Félix Lechasseur dans l'ombre de la victoire

Félix Lechasseur voit moins de ballons lancés dans... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Félix Lechasseur voit moins de ballons lancés dans sa direction que l'an dernier. Mais le receveur de passes du Rouge et Or ne s'en fait pas avec ça : «Du moment que l'équipe gagne et que l'offensive avance, il n'y a rien d'autre qui m'importe. Je prends la place qu'on me donne.»

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) À pareille date l'an passé, Félix Lechasseur avait capté trois fois plus de passes et gagné quatre fois plus de verges, en plus de compter déjà deux touchés. Mais les ballons lancés en direction du grand receveur du Rouge et Or se font beaucoup plus rares, cette saison.

Le match de dimanche contre les Stingers de Concordia sera-t-il l'occasion pour le 18 de retrouver la lumière? «Du moment que l'équipe gagne et que l'offensive avance, il n'y a rien d'autre qui m'importe», assure Lechasseur, sans faux-semblant.

«Je prends la place qu'on me donne», poursuit-il.«Je ne prends pas plus de place qu'il le faut, ni moins. Ça dépend de ce que la défensive adverse nous donne. Si la première lecture [du jeu] marche, tant mieux. Sinon, on va à la deuxième et à la troisième. Ça va bien, alors je ne vois pas pourquoi on changerait.»

Lechasseur n'est quand même pas habitué à évoluer dans l'ombre. À ses deux premières campagnes à l'Université Laval, il a été l'auteur du deuxième plus grand nombre d'attrapés dans l'équipe durant le calendrier régulier. L'an dernier, 24 passes captées pour 312 verges et quatre majeurs; en 2013, 18 ballons saisis pour 262 verges et deux touchés.

On n'a que quatre des huit matchs réguliers de joués, mais ses statistiques actuelles de cinq attrapés pour 41 verges et aucun touché n'annoncent pas de record.

La dernière visite des Stingers au PEPS, l'automne dernier, pourrait l'inspirer. De ses 95 verges cumulées cet après-midi-là, 55 venaient d'un seul coup d'éclat qui l'avait mené dans la zone des buts. Une victoire de 74-18 où il avait inscrit le dernier des neuf touchés des siens.

En ce moment, il roule à tout juste une passe captée par match. «Justin [Ethier, coordonnateur offensif] aime attaquer toutes les zones. Mais il faut que je sois là quand on va me le demander. Le jour où ce sera à moi qu'on lance le ballon, je vais être là», affirme celui qui dit suivre le leadership de son homonyme et collègue receveur Félix Faubert-Lussier.

Alerte aux surprises

Quant à l'affrontement contre les Stingers, Lechasseur insiste pour dire que rien n'est laissé au hasard chez le Rouge et Or. «Notre préparation est la même quand on affronte Montréal, les Maritimes ou Concordia. Tout le monde a une chance, il faut prendre tout le monde sur le même pied.»

Il en a pour preuve le football universitaire américain, dont il est amateur. «J'ai l'application [de la NCAA] sur mon téléphone et l'alerte aux victoires-surprises [upsets] part deux, trois fois par fin de semaine. Des équipes classées du top 10 qui se font battre par Northwestern Michigan, ça arrive.

«Et c'est la beauté du football! Alors que ce soit Concordia, les Martimes, Montréal ou les Dolphins de Miami, nous, on s'attelle à la tâche et on prend ça au sérieux chaque semaine», conclut-il.

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Kevin Mcgee

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Kevin Mcgee, enfin!

Après sept semaines d'attente, Kevin Mcgee endossera enfin l'uniforme de match du Rouge et Or, cet après-midi. «Il y a de la rage en dedans et j'ai hâte de mettre ça sur le terrain. Ça va vraiment faire du bien», s'est réjoui le demi défensif recrue, samedi, à la veille de la visite des Stingers de Concordia.

Des problèmes d'admissibilité scolaire empêchaient le produit du Collège Champlain de Lennoxville de s'aligner dans les rangs universitaires. Le tout est maintenant réglé. «J'ai toujours eu confiance que ç'allait s'arranger, je n'ai jamais eu de doute que j'allais jouer cette année. Mais après le deuxième match, je commençais à trouver ça long. J'étais là avec l'équipe, mais c'était dur sur le mental», admet l'étudiant en géographie de 5'9''.

Étoilé à ses deux dernières saisons dans les rangs collégiaux, Mcgee avoue avoir dû s'adapter aux rigueurs d'un système de jeu universitaire. «Au début, je suis arrivé confiant, tout allait bien. Mais pendant le camp d'entraînement, je faisais tout le temps quelque chose de pas correct. Je me suis mis à douter un peu, je trouvais ça dur. Avant, je jouais plus à l'instinct avec deux ou trois couvertures, alors qu'ici, on s'adapte chaque semaine selon l'adversaire.»

Il s'alignera comme demi défensif réserviste du côté fort et pourrait, à compter de l'an prochain, prendre la relève du finissant Jean-Philippe Bolduc comme maraudeur. On le verra d'abord au sein des unités spéciales. «J'espère que c'est nous qui allons recevoir le premier botté d'envoi, parce que j'ai vraiment hâte de descendre...» laisse-t-il tomber, sourire en coin.

Le demi de coin partant Marc-Olivier Simard s'étant fait opérer pour une fracture de la tête du coude vendredi, le vétéran Vincent Chabot reprend son poste au bout de la tertiaire. Remis d'une blessure, le bloqueur Jason-Lauzon Séguin fait de même.

Sherbrooke bat Montréal 17-12

Le Vert & Or (3-2) a vaincu les Carabins (3-2) dans un match défensif en misant sur... le jeu au sol! Jérémi Roch n'a pas offert sa meilleure prestation, samedi, à Sherbrooke. Mais malgré quatre interceptions et seulement 145 verges de gains par la passe, le quart-arrière du Vert & Or a célébré une victoire de 17-12 contre Montréal, en plus d'établir deux records canadiens. Roch a réussi 16 de ses 35 passes (46 %). Il devient l'auteur du plus de passes complétées (817) en carrière dans le football universitaire canadien et du plus de passes tentées (1384). Manquent 64 verges pour établir une nouvelle marque pour les gains aériens, qui est de 10 811.

Si les Carabins ont passé pour 230 verges, ils n'ont pas couru pour plus de 50. C'est là que le Vert & Or a eu le dessus, avec 128 verges par la course. Trois ballons échappés sans conséquences fâcheuses ont aussi joué en sa faveur. Dans l'autre duel québécois, les Redmen de McGill (3-2) ont pulvérisé les Gaiters de Bishop's (1-4) 53-11. Le quart vainqueur Nicolas English a été brillant avec 24 passes complétées en 30 (80 %) pour 321 verges, trois touchés et une interception.

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