21e camp du Rouge et Or: les compteurs à zéro

Les vétérans Jean-Philippe Bolduc et Charles Vaillancourt, ainsi... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les vétérans Jean-Philippe Bolduc et Charles Vaillancourt, ainsi que la recrue Mathieu Betts, tenteront de faire oublier l'échec du R et O à remporter la Coupe Vanier lors de la dernière saison.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le Rouge et Or football ouvre le 21e camp présaison de son histoire, dimanche matin, au PEPS de l'Université Laval. Pour la première fois en 12 ans, les troupiers de Glen Constantin sont champions de... rien. Leurs incroyables séquences de deux conquêtes canadiennes, 11 titres québécois et 70 victoires à domicile ont pris fin en novembre dernier. Les voilà en préparation pour le match d'après. Celui où les compteurs sont à zéro.

Le Rouge et Or football ouvre le 21e... (Infographie Le Soleil) - image 1.0

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Infographie Le Soleil

«Je mentirais si je disais qu'on n'en a pas parlé durant l'hiver. Il ne faut pas se conter de peurs, on en a parlé tous les jours!» s'exclame Jean-Philippe Bolduc, demi défensif de quatrième et dernière campagne universitaire, dans son cas.

«Mais ce n'est pas une question de revanche ou de cultiver la haine, assure-t-il. Toutes les années, le but du Rouge et Or est de gagner la Coupe Vanier. Alors peu importe contre qui on aurait perdu, notre saison morte aurait été pareille. On a parlé des Carabins de Montréal tout l'hiver parce que c'est eux qui nous ont battus. Mais si ç'avait été Calgary ou Winnipeg, on aurait parlé de Calgary ou de Winnipeg.

«Là, notre objectif est de revenir au sommet. Et pour ça, il faut être prêts pour le 5 septembre», insiste le numéro 7. Et contre qui le Rouge et Or amorce-t-il sa saison, le premier samedi de septembre? Les Carabins, champions en titre de la Coupe Vanier.

Fini de parler de parité

«Au moins, on n'entendra plus parler de la parité dans la ligue. Ça, on est bien contents!» lance de son côté le garde Charles Vaillancourt, autre élément de quatrième année. «C'était une excuse et en ce moment, ils n'ont plus besoin de parler de ça. Ils ont prouvé qu'ils sont capables d'aller chercher la Coupe Vanier eux aussi et plus personne ne va parler de parité. Dorénavant, tous les programmes devront travailler aussi fort pour garder ce trophée-là au Québec», tranche Vaillancourt.

Les deux tiers des 81 joueurs attendus par Constantin au stade de l'UL étaient sur les rangs lors de la fameuse défaite. «C'est sûr que d'une certaine façon, ça change notre préparation, notre état d'esprit», confie Vaillancourt. 

«À mon arrivée avec le Rouge et Or en janvier 2012, ils venaient de perdre la Coupe Vanier contre McMaster, alors j'avais déjà vécu un hiver semblable. Tu as juste un but en tête, c'est de retourner chercher le gros trophée. Et ce n'est pas pour prouver aux autres qu'on est capables, mais se le prouver à nous-mêmes.»

Vaillancourt, comme Bolduc, avait bu dans le gros bol métallique au terme de ses deux premières campagnes universitaires. 

Bolduc parle d'un effort encore «plus hargneux» à l'entraînement. «Ce n'est pas très dur de se motiver, que ce soit pour passer ton cours en classe ou pour battre ton record au bench press», illustre celui qui pourrait migrer à la position de maraudeur, cette année.

À 24 ans pour Bolduc et bientôt 23 pour Vaillancourt, leurs responsabilités au sein de l'équipe s'avèrent renforcées. «C'est le temps que moi et les autres vétérans prenions en charge cette équipe-là», affirme le joueur de ligne offensive. «À nous de montrer aux jeunes comment ça marche et le niveau de jeu nécessaire.»

Tests médicaux, tests physiques et réunions en tous genres se déroulent depuis mercredi, mais les premiers exercices sur le terrain ont lieu dimanche. Les séances d'entraînement se tiennent chaque matin au stade du PEPS pour les deux prochaines semaines, sauf dimanche prochain de congé. À la clé :  une rencontre hors concours à Québec face aux Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique, le samedi 29 août.

Mathieu Betts a été nommé meilleur joueur défensif... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

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Mathieu Betts a été nommé meilleur joueur défensif de la première division collégiale québécoise au cours des deux dernières années.

Le Soleil, Erick Labbé

Betts impatient de commencer

Mathieu Betts. Le nom est sur toutes les lèvres des amateurs de football universitaire depuis plusieurs mois. Le Rouge et Or n'avait pas autant attendu une recrue depuis... le quart-arrière Hugo Richard, l'an passé. N'empêche que pour un club dont les triomphes passés ont souvent reposé sur la défensive, l'arrivée d'un ailier aussi dominant constitue un élan vers des succès futurs.

«J'ai surtout hâte», a laissé tomber Betts, samedi midi, quand on l'a rencontré dans un stade du PEPS vide. «Le camp était supposé commencer aujourd'hui [samedi], mais ç'a été retardé à demain [dimanche]», à cause d'une réglementation de la ligue que plusieurs équipes avaient mal interprétée.

«On a eu l'hiver et l'été de préparation physique, mais là, tout le monde a hâte que ça recommence, autant les pratiques que les parties. Rendu à la fin de la saison, tu en as un peu ta claque des entraînements, mais en ce moment, j'ai hâte», a expliqué Betts, dont  la crédibilité s'effaçait derrière un attirail de recrue composée d'un casque militaire jouet, d'une mitraillette tout aussi inoffensive et d'une bouteille de ketchup (?).

Pas assez pour faire oublier que l'athlète de 6'3'' et 250 livres a été nommé meilleur joueur défensif de la première division collégiale québécoise au cours des deux dernières années.

Glen Constantin a déjà comparé son impact prévu à celui d'Arnaud Gascon-Nadon, ailier défensif étoile ayant porté l'uniforme du Rouge et Or de 2010 à 2012. Il avait été sacré joueur de ligne universitaire par excellence au Canada à ses deux premières années. Il avait toutefois auparavant joué un an dans la NCAA.

«J'entre dans une équipe, je n'ai pas besoin faire toute la différence à ma première année», insiste par contre Betts. «Mes succès au collégial ne m'impose pas plus de pression. Je dois juste continuer de faire ce que je fais bien.»

Avec le départ de Vincent Desloges, la porte est grande ouverte. «Je ne suis pas le seul qui veut un poste d'ailier partant», rappelle-t-il. Xavier Mathurin-Pouliot et Edward Godin déjà bien implantés, Frédéric Boisvert et Levai Fainicka en montée.

Dans une famille sportive

Le gaillard de 20 ans originaire de LaSalle a grandi dans une famille sportive. Le hockey était son premier amour. «Mon père travaillait au Collège Notre-Dame et en 2001, il m'a amené voir le Bol d'or, au stade Percival-Molson. Ça m'a donné le goût du football. J'ai commencé à jouer avec l'équipe civile de LaSalle, les Warriors, à l'âge de sept ans.»

Puis quatre saisons dans l'uniforme des Cactus du Collège Notre-Dame, au secondaire, et trois avec les Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal. Avec qui il a gagné le Bol d'or à l'automne dernier.

Après quoi ont afflué les offres universitaires, autant au Canada qu'aux États-Unis. Il a visité Buffalo, Purdue et Temple, mais son choix s'est arrêté sur Laval. «Je suis heureux d'avoir eu l'option [NCAA], mais je me voyais plus vivre ici pour les quatre ou cinq prochaines années que de m'exiler à West Lafayette ou à Philadelphie», résume le nouvel étudiant en enseignement de l'éducation physique.

20e
saison officielle
du Rouge et Or, 21e avec la saison hors concours de 1995
15e
campagne
pour Glen Constantin comme entraîneur-chef
81
joueurs
à l'ouverture du camp dimanche matin; 27 en sont à leur première année universitaire, soit le tiers de l'effectif

Bien entouré

Charles Vaillancourt a toujours été bien entouré. Au propre comme au figuré. «Quand je suis arrivé, je jouais entre Danny Groulx et Pierre Lavertu», indique le garde, qui a fait partie des étoiles canadiennes à ses trois premières saisons universitaires. Vaillancourt marche dans les pas de Groulx depuis le cégep. Maintenant que Groulx (Edmonton) et Lavertu (Calgary) s'alignent dans la LCF, au tour de Vaillancourt de faire écarquiller les yeux des recruteurs cet automne. Le bonhomme de 6'4'' et de 315 livres a perdu 20 livres et s'estime plus mobile et plus en santé. «Toute mon énergie est sur ma saison. Je veux aller chercher la Coupe Vanier. Je penserai à trouver un agent et à être repêché après», insiste-t-il néanmoins. Parmi 11 joueurs de ligne offensive, le Rouge et Or comptera cette année quatre recrues.

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