Rouge et Or: Dominic Lévesque veut faire son propre nom comme botteur

Dominic Lévesque a de gros souliers à chausser,... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Dominic Lévesque a de gros souliers à chausser, mais il refuse le jeu des comparaisons. Il est bien décidé à faire sa propre marque chez le Rouge et Or.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Être botteur pour le Rouge et Or de l'Université Laval n'est déjà pas une tâche de tout repos. Mais remplacer Boris Bede s'avère un boulet de plus dont Dominic Lévesque voudra vite se débarrasser.

«Tout le monde me dit que c'était Boris avant et tout. Mais je ne suis pas Boris, je suis Dominic Lévesque! C'est un peu niaiseux qu'ils disent ça, mais ça ne me dérange pas. Je vais juste faire mes affaires», a affirmé le nouveau botteur du Rouge et Or football, lundi, au terme de l'entraînement quotidien du deuxième jour du camp présaison.

L'ascension de Bede est sur toutes les lèvres dans le milieu du football québécois depuis le début de l'été. Après quatre ans à dominer dans les rangs universitaires québécois et même canadiens, le Français d'origine a décroché le poste chez les Alouettes de Montréal, dans la LCF. Il a même délogé le partant Sean Whyte, malgré son statut de joueur international qui le désavantageait.

«Boris est assez impressionnant», convient Lévesque, qui s'est entraîné avec Bede au PEPS, durant l'hiver. «C'est un bon gars. Il m'a donné des conseils, des trucs, entre autres sur la particularité du vent qui souffle toujours sur le stade ici», fait valoir celui qui n'a pas raté le récent duel dans la LCF entre deux anciens botteurs du Rouge et Or, Bede pour Montréal et Christopher Milo (2007 à 2010) pour le Rouge et Noir d'Ottawa. À l'UL, Bede avait succédé à Milo.

Lévesque se voit-il comme le prochain botteur du Rouge et Or à atteindre les rangs pros? «C'est ma première année universitaire. Je ne pense pas encore à ça», tempère-t-il.

Le natif de Saint-Georges de Beauce botte le ballon depuis qu'il a quatre ans. D'abord comme joueur de soccer, durant neuf ans, puis le ballon ovale. Le gaillard de 6' 1'' et 210 lb n'a toutefois abandonné sa position de demi défensif qu'à sa deuxième saison collégiale pour se concentrer sur la tâche de botteur. 

Trois saisons étoilées

En trois ans avec les Cougars du Collège Champlain de Lennoxville, Lévesque a été nommé meilleur joueur des unités spéciales de la première division collégiale à deux reprises et parmi les étoiles trois années sur trois. Lennox a toujours joué en finale du Bol d'or avec Lévesque à bord, soulevant le trophée en 2013.

L'an dernier, il s'en est cependant mordu les doigts avec quatre placements ratés dans l'ultime rencontre, dont un de 39 verges dans la dernière minute du quatrième quart et un de 31 verges, bloqué, en prolongation.

L'offre du Rouge et Or est quand même venue. «Si on ne pensait pas que c'est notre gars, on ne l'aurait pas recruté. Il peut avoir une belle carrière lui aussi. Il ne doit juste pas se mettre trop de pression», estime l'entraîneur-chef lavallois, Glen Constantin.

Lévesque aurait pu rester à Lennoxville pour être promu avec les Gaiters de l'Université Bishop's. Cougars et Gaiters partagent leur coach des botteurs, Daniel Paquette, père de l'ancien botteur des Gaiters, Mathieu Paquette, et mentor de Lévesque depuis quelques années.

«Mais quand j'ai vu qu'il y avait une ouverture ici avec le départ de Boris et que mon programme d'études se donnait à Laval et pas à Bishop's, j'ai décidé de venir ici», résume-t-il. «J'ai quand même travaillé tout l'été à Sherbrooke et je me suis entraîné là-bas. Je connaissais déjà les gars de Bishop's et de Sherbrooke, alors c'était correct.»

Tyrone Pierre se sent chez lui à Québec

À sa deuxième saison avec le Rouge et Or football, Tyrone Pierre se sent beaucoup plus chez lui à Québec. Car non seulement avait-il eu à apprivoiser une nouvelle université et une nouvelle ville, comme recrue, mais aussi une nouvelle langue. 

«L'an passé, j'ai dû apprendre à communiquer en français, ce qui faisait beaucoup de changements», admet aujourd'hui l'anglophone natif d'Ottawa. «Et je me sens plus à l'aise dans le système de jeux. J'espère maintenant pouvoir rester en santé et contribuer à ce que l'équipe gagne le plus de matchs», explique-t-il dans un excellent français.

L'élancé receveur éloigné de 6' 3'' et 195 lb n'a encore que 20 ans. La saison dernière, les blessures l'avaient limité à quatre rencontres régulières avec la formation lavalloise, où il avait capté quatre passes pour 74 verges de gains.

Mais c'est en matchs éliminatoires qu'il s'est révélé. Il a d'abord inscrit son premier touché dans les rangs universitaire en demi-finale québécoise, contre Concordia (3 réceptions pour 81 verges), avant d'être le receveur le plus utilisé par le quart-arrière Hugo Richard en finale de la Coupe Dunsmore, contre Montréal (6 réc. pour 121 v.).

Le Rouge et Or ne manquera pas de grandes cibles de ce côté-là avec aussi Marco Dubois, 6' 5'', lui aussi un receveur de deuxième année. De l'autre côté du terrain, Félix Lechasseur, 6' 3'' et troisième année, et Nicolas Gobeil, 6' et quatrième année, vont patrouiller.

À noter que contrairement à certains de ses coéquipiers anglophones, Pierre n'étudie pas au programme de français langue seconde. Il amorce sa deuxième année en sociologie, tout en français, et compte bientôt bifurquer vers les communications. 

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