des 27 équipes universitaires au Canada.

«Ils nous ont donné du fil à retordre lors de la première partie», poursuit Boutin. «Leur défensive est à maturité. Ils ont des athlètes avec de l'expérience et ça paraît.»

A contrario, le jeu au sol des Carabins a fait des flammèches aux dépens du Rouge et Or. Le porteur de ballon Sean Thomas-Erlington a été nommé meilleur joueur offensif de la dernière semaine au Canada grâce à ses 186 verges gagnées au sol et son touché de samedi. Aucun adversaire n'avait autant martyrisé la défensive lavalloise par la course depuis 2004. 

Ce qui pourrait inspirer le Vert & Or. Dont l'attaque terrestre a été assez active à son dernier match avec 30 courses pour 175 verges, contre McGill. Ce qui n'a laissé que 23 passes pour les quarts-arrières, 11 en 16 pour Jérémi Roch, quand même auteur de 216 verges et 3 passes de touché.

Un stade à Québec, une jungle à Montréal

Le Vert & Or n'a pas joué à Québec depuis sa défaite en demi-finale québécoise de 2013. Tous les joueurs de première et de deuxième années de Sherbrooke expérimenteront l'ambiance du stade de l'Université Laval pour la première fois, dimanche.

«Le PEPS amène des défis que tu ne retrouves pas ailleurs», reconnaît l'entraîneur-chef des prochains adversaires du Rouge et Or, David Lessard. «Quoique là, c'est plus bruyant que ça n'a jamais été à Montréal. Mais ce n'est pas pareil», soupèse-t-il. «Montréal [et le CEPSUM], c'est comme une jungle. Et Québec, c'est comme un... Je vais me faire taper sur les doigts, mais tu vas à Québec et tu as l'impression que c'est ce que ça devrait être, un stade de foot. À Montréal, les spectateurs sont tellement proches, on dirait que c'est un stade de soccer en Angleterre et que le monde est drette sur le côté.»

Le terrain de l'Université de Montréal n'est pas ceinturé par une piste d'athlétisme, au contraire de Québec et de Sherbrooke, ce qui place les gradins près du jeu. Autant le Vert & Or que le Rouge et Or ont perdu au domicile des Carabins, cette saison. Même chose pour tous les visiteurs à l'UL en 2015.

«Ce n'est pas la même ambiance, pas la même affaire. Mais le défi est le même : rester concentrer sur ce qu'on a à faire. On a prouvé qu'on a une équipe capable de gérer une ambiance hostile à Montréal, alors on pense être bien armés pour se présenter au PEPS et bien gérer l'événement qui entoure le match.»

Lessard estime cette année compter sur «une équipe relativement mature, qui comprend ses erreurs avant même de se les faire expliquer et ses bons coups avant de se faire féliciter. J'ose croire qu'on va avoir la maturité pour gérer tous les à-côtés qui n'ont pas vraiment d'impact sur le match», conclut celui qui oeuvre dans le circuit universitaire québécois depuis 2005. 

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