Montréal 9/Laval 12: Dominic Lévesque tranche du pied

Les locaux l'ont emporté 12 à 9 sur... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les locaux l'ont emporté 12 à 9 sur les Carabins.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Les nouvelles saisons font briller de nouvelles étoiles, les Lévesque, Betts et Normandin. Mais les mêmes grandes équipes donnent les mêmes grands matchs. Rouge et Or et Carabins se sont encore livré un match suspense à bas pointage, samedi soir, cette fois gagné 12-9 par les gars de Québec.

Même pointage que lors de la fameuse finale québécoise de novembre dernier, mais inversé. Et pas de prolongation. Le botteur recrue Dominic Lévesque a fait bondir les 14419 spectateurs dans l'enceinte du stade de l'Université Laval en réussissant le placement victorieux de 39 verges sur le dernier jeu de la rencontre.

«Ça fait du bien. Ça fait vraiment du bien au moral et pour l'équipe», a soufflé le héros du jour, après la victoire. «J'étais dans mon monde. Je pensais à ma technique et quand c'est arrivé, j'y suis juste allé, pis je me suis dis : "Let's go, c'est le temps"», a raconté Lévesque.

Le temps d'oublier cette contre-performance du Bol d'or collégial de première division, en novembre dernier, où il avait raté quatre placements avant de voir son équipe s'incliner en prolongation. Ajoutez que samedi, le nouveau numéro 25 du Rouge et Or venait de voir son vis-à-vis, le botteur de précision des Carabins, Louis-Philippe Simoneau, louper deux placements de 27 et 35 verges au quatrième quart.

Pourtant, on jure dans le camp du Rouge et Or qu'il n'a jamais été question de se contenter d'un simple sur un dégagement qui défonce la zone des buts, ce qui aurait quand même mené à une victoire de 10-9.

«On a confiance en ce gars-là», a attesté l'entraîneur-chef Glen Constantin. «Même s'il a eu des difficultés dans le passé, nous, on a dit : "C'est notre gars." Pas question d'essayer autre chose qu'un placement. Il avait besoin de faire un botté comme celui-là. C'est un bon début pour sa carrière universitaire», s'est réjoui le pilote.

Une telle dose de confiance, toute l'équipe en avait besoin après la défaite de l'an dernier à la Coupe Dunsmore (12-9) et la varlope contre UBC (41-16) en match préparatoire, la semaine passée.

«Moi, je ne doutais pas, assure Constantin. Je savais que la semaine passée, ce n'était pas notre meilleure performance. Je suis content de la façon dont on a abordé ce match-ci. C'est un autre chapitre de [la rivalité] Laval-Montréal», résume celui qui alignait neuf recrues parmi ses 48 joueurs. Chez les Carabins, c'était huit joueurs de première année. «Ils n'avaient aucune idée c'est quoi la rivalité, mais ils vont comprendre assez vite», promet Constantin.

Touché acrobatique

Le seul touché de la rencontre, premier majeur pour Laval dans ses trois plus récents affrontements contre Montréal, est survenu sur une spectaculaire course d'une verge de Hugo Richard. Le quart-arrière a effectué un salto avant d'atterrir dans la zone des buts.

Au troisième quart, Richard s'est fait intercepter à 17 verges de la zone des buts adverses. Un jeu de passe et course de 70 verges pour un touché de Tyrone Pierre a aussi été ramené au début du quatrième quart à cause d'un bloc illégal.

Le secondeur des Carabins Frédéric Chagnon, auteur entre autres de l'interception et d'un sac, n'a pas fini le match, blessé. Du côté du Rouge et Or, le secondeur recrue Cédric Lussier-Roy a aussi été blessé.

C'est dire l'importance d'un tel duel, plusieurs anciens qui évoluent maintenant chez les professionnels dans la LCF étaient sur les lignes de côté, dont Boris Bede et Pascal Lochard pour Québec, Byron Archambault, Antoine Pruneau et David Ménard pour Montréal.

Live Blog Rouge et Or: le premier duel de la saison en direct

Rendez-vous le 17 octobre

Les deux puissances se donnent rendez-vous dans six semaines au CEPSUM de l'Université de Montréal, pour le match retour du 17 octobre. Match qui, selon toute logique, devrait décider de l'endroit où se tiendra la finale québécoise, le match de la Coupe Dunsmore, le 14 novembre. Si les Carabins gagnaient chez eux en saison régulière, comme l'an passé, le bris d'égalité s'effectuerait au différentiel de point. Qui n'est pour l'instant que de + 3 en faveur de Laval. «On a eu la rencontre et le résultat qu'on voulait avoir. Maintenant, pour le match retour à Montréal, ça va se jouer sur laquelle des deux équipes aura le plus progressé d'ici là», a indiqué Glen Constantin, patron du Rouge et Or. Son vis-à-vis Danny Maciocia a pour sa part refusé de se mouiller, surtout après une défaite. «Là, on parle de deux mois? On a bien des matchs à jouer encore», a rétorqué le boss des Bleus.

Attaques quasi nez à nez

Heureuses à faire avancer le ballon, les deux attaques ont eu plus de misère à changer les verges gagnées sur le terrain en points marqués au tableau. Et au final, les deux ont ramené des statistiques très similaires. Montréal a avancé pour 415 verges nettes au total, Laval 396. Le quart-arrière Hugo Richard (photo) a complété 22 de ses 34 passes (65 %) pour 301 verges et une interception, contre 28 en 38 (74 %) pour 322verges pour Gabriel Cousineau. La vedette offensive des perdants a été le receveur recrue Louis-Mathieu Normandin avec 11 attrapés en 169verges, tandis que Félix Faubert-Lussier a été la cible favorite de Richard avec sept ballons captés pour 89 verges. Au sol, Maxime Boutin a fait progresser le Rouge et Or sur 74 verges en 18 courses et Sean Thomas-Erlington a cumulé 70 verges en 12 portées au profit des Carabins. Notons qu'en défensive, le secondeur de Laval Shayne Gauthier a enregistré 10 plaqués.

La recrue Mathieu Betts (no 9) a été... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 4.0

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La recrue Mathieu Betts (no 9) a été la bougie d'allumage en défense pour le Rouge et Or, infligeant 1,5 sac du quart à Gabriel Cousineau et réussissant trois plaqués.

Le Soleil, Erick Labbé

La défensive s'est levée

Pendant que l'attaque du Rouge et Or réussissait son premier touché contre les Carabins en trois duels, la défensive s'est montrée intraitable, n'accordant aucun majeur à la troupe de Danny Maciocia.

L'unité défensive du Rouge et Or s'est levée samedi soir dans les moments les plus importants, si bien que les Carabins n'ont jamais réussi à compléter leurs poussées offensives. Malgré 415 verges de gains, l'attaque montréalaise n'a jamais atteint la zone payante. Pour couronner le tout, le botteur de précision des Bleus, Louis-Philippe Simoneau, a raté des placements de 27 et 35 verges, laissant le match à la portée des Lavallois.

La recrue Mathieu Betts a été la bougie d'allumage en défense pour le Rouge et Or, infligeant 1,5 sac du quart à Gabriel Cousineau et réussissant trois plaqués. «C'est sûr qu'on leur a pas accordé de touché, alors c'est nécessairement un succès pour nous», a déclaré celui qui a été le joueur défensif par excellence ces deux dernières années en division 1 au collégial.

Betts a connu toute une séquence au troisième quart, réveillant la foule du stade Telus-Université Laval. Énergique, le joueur de ligne a percé la muraille des Carabins pour aller bloquer une passe, venant bien près de s'échapper avec le précieux sésame. Il partageait un sac avec Marc-Antoine Ouellet, une autre recrue, quelques secondes plus tard. N'eût été une pénalité, il en aurait ajouté un autre dans la même minute.

«Je suis quand même fier de la performance de la ligne défensive. On a un très bon groupe.

[...] On est un groupe jeune et on essaie de mettre de la pression le plus possible», a ajouté Betts.

Le produit des Spartiates du Vieux-Montréal avait hâte de commencer sa carrière en football universitaire. Et de toute évidence, le gaillard de 6' 3'' et de 250 livres s'est éclaté. «Il y avait des papillons au début et après je suis devenu plus sérieux quand ça a commencé. Vers la fin, c'était un peu plus lousse, et je m'amusais plus. C'était vraiment le fun!»

Mais comme l'enseigne l'école du Rouge et Or, rien n'est parfait et beaucoup de travail attend l'équipe avant son match contre le Vert & Or la semaine prochaine, prévient Betts.

«Le premier jeu à la ligne de un, on leur a laissé compléter une longue passe [de 43 verges]. C'est inacceptable. Il y a beaucoup de choses à polir, ça va être fait, puis on tourne la page à partir de maintenant et on se concentre sur la semaine prochaine pour le match à Sherbrooke.»

Glen Constantin avait aussi de bons mots pour la recrue la plus attendue des partisans du Rouge et Or après la rencontre. «Mathieu Betts, c'est un game changer. Il s'habitue au rythme des trois essais. Ça va vite avec les unités spéciales, mais plus le match avançait, plus il était dominant.»

L'attaque indisciplinée

L'offensive s'est aussi bien comportée, de l'avis du quart-arrière Hugo Richard. Mais les pénalités ont fait mal au Rouge et Or. Plusieurs longs jeux ont été rappelés par les officiels, dont un touché de 70 verges sur une passe de Richard à Tyrone Pierre.

«Ça a super bien été en général. On a été capable de bouger le ballon. On a fait des gros jeux, mais y'a des pénalités qui ont été appelées. On a quand même connu un gros match», a commenté le quart-arrière.

«C'est un peu d'indiscipline, mais c'est surtout de pas être trop conscient de ce qui se passe autour de toi. Des fois, c'est juste de se dire : "On a déjà gagné 30 verges, laisse ton gars aller, pis ça va être beau."»

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