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Hugo Richard veut prouver que sa première saison n'était pas un feu de paille

Même s'il a connu une formidable saison recrue... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Même s'il a connu une formidable saison recrue l'an passé, le quart-arrière Hugo Richard insiste sur le fait qu'il peut offrir du jeu plus constant afin d'aider le Rouge et Or à reconquérir le championnat.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Hugo Richard a connu une première saison du tonnerre. Records et honneurs se sont multipliés pour le quart-arrière recrue du Rouge et Or, l'an dernier. Mais le voilà à l'an deux de sa carrière universitaire. «Je veux montrer que je ne suis pas un feu de paille», insiste-t-il.

Plus musclé et souriant, Richard semble avoir fait ses devoirs durant les neuf longs mois de l'entre-saison du club de football de l'Université Laval. Il vient de passer son premier été à Québec. «Ce ne sera pas le dernier», assure le pivot de 6'2'' et de 216 livres. Il se dit aujourd'hui «plus fort, plus vite, plus un peu de tout».

Pourtant, il convient que de penser répéter ses exploits de 2014 s'avère utopique. Nommé joueur par excellence au Québec et meilleure recrue au Canada, Richard avait réécrit le livre des records du Rouge et Or et une section de celui de la conférence avec ses 2578 verges de gains aériens et 22 passes de touché durant le calendrier régulier.

«Pas de bon sens!» s'exclame-t-il, encore surpris par ses propres performances. «Des années comme l'année passée, je n'en aurai probablement pas deux. Mais je ne veux pas avoir eu une grosse année et qu'après, ça aille en descendant. Je veux être capable de garder mon niveau de jeu élevé tout au long de la saison.»

Le numéro 4 veut éviter les hauts et les bas. Surtout les bas. «Je ne péterai peut-être pas de 500verges [par la passe en un match], mais pas 155 la semaine d'après non plus», fait-il valoir.

Donner priorité au pourcentage de passes complétées sur les verges gagnées et les passes de touché. Mieux sécuriser le ballon- sept échappés en 10matchs, l'an dernier. «Les choses qui prouvent qu'un quart-arrière est constant, peu importe la situation. Il y a certains points que je veux faire mieux, d'autres que je n'ai pas besoin de faire aussi bien», résume-t-il.

Aller jusqu'au bout

La constance. Mot d'ordre pour toute l'équipe. «On doit commencer fort à la maison [contre Montréal] et continuer à progresser. L'an dernier, on était partis en lions et on a un peu ralenti le rythme.» Jusqu'à l'échec en finale québécoise contre Montréal, une première élimination aussi hâtive pour le Rouge et Or en 12 ans.

«J'ai retenu que peu importe les records que tu bats, ça ne change rien si tu ne gagnes pas à la fin. Ça fait aussi mal, peu importe si tu as super bien joué [durant la saison] ou non. Le but de l'équipe n'est pas qu'un joueur ramasse les honneurs, c'est de gagner la dernière game des séries. Et c'est notre objectif cette année. Peu importe qu'on en perde une ou deux en chemin, on va tout donner pour se rendre jusqu'au bout.»

Rappelons que l'an dernier, ses succès avaient provoqué le départ d'Alex Skinner du Rouge et Or, lui qui avait pourtant gagné la Coupe Vanier la saison précédente comme quart partant. Mais à la suite de son implication dans une bagarre de bar, l'équipe l'avait suspendu pour trois matchs, ouvrant tout grand la porte à Richard.

Skinner, originaire d'Ottawa, s'alignera cette année pour les Gryphons de Guelph, finalistes de la conférence ontarienne l'an dernier. Le 21novembre prochain, les champions du Québec visiteront les champions de l'Ontario en demi-finale canadienne. Le Rouge et Or et Richard pourraient donc retrouver Skinner sur leur route de la reconquête...

De proie à chasseur

Glen Constantin amorçait dimanche son 15e camp d'entraînement comme entraîneur-chef du Rouge et Or. La dernière fois qu'il a été en congé de match aussi longtemps, c'était après la campagne 2002. «Une des saisons mortes les plus plaisantes que j'ai eues à coacher!» a-t-il affirmé, dimanche, à propos des neuf mois bien comptés qui viennent de s'écouler depuis la première défaite du club de l'Université Laval en 12 finales du Québec.

Il sent ses hommes encore plus réceptifs qu'avant. Parle même de «soulagement». «Ça ne met plus de pression sur les joueurs de poursuivre une séquence, de toujours être égal à la tradition. On sera le chasseur et non plus le chassé. Les cadrans sont retombés à zéro. C'est un renouveau pour tout le monde», se réjouit Constantin, qui accueillait dimanche 81 footballeurs sur le terrain du stade de l'Université Laval.

Dont 27 recrues, le tiers. «On ne va pas alimenter notre saison sur la base d'une revanche, assure le grand patron. Ce serait mentir de dire qu'on ne pense pas aux Carabins, mais un tiers de notre équipe n'a encore jamais joué contre eux! On est conscients qu'ils ont une bonne équipe et nous aussi. On a une équipe jeune et talentueuse et encore très compétitive.»

Une équipe qui déplore déjà deux joueurs-clés blessés. Le porteur de ballon de cinquième année Maxime Boutin souffre de raideurs au cou après un incident de flyboard (planche nautique à propulsion) et devrait reprendre le boulot dans quelques jours. Quant à l'ailier défensif de quatrième année Xavier Mathurin-Pouliot, il souffre encore des séquelles d'une rupture de tendon du quadriceps subie il y a deux ans, bien qu'il avait joué à la fin de la dernière saison. Un nouveau traitement serait à l'essai.

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