Rouge et Or c. Stingers : un adversaire qui progresse

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(Québec) Après un rude début de saison contre Montréal et Sherbrooke, le Rouge et Or se frotte à un adversaire reconnu inférieur pour une troisième semaine d'affilée, demain après-midi au stade TELUS du PEPS. Reste que les Stingers de Concordia montrent de belles choses, particulièrement en attaque, et les prendre à la légère s'avérerait une grossière erreur, insiste l'entraîneur-chef du Rouge, Glen Constantin.

«On avait besoin de ce match»

Si les Stingers ont tiré du bon du revers crève-coeur contre Mont­réal, c'est de pouvoir y croire. «On avait besoin de ce match. Ça fait longtemps que Concordia n'avait pas offert une telle opposition contre une équipe comme Mont­réal ou même Laval. Les gars en avaient besoin pour commencer à croire en eux», explique l'entraîneur-­chef Mickey Donovan.

Apprentissage crucial. Ça et «quand le ballon bondit au sol, sautez dessus!» s'esclaffe Donovan, d'un rire jaune comme la deuxième couleur de leur uniforme. Au début du quatrième quart, un dégagement des Carabins a été récupéré par le botteur à deux verges de la zone des buts des Stingers. Le retourneur n'a jamais tenté de saisir le ballon. Touché sur le jeu suivant. Puis botté d'envoi (encore) échappé et retouché.

«Si tu enlèves ces 14 points en 1min 44 et que tu regardes les verges gagnées [405-329], les premiers jeux [32-27], les verges par la passe [334-245], on a eu des meilleurs chiffres! Je ne cherche pas d'excuses, mais je reste impressionné à quel point ce match aurait pu être à nous si on avait sécurisé le ballon», constate Donovan.

Peu d'expérience

Sur 48 joueurs, les Stingers alignaient 22 recrues et 10 joueurs de deuxième année. Plus quatre transferts universitaires, dont le quart-arrière Trenton Miller. L'inexpérience produit des revirements. Ils ont déjà perdu 12 ballons en quatre matchs, le double du Rouge et Or.

Concordia provoque par contre sa part de revirements, 12 aussi, contre 4 pour Laval. Les Piqueurs comptent sur le secondeur de quatrième année Mikaël Charland, auteur de trois interceptions jusqu'ici (dans le même match). Charland arrive également deuxième au Québec avec 27 plaqués. Il forme un duo de choc avec Mickaël Côté, secondeur affichant 26 plaqués.

L'autre frère Donovan, Patrick, est coordonnateur défensif et malgré 117 points accordés, pire rendement des six clubs québécois, l'unité de défense de Concordia n'est pas à dédaigner.

Se reposer la tête en paix

Déjà le cinquième de huit matchs réguliers, celui avant la semaine de congé. Le pilote du club de l'Université Laval s'affirme «satisfait du rendement et de la progression de l'équipe jusqu'à présent». Et il espère en voir encore un peu plus afin de partir en relâche sans inquiétude.

À l'approche de la visite des Stingers au PEPS, on parle beaucoup de l'attaque. D'abord celle du Rouge et Or qui, sans son quart numéro un Hugo Richard, a inscrit pas moins de 83 points au cours des deux derniers matchs. Marc-Antoine Langevin sera encore le pivot partant, mais Richard devrait pouvoir servir d'auxiliaire.

Puis il y a l'offensive de Concordia. Une machine à lancer des ballons, phase du jeu où le Rouge et Or se montrait vulnérable en début de calendrier. On verra si la brèche est bel et bien colmatée.

Sans couvrir la passe de façon spécifique, l'ailier défensif Matthieu Betts, meneur de la conférence avec cinq sacs (2e au Canada), et le secondeur Shayne Gauthier, troisième au Québec grâce à 26plaqués, seront aux premières loges pour enrayer le jeu aérien anglo-montréalais.

Éviter les pénalités

Les unités spéciales joueront aussi un rôle-clé. Les retourneurs de Concordia voudront faire oublier les bourdes de la semaine passée, pendant que botteurs et retourneurs de Laval semblent encore faire cette année une spécialité de gagner la bataille du positionnement de terrain.

Enfin, attention aux pénalités! L'indiscipline des Carabins, que Constantin évaluait comme de la frustration, a bien failli leur jouer un mauvais tour face aux Stingers. Montréal a écopé 210 verges, presque deux terrains complets, dont 7 pénalités de 15 verges chacune pour rudesse excessive souvent en défensive.

Privilégiant la vitesse à la force brute, Concordia est d'ailleurs l'équipe québécoise dont les rivaux ont été les plus pénalisés, 150 verges par match. Le Rouge et Or se montre de son côté de la formation la plus sage avec 77 verges de recul en moyenne.

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