Bedé dispute son premier match professionnel sur son terrain

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Boris Bedé a signé un contrat de deux ans avec les Alouettes de Montréal l'hiver dernier.

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(Québec) Chaque fois qu'il se présentait sur le terrain, son coup de pied ajoutait des points au tableau ou donnait une position favorable à l'équipe. Après avoir fait les beaux jours du Rouge et Or, ces dernières années, le botteur Boris Bedé fera ses débuts professionnels dans le stade où il a connu l'euphorie de la victoire, aujourd'hui à Québec.

«J'ai hâte, mais je ne suis pas trop stressé à l'idée de disputer mon premier match chez les pros», a dit Bedé au sujet du match de ce soir entre les Alouettes de Montréal et le Rouge et Noir d'Ottawa. «J'ai surtout hâte d'embarquer sur le terrain quand mon tour viendra, de réussir mon premier botté, de faire ce qu'on me demandera pour le bien de l'équipe et de voir ce que ça donnera sur le plan de la performance», disait l'ancien numéro 17 du Rouge et Or.

Le joueur natif de Toulon, en France, a signé un contrat de deux ans avec les Alouettes, l'hiver dernier. Il s'applique pour l'instant à bien exécuter ses bottés, sans trop s'en faire avec son avenir à court terme.

«Je n'ai pas vraiment eu de discussion avec les entraîneurs sur mon rôle dans l'équipe, ils vont attendre de voir comment je me comporte en situation de match. Présentement ça va bien, je dois aussi rester en santé. Ce qui va parler, c'est le rendement», ajoutait l'auteur de 63 placements lors de sa carrière universitaire.

Pour son baptême de la LCF, Bedé se retrouve dans sa cour. Il connaît bien le terrain du Stade Telus-Université Laval, ses conditions, la trajectoire du vent, etc. La grande différence sera de voir des gradins plus vides qu'à l'habitude, car le match hors-concours n'a pas causé d'engorgement à la billetterie.

«Pendant quatre ans, j'ai pratiqué sur ce terrain, j'y ai fait tous mes entraînements entre les saisons, je le connais bien, mais je ne pense pas que ça fasse une grosse différence. J'admets quand même que d'être à la maison, c'est un plus.

«Pour moi, l'important sera d'abord d'être concentré dans mes trois phases de jeu, qui sont les bottés d'envoi, de dégagement et de précision. Je vais m'appliquer à garder la bonne technique, ce qui m'a valu d'être où je suis, aujourd'hui. En bout de ligne, c'est ce qu'on accomplit sur le terrain qui fait foi de tout, peu importe que l'on joue à la maison, à l'extérieur, n'importe où.»

Perfectionner son style

Depuis le début de camp, Bedé a côtoyé le botteur principal, Sean Whyte.

«J'ai beaucoup de respect pour lui. Il m'a surtout montré jusqu'ici à bien gérer mon corps et à baser ma préparation sur la qualité des bottés et non pas sur la quantité. Personne n'a cherché à modifier mon style. On m'encourage plutôt à le perfectionner. Si je suis rendu à ce niveau, c'est que je faisais de bonnes choses par le passé et ce n'est pas le but de tout changer.»

À l'approche du premier botté, peu de coéquipiers l'ont questionné sur le stade du PEPS. «Les gars ont plus la tête à leurs assignations qu'à l'endroit où se déroule le match... Pour les anciens du Rouge et Or, comme moi, ceux du Québec et les joueurs ayant évolué dans le Réseau étudiant, c'est quand même un match important.»

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Martin Bédard, des Alouettes

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Martin Bédard parmi les siens

Il a peu joué au football à Québec, mais ça n'empêche pas Martin Bédard d'être un enfant de la capitale. Pour la première fois depuis le début de sa carrière professionnelle, le spécialiste des longues remises des Alouettes de Montréal disputera un match dans la ville où il a vu le jour.

«Je suis né à l'Hôpital Christ-Roy [Boulevard Hamel], j'ai vécu à Vanier jusqu'à l'âge de 10 ans», raconte celui qui - avec son frère - a suivi son père à Laval au divorce de ses parents. Il y aura donc passablement de monde de sa famille au match, aujourd'hui, puisque la majorité de celle-ci habite toujours dans la région. «En fait, il n'y a plus que mon frère et moi à Laval. Ça va être plaisant de jouer devant eux, ils ont sûrement hâte, mais pas plus que moi...»

Bédard a pratiqué le football collégial au Vieux-Montréal avant de prendre la direction des États-Unis, où il a étudié et joué à l'Université du Connecticut. Il a été le choix de deuxième ronde (14e) des Alouettes en 2009 et a fait ses débuts dans la LCF quelques mois plus tard, remportant même la Coupe Grey à ses deux premières saisons.

«Si c'était à refaire, j'emprunterais le même parcours. J'ai vécu une expérience incroyable et enrichissante à "UConn". Les installations étaient hors-pair, l'organisation était fantastique. Sans oublier que l'Université du Connecticut est la meilleure institution publique de la Nouvelle-Angleterre, j'y ai obtenu une éducation qui me servira toute ma vie, sans l'ombre d'un doute.»

Bédard est un spécialiste chez les Alouettes, mais il porte le chandail blanc de l'attaque à l'entraînement, prêt à répondre à l'appel. «À chaque saison, j'arrive avec la mentalité d'aider l'équipe, peu importe comment. J'étais capable de faire de longues remises, ça m'a aidé pour faire ma place et il s'agit d'une corde de plus à mon arc. Si c'est dans ce rôle, je vais l'accepter, mais j'ai joué à l'attaque toute ma vie», ajoutait celui qui voit chaque répétition à l'entraînement comme un pas vers le sommet. Même chose pour ce premier match hors-concours disputé à Québec parce que le Rouge et Noir n'a pas accès à son stade en raison de la Coupe du monde de soccer féminin.

Vincent Desloges, du Rouge et Noir... (Photo Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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Vincent Desloges, du Rouge et Noir

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Vincent Desloges veut faire sa place à Ottawa

L'ancien ailier défensif du Rouge et Or Vincent Desloges fait partie de ces nouveaux visages qui tentent de décrocher un poste régulier sur les unités spéciales du Rouge et Noir d'Ottawa. La rencontre préparatoire d'aujourd'hui, face aux Alouettes, représentera donc une belle occasion de se faire valoir aux yeux du personnel d'entraîneurs.

«C'est un match qui va être quand même stressant pour moi. Je dois faire la preuve que je suis capable d'amener quelque chose à l'équipe. [...] Je dois démontrer ce que je peux faire sur les unités spéciales, si je veux avoir la chance d'obtenir du terrain en défensive», a indiqué celui qui était passé par le même chemin, lorsqu'il s'était amené avec le Rouge et Or.

S'il se fie aux rétroactions reçues jusqu'à maintenant, Desloges, qui a signé une entente de deux ans en janvier, croit qu'il est en bonne voie d'atteindre son objectif. «Pour l'instant, ça va bien. Je n'ai eu que de bons commentaires. Je pense qu'ils sont contents de ce que je montre. Mais le dernier match me dit que je dois continuer de travailler et de m'améliorer.»

L'ailier défensif a déjà eu un avant-goût de ce qui l'attend lundi, puisqu'il était en uniforme, lors de la défaite de 37-10 du Rouge et Noir face aux Tiger Cats d'Hamilton. Ce cuisant revers a permis aux troupiers de Rick Campbell de mesurer l'importance du boulot à accomplir d'ici le début de la saison. Autant l'attaque doit-elle apprendre les schémas offensifs du nouveau coordonnateur Jason Maas, autant la défensive doit trouver sa cohésion.

«On voit que dans l'ensemble, on a beaucoup de travail à faire. Il faut qu'on apprenne de nos erreurs. Si je compare à l'année passée, le camp est toutefois plus intense. L'équipe est plus unie. L'an passé, c'était plus individuel. On avait une équipe jeune. On n'avait pas nécessairement le bagage qui vient avec des vétérans et de la tradition», a expliqué Desloges.

Kathleen Lavoie

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