Glen Constantin: «Les rôles ont changé»

Un seul touché a été marqué lors des... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Un seul touché a été marqué lors des deux derniers matchs entre le Rouge et Or et les Carabins. À la suite du départ de gros noms en défensive de part et d'autre, l'entraîneur-chef Glen Constantin s'attend à un duel plus offensif demain.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) «Oui, les rôles ont changé», admet Glen Constantin. «Jusqu'à preuve du contraire, les Carabins sont champions en titre. Mais on n'a aucun complexe à les affronter.»

Le doute se serait immiscé dans les rangs du Rouge et Or, suppute-t-on. Confiance meurtrie. Et si c'était juste que la défaite redevenait envisageable? Tout simplement. Issue à nouveau possible d'un match de football au stade de l'Université Laval, surtout contre les ennemis jurés de Montréal, visiteurs demain soir pour l'ouverture de saison.

«On n'est pas habitués, mais ce n'est pas inquiétant», a affirmé le grand manitou et entraîneur-chef du club, jeudi, durant son traditionnel dîner du jeudi avec les journalistes.

«Il faut comprendre que ce qui s'est passé ici [depuis 12 ans] est exceptionnel et hors de l'ordinaire. Une telle séquence de victoires, on ne reverra peut-être plus jamais ça. On va revenir à la normale et ça peut juste être sain pour le réseau.»

Pour Constantin et son personnel d'entraîneurs, l'éventualité d'une défaite a toujours été présente. Même au cours des 70 victoires consécutives à domicile, des 11 championnats de conférence de suite et des 7 conquêtes de la Coupe Vanier en 11 ans.

Mais le revers de 12-9 en prolongation survenu le 15 novembre dernier a mis un frein à tous ces records. Pas de trophée à polir l'hiver dernier dans les bureaux du football du PEPS, une première fois depuis 2002.

La confiance de l'adversaire risque-t-elle d'être encore plus grande? Le Rouge et Or s'est incliné face aux Carabins lors des deux derniers affrontements, en plus de s'effondrer en match préparatoire contre UBC, samedi dernier.

«Montréal est tout le temps venu ici en croyant qu'ils pouvaient gagner», fait valoir le coach. Même en 2002 [première saison des Carabins], ils y croyaient! Et l'an dernier, ils l'ont fait. Ils sont fiers, ont toujours été confiants en leurs moyens et je ne vois pas comment ce serait autrement cette fois.»

PLUS DE POINTS

Constantin s'attend à une rencontre plus offensive que ce à quoi les deux équipes nous avaient habitués. Un seul touché a été marqué lors des deux derniers duels, gagnés 13-9 et 12-9 par Montréal.

De part et d'autre, au moins quatre gros morceaux défensifs n'y sont plus: Jean-Alexandre Bernier, Vincent Desloges, Brandon Tennant et Michaël Langlois pour Laval; Byron Archambault, Mathieu Girard, Jean-Sébastien Blanc et Anthony Coady pour Montréal.

«Ce sera deux défensives jeunes contre des attaques aguerries», analyse Constantin. «Les forces et faiblesses ont changé de place des deux côtés, mais au total, ça semble s'équilibrer.»

À la lumière des ratés de son attaque à la fin de 2014 face aux Bleus, qui seront en blanc demain, le patron des Rouges, qui porteront sans doute le noir, dit avoir retourné la question dans tous les sens avec ses acolytes, durant l'entre-saison. «Je ne prédis pas un festival offensif, mais il va se marquer plus de points. On s'attend à marquer des points contre Montréal», atteste ce spécialiste de la défensive. Et à en donner aussi, semble-t-il.

Revanche, reprise, appelez ça comme vous voulez. Constantin espère surtout que ses joueurs garderont leurs énergies positives pour le match et le jeu. «Parce qu'il n'y aura pas de meilleure place qu'ici pour jouer au football samedi soir», conclut-il. Plus de 10 000 partisans l'ont compris en achetant leur billet d'avance.

Relax ou pas?

La rumeur court à travers le football universitaire canadien que le Rouge et Or «aurait pris ça relax» contre UBC, la semaine passée, en présaison. «Je l'ai encore entendu ce matin», a lancé Glen Constantin, jeudi midi, assurant néanmoins que ce n'était pas le cas. N'empêche qu'une défaite de 41-16 contre une équipe dont la dernière saison gagnante remonte à 2011 laisse bien des gens songeurs. Mais pas Danny Maciocia.

«Je n'ai pas regardé le match parce qu'il n'y a pas de vidéo pour les matchs hors concours. Alors je ne connais absolument rien de ce match à part ce que tout le monde rapporte», a indiqué l'entraîneur-chef des Carabins, plus tôt cette semaine. Et ne comptez pas sur lui pour considérer ce résultat dans sa préparation. «Je ne pense pas qu'on puisse se le permettre. On se base sur ce qu'on a vu et ce qu'on peut anticiper», tranche Maciocia. 

De Rugby Canada au SIC

Le nouveau président-directeur général du Sport interuniversitaire canadien (SIC) s'appelle Graham Brown. Il arrive de 13 années à Rugby Canada, les 12 dernières comme grand patron. Il avait aussi dirigé l'Association du hockey mineur de l'Ontario. La direction du SIC est en mutation. Le conseil d'administration compte dorénavant quatre recteurs, un par région. Celui de Lethbridge préside, celui de Bishop's représente le Québec.

«Brown a été le choix unanime du comité de sélection», révèle Christian Gagnon, directeur du Service des activités sportives de l'Université Laval et membre de ce comité lors des entrevues tenues en juillet. Il croit Brown sensible aux spécificités québécoises, même si l'Ontarien de 45 ans ne parle pas français. Son contrat l'oblige à l'apprendre durant son mandat. Brown remplace le Québécois Pierre Lafontaine, viré en janvier après même pas deux ans en poste. 

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