Hugo Richard pas inquiété une seconde par la déconfiture

Hugo Richard n'a mis qu'une journée pour se... (LE SOLEIL, Jean-Marie Villeneuve)

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Hugo Richard n'a mis qu'une journée pour se remettre de la dégelée de samedi dernier. Toute son attention est maintenant sur les Carabins de l'Université de Montréal.

LE SOLEIL, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Hugo Richard ne s'en fait pas. La contre-performance du Rouge et Or, samedi au PEPS, n'était qu'«un faux pas», a-t-il assuré mercredi, après l'entraînement des siens.

«Je ne suis pas inquiété une seconde», a lancé le quart-arrière partant de l'Université Laval. Richard dit avoir mis une journée avant de se remettre de la défaite de 41-16 encaissée samedi contre l'Université de la Colombie-Britannique, en match présaison. «Ç'a pris dimanche. Après, je suis passé à autre chose.»

Il a toutefois fallu qu'il y revienne pendant quelques minutes, mercredi, lorsque les journalistes lui ont demandé pourquoi la machine rouge et or avait ainsi déraillé. «On ne s'est pas présenté. On n'était pas prêts à s'investir à 100 % dans le match. On a peut-être fait preuve de complaisance envers notre adversaire. Et on a payé le prix», a énuméré Richard, qui a terminé la rencontre avec 15 passes complétées sur 27 pour 159 verges de gains.

Comme ses entraîneurs la veille, il s'est réjoui mercredi de l'attitude de ses coéquipiers depuis ce temps. Ils ont démontré une belle énergie lors des deux derniers entraînements. La venue de l'ennemi juré, samedi soir, y est sans doute pour quelque chose, a admis Richard, pendant que l'orage s'abattait sur le Stade Telus du PEPS.

Les Carabins dans la mire

Le quart a donc les yeux tournés vers son prochain défi : les Carabins de l'Université de Montréal. Contre ses éternels rivaux, le Rouge et Or n'a pas bien paru lors des deux derniers matchs de l'an dernier. L'offensive surtout. Elle a été incapable d'inscrire un touché en plus de huit quarts.

«Il faut juste garder ça simple, pas trop se poser de questions. Parfois, [les Carabins] aiment amener la pression de façon assez spéciale, mais ça reste des jeux qu'on voit en préparation», a expliqué l'athlète, qui assure ne pas penser à cette statistique qui lui a fait si mal l'an dernier.

Pas plus qu'à la fameuse guigne de la deuxième année, malheureusement bien connue dans le monde du sport. Tant que l'équipe va plus loin en séries que l'an dernier, ses statistiques importeront peu, a expliqué Richard.

Quant aux protégés de Danny Maciocia, leur défensive a perdu quelques piliers - Byron Archambault et Mathieu Girard, parmi d'autres -, des joueurs d'expérience dont ne risque pas de s'ennuyer le quart-arrière.

«Ce sont de grosses pertes pour eux. Je suis sûr qu'ils n'ont aucun problème à colmater les brèches, mais n'empêche que ce sera avec des joueurs ayant un peu moins d'expérience dans la Ligue, alors ce sera peut-être un peu moins menaçant dans ce coin-là. Mais ça reste la même défensive qu'on a affrontée la saison dernière.»

En béquilles, Tam pense déjà à l'an prochain

La saison de Danny Tam est terminée. Avant même d'avoir commencée. Le demi de coin du Rouge et Or a été victime d'une déchirure aux ligaments du genou gauche lors du match de samedi. Rencontré mercredi alors qu'il accompagnait ses coéquipiers à l'entraînement, Tam ne semblait pas trop abattu, même s'il a admis avoir été secoué par la nouvelle.

«Quand je l'ai appris, ç'a été difficile. Mais j'ai du bon monde qui me supporte. Des, fois la vie te teste. C'est là que tu vois quelle sorte de personne tu es», a affirmé celui qui semblait destiné, à sa quatrième saison d'éligibilité, à enfin obtenir un poste de partant.

Tam a été victime d'un «accident banal» lors de la défaite de 41-16 du Rouge et Or, samedi, contre les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique. Un receveur de passes adverse est entré en collision avec lui. Tam est retourné vers son banc en joggant, sans douleur, mais il a senti  «comme un vide» à l'avant de son genou. Le médecin n'a pas mis de temps à déceler la déchirure. Une opération sera nécessaire.

Même s'il reconnaît qu'«il y a beaucoup de choses à faire avant ça», Tam a déjà le regard tourné vers la prochaine saison, qui sera sa dernière dans l'uniforme lavallois. «Je vais revenir plus fort. Je vais avoir plus faim quand je vais revenir», a lancé l'étudiant en administration, appuyé sur ses béquilles. 

Être les chasseurs et non les chassés

Les récents échecs du Rouge et Or en attaque ne sont pas un problème de tactiques de jeu, mais plutôt un problème d'attitude sur le terrain, estime le receveur de passes Félix Faubert-Lussier. «Il faut juste s'amuser, que notre énergie soit contagieuse, célébrer après les jeux. Juste avoir du fun. Honnêtement, c'est ça qui va faire la différence», a exposé hier celui qui s'est aussi dit «gêné» par la performance des siens, samedi. «J'avais le sentiment qu'on n'avait pas protégé tout ce que les bâtisseurs ont construit», a ajouté celui qui a regardé le match des lignes de côté. Il voit par ailleurs d'un bon oeil la fin des longues séquences glorieuses de l'Université Laval, comme les 11 victoires consécutives à la Coupe Dunsmore ou les 70 gains en succession au PEPS. On repart à zéro, et c'est pour le mieux, dit Faubert-Lussier. «Ça enlève une pression. On ne jouera plus dans un contexte où on veut protéger quelque chose. On va être les chasseurs et non les chassés.»

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