Brèche au sol pour le Rouge et Or

Les footballeurs de l'Université Laval ont accordé 220 verges... (- Photo fournie par les Carabins)

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Les footballeurs de l'Université Laval ont accordé 220 verges de gains nets par la course à leurs rivaux des Carabins. C'est la pire performance du Rouge et Or à ce chapitre en près de 11 ans!

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(Montréal) Si la muraille défensive du Rouge et Or avait laissé paraître certaines fissures sur le jeu de passes depuis le début de la saison, c'est au sol que les Carabins ont ouvert une brèche béante, samedi.

Dans la défaite de 22-16 à l'Université de Montréal, leur première en six matchs, les footballeurs de l'Université Laval ont accordé 220 verges de gains nets par la course. C'est la pire performance du Rouge et Or à ce chapitre en près de 11 ans! Aussi bien dire une sévère meurtrissure au sein d'une unité qui se targue année après année d'être quasi impénétrable par voie terrestre, statistiques à l'appui.

«Quand tu cours, c'est parce que tu penses avoir du succès!» s'est exclamé l'entraîneur-chef Danny Maciocia, après avoir vu son plan de match offensif porter ses fruits. Récolte plus abondante qu'attendue, a néanmoins avoué le pilote des Carabins, insistant sur le fait que son attaque se devait d'être plus équilibrée.

Jamais le Rouge et Or n'avait accordé autant de verges au sol depuis la finale québécoise du 12 novembre 2004 remportée 30-12 contre... Montréal. Ce samedi-là, aussi au CEPSUM, les Carabins de l'entraîneur Jacques Dussault avaient empilé 226 verges au sol, dont 209 de la part du porteur de ballon Joseph Mroué.

Avec ses 182 verges cumulées sur 16 courses, samedi, Sean Thomas-Erlington s'avère le premier à courir avec autant de succès contre le club de l'UL depuis son prédécesseur Mroué. Le numéro un des Carabins se disait doublement satisfait d'avoir réussi son premier touché en trois ans face aux éternels rivaux de Québec.

Au cours des cinq premiers matchs de la campagne, la défensive du Rouge et Or accordait 90,6 verges de course par match en moyenne, tandis que l'attaque terrestre des Carabins en grappillait tout juste 115,6.

McMaster (189 verges), lors du match de la Coupe Vanier de 2011, et Montréal (184), durant la saison régulière la même année, avaient quand même percé le mur lavallois il n'y a pas si longtemps. Saint Mary's avait cumulé 201 verges à la Coupe Uteck de 2007 et Montréal une de plus, 202, lors d'une rencontre de saison de 2006.

En 2002, mené par le petit et non moins spectaculaire Jean-Michel Paquette (209 verges), Concordia avait engrangé 263 verges de gains au sol durant un froid après-midi d'automne au PEPS.

Record menacé

Le jeu au sol n'est pas l'apanage des Carabins, cette année. Samedi, à London, dans une écrasante victoire de 63-19 contre les Gee-Gees d'Ottawa (2-5), les Mustangs de l'Université Western Ontario (7-0) ont entassé un monstrueux total de 538 verges et neuf touchés par la course. Vrai qu'Ottawa est loin d'être une puissance défensive et allouait déjà plus de 200 verges au sol par rencontre.

Avec 448 points et un match régulier à jouer, Western menace maintenant le record canadien de 481 points en une saison enregistré par le Rouge et Or en 2003.

Dans le camp des vaincus

La plupart du temps, Benoît Gagnon-Brousseau sortait vainqueur du terrain du CEPSUM. Mais pour la deuxième fois en deux saisons universitaires, l'ancien des Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal, qui y jouent leurs matchs, a dû s'avouer vaincu dans le camp du Rouge et Or. «On n'est pas vraiment sortis comme on voulait en première demie, on a eu de la misère à prendre notre rythme», a reconnu le receveur le plus productif chez les perdants, samedi, avec sept attrapés pour 78 verges. «On est revenus forts en deuxième demie, mais dans les matchs comme ça, contre des grosses équipes comme ça, ce n'est pas suffisant», a-t-il analysé, après avoir renoué avec son ex-coéquipier et ami Hugo Henderson. Le quart-arrière substitut des Carabins et Gagnon-Brousseau faisaient la pluie et le beau temps dans les rangs collégiaux. À noter qu'après avoir fracassé un record québécois vieux de 35 ans avec 311 verges en 11 réceptions au match précédent, le receveur éloigné du Rouge et Or, Tyrone Pierre, a été limité à 41 verges sur quatre attrapés, samedi.

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