Rouge et Or: donnez-nous une seconde de plus

Edward Godin (ici durant un match contre Calgary... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Edward Godin (ici durant un match contre Calgary en 2014) et la défensive du Rouge et Or entendent mettre plus de pression sur le quart des Carabins Gabriel Cousineau.

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(Québec) Une seconde de plus. C'est tout ce que la défensive du Rouge et Or demande pour mettre le grappin sur Gabriel Cousineau.

Pour transformer les prouesses du quart-arrière des Carabins en passes incomplètes et même en sacs. «On est toujours vraiment proche», affirme l'ailier défensif de l'Université Laval Edward Godin, auteur cette saison de cinq plaqués pour des pertes.

«Une seconde de plus de couverture serrée, ça crée un monde. Ça crée plein d'ouvertures, plein de jeux dans le champ arrière», explique celui dont l'unité domine le Québec avec 15 sacs du quart adverse. L'autre ailier défensif du Rouge et Or, le fameux Mathieu Betts, en compte sept et le plaqueur Marc-Antoine Ouellet, trois et demi. Ce sont deux recrues.

Même s'il avait encaissé trois sacs du Rouge et Or dans la rencontre d'ouverture du 5 septembre, Cousineau a passé pour 322 verges ce jour-là. Un sommet cette saison pour celui qui mène la conférence avec une moyenne de 280 verges aériennes par match. Ses gains par la passe baissent cependant à chaque rencontre depuis.

«Il est très précis et difficile à agripper», reconnaît Godin, à propos du pivot de cinquième et dernière année de l'Université de Montréal. «Il est capable de sortir de sa pochette protectrice et faire une belle passe.» Son coéquipier secondeur Shayne Gauthier ajoute que «s'il n'a pas de pression, Cousineau est bon pour gagner du temps et courir au bon moment».

Encore cet automne, le quart des Carabins se montre très solide avec un taux de complétion avec 68,3%. Il affiche une faiblesse avec autant de passes de touché que d'interceptions, six.

Plus robuste

Pas de doute, l'attaque des Carabins a changé d'identité depuis les grosses années de Rotrand Sené. Leur salut offensif passe désormais par les voies aériennes, même si le ratio passe-course devrait plus s'équilibrer dans le dernier droit. Le froid, on annonce 6 °C avec de la pluie samedi, favorise davantage le jeu au sol.

«Il faut leur enlever la première lecture pour donner le temps à notre ligne défensive de se rendre à lui», insiste Gauthier. Montréal a accordé 11 sacs jusqu'ici contre 4 pour Laval.

La défensive du Rouge et Or se promet d'être plus robuste avec les Carabins qu'au premier rendez-vous. Entre autres dans les moments anodins où le ballon est loin, souligne Godin. «On a reçu des petits coups de cochon par ci, par là, même quand la course était loin. Il faut toujours être physique», laisse tomber le 45.

La troupe montréalaise s'avère encore cette année la plus punie au Québec avec 127 verges de recul en moyenne par partie, ce qui la place quatrième au Canada. Les protégés de l'entraîneur Maciocia s'étaient par contre montrés disciplinés lors de leur visite au PEPS avec seulement 64 verges de pénalités écopées au cours de la rencontre.

L'ambiance sera électrique au stade de l'Université de Montréal et Maciocia souhaite voir ses hommes en profiter, mais sans déroger du plan. «Il y aura un environnement hostile ici [pour le Rouge et Or], il va y avoir toute une ambiance. Les partisans sont quasiment sur le terrain avec nous. C'est un avantage, mais il faut gérer tout ça», prévient le patron des Bleus.

Lévesque : «Je ne les entends pas»

Le botteur Dominic Lévesque n'aura pas la tâche facile. Au froid, à la pluie et au vent qui l'attendent samedi après-midi s'ajoute la clameur des spectateurs. «Le bruit ne me dérange pas. Je ne les entends pas», assure la recrue du Rouge et Or. Il n'a toutefois jamais expérimenté un CEPSUM plein. «J'ai joué là au collégial, mais il n'y avait pas de spectateurs de l'autre bord du terrain, côté montagne. La foule était derrière moi et quand j'embarquais, je ne la voyais pas», explique-t-il, sachant que l'histoire sera tout autre face aux Carabins. Lévesque se dit plus détendu qu'en début de saison, plus concentré sur sa tâche de botteur.

Hugo Richard... (Photothèque Le Soleil) - image 3.0

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Hugo Richard

Photothèque Le Soleil

Richard veut «plus de points sur le tableau»

Hugo Richard reprend les rênes de l'attaque du Rouge et Or. Le quart-arrière de deuxième année effectuera son premier départ depuis sa commotion cérébrale du 12 septembre. «Tout va sur des roulettes. Je suis prêt», a-t-il assuré, vendredi, à sa sortie de l'entraînement de veille d'affrontement. Le 4 a joué un peu plus que le quatrième quart du dernier match, mais un retour en bonne et due forme contre les Carabins s'avère un solide défi. «C'était nécessaire que je puisse retourner en situation de match avant Montréal», admet-il. Richard veut «mettre un peu plus de points sur le tableau» qu'au précédent duel contre les champions canadiens, victoire de 12-9 où le Rouge et Or avait compilé 396 verges d'attaque et les Carabins 415. Chaque camp n'a inscrit qu'un touché au cours des trois derniers face-à-face entre ces deux puissances défensives. «On doit être plus opportunistes, être capables de créer des gros jeux quand on en a besoin», résume le pivot. Et le bruit de la foule? Le froid et la pluie? «Cette année, notre devise à l'attaque est "aucune excuse"», affirme celui qui a travaillé un compte silencieux avec son unité.

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