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Laurent Duvernay-Tardif veut se tailler un poste comme partant avec les Chiefs

Laurent Duvernay-Tardif, des Chiefs de Kansas City, pose... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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Laurent Duvernay-Tardif, des Chiefs de Kansas City, pose pour Tom Alexandre Leroux Moreau. L'ex-joueur des Redmen de McGill était de passage vendredi à Québec à l'occasion d'un camp d'entraînement qui réunit 200 jeunes footballeurs au Campus Notre-Dame-de-Foy.

Photo Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Joueur de ligne dans la deuxième unité offensive des Chiefs de Kansas City la saison dernière dans la NFL, Laurent Duvernay-Tardif entend gagner la place qui lui «est due» au sein de la formation partante dès cette année.

L'étudiant en médecine et ancien porte-couleurs des Redmen de McGill n'a pris part à aucun match de saison régulière en 2014, après avoir été repêché en sixième ronde la même année. Il devenait le premier Québécois à être sélectionné dans le prestigieux circuit américain depuis le spécialiste des longues remises Randy Chevrier (7e tour, Jacksonville) en 2001.

Son rôle sur le groupe d'entraînement à sa première campagne n'a pas gêné Duvernay-Tardif, au contraire. «Mes entraîneurs étaient conscients que pour moi cette année en était une d'adaptation. Ils m'ont donné cette année-là pour me développer encore plus. [...] Ce n'est pas le même format de joueur qu'à McGill!» a-t-il expliqué, vendredi au Campus Notre-Dame-de-Foy, où il prononçait une conférence devant 200 jeunes footballeurs réunis en camp d'entraînement.

Ce n'est pas parce qu'on se retrouve sur la deuxième unité offensive que la tâche est plus facile. «J'ai affronté la première défensive toute la saison [à l'entraînement]», a-t-il raconté. Le plus dur? Contrer Dontari Poe, «un petit bonhomme de 350 livres». «Ça m'a vraiment fait réaliser que je devais travailler sur ma technique. [...] Il doit avoir au moins 250 livres sous la ceinture, c'est selon moi le joueur parfait.»

Les progrès réalisés par l'ancien Redmen durant la dernière année l'encouragent également en vue du camp printanier. «J'ai eu du bon feedback de mes entraîneurs, dont Andy Heck l'entraîneur de la ligne offensive.»

De plus, l'adaptation à son nouvel environnement a été relativement facile pour Duvernay-Tardif. «Je ne sais pas si c'est parce que je suis à Kansas City ou à cause de l'esprit de famille [de l'entraîneur-chef] Andy Reid, mais je me suis tout de suite senti chez moi, je me suis senti à ma place.»

Aussi confortable soit-il, le gaillard de 6'5'' et de 325 livres n'a pas l'intention d'être dans l'équipe B encore longtemps. «Je vais arriver avec la mentalité que je veux prendre la place qui m'est due», a-t-il tranché au sujet du prochain camp.

Même que les étoiles s'alignent pour Duvernay-Tardif, la ligne offensive des Chiefs étant le plus gros casse-tête pour l'organisation en cette saison morte. «Beaucoup de monde me dit : "T'es en bonne position, il y a plusieurs gars qui ont été coupés.'' [...] J'espère, mais c'est sûr qu'on ne sait jamais à quoi s'attendre.»

Garde à gauche?

Au moins trois partants en 2014 sont devenus agents libres. Et personne n'est vraiment intouchable à Kansas City. La ligne offensive des Chiefs a accordé pas moins de 45 sacs du quart l'an dernier, soit le plus haut total dont a été victime le pivot Alex Smith au cours de sa carrière.

Autre signe encourageant pour Duvernay-Tardif : pas plus tard que la semaine dernière le dg des Chiefs affirmait au Kansas City Star qu'il voyait l'athlète de Mont-Saint-Hilaire combler un poste de garde à gauche, une position qui a donné des maux de tête à sa formation la saison dernière.

«LDT, je crois qu'il a la capacité physique de le faire», a déclaré John Dorsey. «Il peut tenir le fort. Il a les mains les plus fortes du groupe. Maintenant la clé, ce serait de le faire jouer et qu'il puisse tenir et être constant. Il faut qu'il soit patient.»

«Qu'est-ce que tu fais ici? Va pratiquer la médecine!»

Dans un brillant portrait dressé à quelques jours du repêchage de Laurent Duvernay-Tardif dans la NFL, en mai dernier, le collègue Olivier Bossé relevait avec raison le caractère unique du Québécois. Futur médecin, le gentil géant de 24 ans inspire l'admiration. Même ses coéquipiers chez les Chiefs de Kansas City lui font remarquer chaque jour «la chance» qu'il a «d'étudier dans un programme sérieux» en plus d'être un footballeur de haut niveau. «Qu'est-ce que tu fais ici? Va pratiquer la médecine!», blaguent certains.

Le passage chez les pros a même conforté Duvernay-Tardif dans ses décisions scolaires. Pourquoi tout sacrifier alors qu'une carrière dans le football ne dure jamais très longtemps? «Je réalise qu'après 10 ans, ton corps est magané», a confié l'ex-joueur des Redmen de McGill, avant de rappeler que la longévité moyenne d'un joueur de la NFL est de trois ans.

Dans trois ans, le joueur de ligne, une position exigeante, aura 27 ans. «Même si t'as fait beaucoup d'argent, je veux une carrière, un plan B. Même si je joue 10 ans dans la NFL, je vais avoir juste 34 ans. Je veux être médecin pour 25 ans après!» Son idéal serait de devenir médecin sportif et d'accompagner une équipe de la NFL. «Le football est une belle tribune pour m'approcher de ma passion.»

Appelé à discuter de son parcours devant 200 jeunes de 11 à 16 ans, vendredi, au Campus Notre-Dame-de-Foy, Duvernay-Tardif avait bien l'intention de leur passer un message : «Ceux qui vont jouer à l'université, ne voyez pas les quatre cours que vous devez compléter à chaque session comme un fardeau. Voyez ça comme une chance [de préparer votre après-carrière].» L'inspirant joueur veut leur faire réaliser que le football est l'un des sports où les performances sur le terrain en salle de classe sont intrinsèquement liées.

Le circuit canadien loin de la NCAA

Andy Reid a tenu des propos trahissant le fond de sa pensée sur la ligue universitaire canadienne, la semaine dernière. Interrogé par la presse locale sur la possibilité de voir Laurent Duvernay-Tardif prendre une place au sein de la formation partante en 2015, l'entraîneur-chef des Chiefs de Kansas City a comparé le circuit canadien à la NJCAA, la plus faible ligue de développement américaine. Elle est réservée aux étudiants inscrits à une formation de deux ans préparatoire à l'université, un peu comme les cégeps ici au Québec. Elle est considérée comme inférieure aux ligues collégiales, comme la NCAA division 3.

«Imaginez où [Laurent] était. Il évoluait peut-être au niveau collégial junior et a fait le saut directement dans la NFL. En ce sens, je crois que ses progrès ont été plus que majeurs. Il est un athlète intelligent et fort physiquement», a notamment déclaré Reid. Les commentaires ont au moins de quoi réjouir le Québécois.

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